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samedi 16 février 2019

Fujiya & Miyagi

Fujiya & Miyagi ne sont ni des pokemons, ni des centrales nucléaires posées sur des zones hautement sismiques. C’est un groupe de Brighton crée en 2000 par Steve Lewis (chant et clavier) et David Best (chant et guitare), rejoints par Matt Hainsby ( basse) et Lee Adams (batterie). Leur style bien griffé et reconnaissable est composé d’électronique sur fond de Krautrock, leurs influences étant Can et Neu. Depuis leur premier album Electro Karaoke, le quatuor ne cesse de se produire en concert, dans les festivals, de passer sur les radios et gagne en renommée.
Le titre Collarbone, apparaissant dans une série de MTV et pour des publicités, sort en vinyle en 2005 et fait décoller la notoriété de Fujiya & Miyagi qui présente le deuxième album Transparent Things un an plus tard. Suit Lightbulbs en 2008 et le fabuleux Ventriloquizzing en janvier 2011.



Les Fujiya & Miyagi dont le nom vient d'un personnage de Karaté Kid signent des morceaux electro-pop efficaces, entêtants, qui siéent aux pubs et aux séries (pub pour Jaguar, bande-son de Breaking Bad), leur notoriété dans les médias grandit depuis et s'amplifie depuis l'album de 2014 Artificial Sweeteners. Comme de coutume, Steve Lewis signe un album dansant en pulvérisant le son de synthétiseur. Son panache électro rappelle la vague de Manchester dans les années 85 faisant de son univers musical un laboratoire expérimental digne de Factory Records. Avec humour et un sacré tempo, des mots enfiévrés, répétitifs, qui est désormais leur signature, ils mettent en scène cet effet labo dans la vidéo d'Artificial Sweeteners.



Les anglais reviennent en 2017 avec et somptueux sixième album Fujiya & Miyagi qui attaque dès les premières notes de Serotonin Rushes sur un rythme envahissant, hypnotisant et fort énergique. Comprenant des EP sortis depuis 2016 ils sont disposés ici en album et de manière hétérogène. Les frissons saisissent avec To The Last Beat Of My Heart. Suit Freudian Slips qui dégaine une ambiance cold et kraut animée de l'âme des Joy Division usant d'une basse démoniaque, de guitares, de synthétiseurs mis en exergue par une production léchée et intelligente. Magnesium Flares confirme l'atmosphère de recherche médicale évoquée sur Serotonin en jouant de la rythmique séquentielle persévérante. La pop ne quitte pas les arrangements sur Outstripping (The Speed Of Light). Le titre se rapproche du son synthétique excellent des New-Order et on succombe à l'écoute de l'obstiné R.S.I. suivi de Swoon, palette de couleur sur une mélodie captivante et stylée Warehouse.
Extended Dance Mix parle des consommateurs de musique qui insufflent via internet l'effet du couperet à la création artistique, usant du lexique du corps humain qui tranche et fait mouche avant que la pop de Solitaire fasse souffler un air amoureux, plein de beats ajustés et galbés. Puis Synthetic Symphonies fait sonner les guitares et la basse, les claviers cordiaux 'indus' proches de l'univers de Cure pour finir en puissante production avec le romantique et sensuel Impossible Objects of Desire et ses machines métalliques rutilantes new-wave qui pulsent à rendre dingue le métronome.



Les talentueux Fujiya & Miyagi réitèrent ce mois de mars 2018 avec SUBLIMINAL CUTS, titre single qui présage un album à venir aussi délicieux en illuminant le genre électronique cold-pop de modernité technologique mêlé à un renouveau romantique. Ils ont toujours un coup d'avance sur les autres comme l'ont fait leurs pairs Bauhaus, Cure, Joy Division, Depeche Mode etc. J'étais fan des Fujiya & Miyagi dès 2010 et au fil du temps, je reste aussi friande de leur son addictif, aux contours sucrés et acides, si solidement pop.
Fujiya&Miyagi
Fujiya&MiyagiPiggledyPop2011





dimanche 10 février 2019

Saint-Valentin, Amour versus Haine

Mon billet Saint-Valentin sera inspiré d'une phrase ramasse-miettes du président français du moment qui se gargarise de la révolte qui saigne la France depuis 13 semaines : "Quand il y a de la haine, c'est qu'il y a aussi une demande d'amour" (Le Figaro, 9 décembre 2018)
J'ai donc sélectionné une série de chansons pleines de haine et donc pleines d'amour. Si le 14 février vous êtes en 'demande d'amour', prenez une batte de base-ball ou un cocktail Molotov mais sachez que vous êtes trop fleur bleue !

















Mike Gale / Co-pilgrim

Je connais et adore le musicien Mike Gale depuis 2014 quiet il est à mes yeux un des meilleurs auteurs-compositeurs et interprète anglais actuels : "Apparu en 2000 avec des mélopées pop plein sa besace, Mike Gale monte le groupe Black Nielson à Winchester.""Leur première signature en 2001 comprenant 11 titres fait partie des splendeurs de l'année, riche en productions indie-pop. L'opus Still Life Hear Me qui offre la présence de Joe Bennett au violon, à la trompette et Robin Bennett à l'orgue, tous deux producteurs du disque est suivi de The Seahorse Boe en 2003, tout aussi rock et pop, abouti et lardé d'harmonies. Les guitares, le piano, la basse et la batterie s'allient sur les compositions de Mike Gale qui chante comme un rossignol des Cornouailles."



"En 2005 Black Nielson splitte et Mike se remet en selle seul avec l'alias Co-Pilgrim signant dès 2007 le sublime album Pucker Up Buttercup qui crée la surprise. Le rossignol se chrysalide en voix pop puissante et brillante, compose à la guitare des airs somptueux aux sonorités dont la mélancolie sucrée et rythmée de piano, de basse et guitares voltigeantes, s'approche aussi de Ben and Jason, Badly Drawn Boy, ou même Nick Drake avec des choeurs beach boysiens. Intemporel, un album aussi bien arrangé, écrit et interprété, est une pièce rare aujourd'hui et Pucker Up Buttercup se savoure à volonté, tout comme A Fairer Sea de 2012, génialement pop et orné de balades exquises colorées de cordes, d'orgues psychédéliques ou de guitare acoustique. Les créations de Mike Gale respirent la poésie, la sensibilité et toutes ses influences qui vont de The Jam, à Bill Callahan (...) Fairer Sea évoque l'histoire personnelle de Mike qui part rejoindre son amie américaine à New- York, relation amoureuse qui s'effrite avec la distance. 
Le nouvel album de 2014 Plumes est derechef une ode au romantisme, à l'amour en général avec ses déconvenues, 2013 ayant été une année difficile pour Mike avec le décès de son père."



Les harmonies pop que signe Mike Gale sont pop-folk, chaudement boisées avec un style qui lui est bien particulier. De son vécu en Australie et de ses vertes et iodées terres anglaises, son inspiration est aussi nourrie de l'histoire des amérindiens ou encore des étoiles, parfois personnifiées, se dévoilant sensuelles et amoureuses. Ses dernières signatures évoquent les planètes, leur attraction, leur magie sur des arrangements plus synthétiques exécutés au clavier tout en gardant la garniture feutrée d'instruments traditionnels et toujours son grain de voix, voluptueux et cosmique. Depuis 2014, toujours créatif et prolifique, l'artiste signe de son nom Finger Bone From Swan Wing, Another Planet, Dream Pool puis en janvier 2018, le renversant Beachhead Galaxy. Avec ses acolytes des Co-Pilgrim, la famille Bennett Joe et sa femme Claire aux choeurs, le bassiste Andy Reaney et le batteur Mike Monaghan, Slows to go parait en 2015 suivi en 2017 du génial Moon Lagoon.



Moon Lagoon s'ouvre sur le puissant Turn It Around,  ses guitares électriques font des étincelles rock qui décollent telle une fusée, arrosées d'une basse flamboyante. D'emblée la mélodie captive, la voix brulante propulse illico dans les oreilles le thème du disque 'I'm feeling more and more like a helium balloon, Lighter than the air, floating to the moon lagoon'. Mike Gale assène à coups de riffs talentueux les cinq minutes faisant de la guitare la reine du titre. Puis le fantastique You'll look pretty as a picture when the acid rain hits ya, à la rythmique panachée, dégaine de la critique et du reproche sur des sonorités lumineuses alternatives jouées au synthétiseur ornées de 'papapa' pop dansants. La poésie de Co-Pilgrim se retrouve autant dans les mots que dans les harmonieux loopings de Cylindrical Fire Escapes où les sentiments portent un impact sensationnel sur le titre electro-pop, satellite de l'album. Les touches de clavier sont synchronisées au tempo de la guitare electro-acoustique, de la caisse claire qui bat la chamade sur le chant irrésistible pour créer une mélodie ascensionnelle, magnifiquement planante.



L'atmosphère pop-rock de Moon lagoon frappe de son aplomb et par son profil aussi fluide que volcanique ; Les frissons gagnent l'épiderme. Le violon et le piano de Joe Bennett sur Thank my Stars vont comme un gant au charisme de Mike Gale à la guitare qui touche beaucoup sur ce morceau délicat et intimiste, habité des âmes de Leonard Cohen et de John Lennon. Puis les harmonies rythmées et menées par une salve de cordes sur I'm not a wallflower, I'm the wall renvoient dans une sphère pop crépitante et brodent une composition solide, parsemée de poudre d'étoiles avant de fondre sous le soleil éclatant de Digging holes in the whites of your eyes où les instruments fusionnent et tourbillonnent sur les notes synthétiques et magiques. Wouldn't you like to dance? avec son tempo calibré et les percussions souriantes de Mike boucle l'album. La chanson saisit et enchante quand le tableau mélodique coloré accueille trompette, basse mariée au chant sucré, délicieusement soul montrant toute l'étendue technique du groupe et la personnalité créative et récréative de Mike Gale.
L'équipe Co-Pilgrim offre un Moon Lagoon persistant de qualité, poursuivant sa trajectoire bardée de musicalité pop absorbante et brasillante pour garder sa place au zénith de l'indie-pop britannique.
MikeGale
MikeGale-CoPilgrimPiggledyPop2014



mercredi 6 février 2019

The Monkees

The Monkees est un groupe phare sur le terrain de la pop sixties, actif entre 1965 et 1970 avec neuf albums, il réapparait en 1987 avec Pool it! puis Justus en 1996. Formé autour du chanteur anglais Davy Jones, le groupe comptant trois autres membres, les américains Peter Tork, Micky Dolenz et Michael Nesmith, continuera de jouer, de tourner, jusqu'à la mort de Jones en 2012. 

Genèse : Bob Rafelson et Bert Schneider créent en 1962 une série musicale appelée The Monkees qui nécessite un groupe de pop composé à la fois de musiciens-acteurs. Ces producteurs remarquent un jeune chanteur et acteur anglais qui reçoit un Tony Award en 1963 pour sa performance dans la comédie musicale Oliver! présentée à Broadway. Ils ont leur star et ne manque plus qu'à auditionner d'autres musiciens pour créer un groupe. Parmi 437 candidats, se distinguent Nesmith, Tork et  Dolenz qui avec Jones doivent dans la précipitation écrire, composer et chanter pour que le tournage de la série puisse commencer. S'ensuit un joyeux foutoir.



Personne ne sera prêt dans les temps mais la série est lancée dans un magma d'allers et venues de producteurs et associés, escrocs à la petite semaine qui voulant changer de chanteur leader, passer de Jones à Tork en essayant Nesmith et Dolenz... seront aussi vite embauchés et virés, pratique courante de cette époque, pour qu'enfin la sage décision de laisser le groupe maître de ses choix soit adoptée. C'est ainsi qu'en 1966, The Monkees, moins tiraillés par de viles petits investisseurs, écrivent et composent en chantant tour à tour dans une ambiance saine et amicale.

2016, à l'occasion du 50ème anniversaire du groupe, les amis se réunissent en studio pour enregistrer le sublime et évocateur Good Times! Ce sont Adam Schlesinger de Fountains of Wayne, musicien et producteur en compagnie de Andrew Sandoval, journaliste, musicien, producteur et écrivain, qui sont aux manettes. Quant à l'écriture, la composition, des figures du milieu indie-pop participent à la création aux côtés des grands Monkees Nesmiths, Dolenz et Tork.



Le premier titre Good Times! est une chanson écrite par Harry Nilsson dont la voix enregistrée en 1969 est rétablie à titre posthume dans le titre pour in fine former un duo avec Micky Dolenz. La chanson initiale est à peine retouchée, fortement respectée et le jeu de Nilsson au piano fait son effet. Elle est suivie de You Bring the Summer écrite par Andy Partridge, co-fondateur des XTC. Le titre est pour moi digne d'un sucre d'orge pop. Il est doté d'harmonies ensoleillées, d'un texte charmant qui ranime les sixties, de partitions de guitares qui comptent Jody Porter et Mike Viola, et les fabuleux Monkees à l'oeuvre, Tork à l'orgue, Nesmiths à la guitare et Dolenz au chant. Schlesinger en plus de la production, assure la basse sur l'ensemble des titres tout comme l'excellent Brian Young qui brille à la batterie pour faire virevolter le tempo de She Makes Me Laugh écrite par Rivers Cuomo de Weezer. Le délice continue avec la pépite pop dansante Our Own World écrite par Schlesinger qui resplendit à la basse et à l'orgue toujours allié aux trois Monkees. Le rock garage, mods et power pop, entre avec la sublime Gotta Give It Time qui prête à se dandiner sévèrement sur le tambourin déluré avant Me & Magdalena écrite par Ben Gibbard de Death Cab For Cutie, douce splendeur mélodique qui double le plaisir.



Le duo admirable Boyce & Hart compose Whatever's Right, superbement stylée sixties avec son clavier psychédélique, Viola à la guitare et des paroles irrésistibles qui vont comme un gant à l'ambiance rock vintage qui poursuit sur la sensationnelle Love to Love griffée de Neil Diamond et admirablement chantée par Tork à la voix épique et énergique qui nous comble de son charisme sur Little Girl, qu'il écrit, interprète et enlumine de sa guitare.
Le régal se perpétue avec Birth Of An Accidental Hipster écrite à quatre mains par Noel Gallagher et Paul Weller chantée par Nesmith et Dolenz accompagné de sa soeur Coco Dolenz. Mike Viola à la guitare avec Adam Schlesinger au piano et à la basse font du titre, déjà solide et musclé, une merveille. 

L'enchantement ne s'arrête pas quand Wasn't Born To Follow délivre sa mélodie magiquement jazzy ornée de clavecin, composée par Gerry Goffin et Carole King. L'album se ferme sur deux morceaux d'une beauté infinie, I Know What I Know de Nesmiths, touchante par son humilité, par le tempo du piano et du clavier Chamberlain qui martèle les notes émouvantes avant l'explosive I Was There (And I'm Told I Had A Good Time), au boogie qui enflamme les cordes de la guitare de Viola et le chant de Dolenz. Cette dernière mélopée est signée de Schlesinger qui réussit avec brio le mariage de l'esprit Monkees avec des arrangements pleins de panache, cohérents dans la myriade d'artistes qui contribuent à l'album anniversaire. Les colossaux Monkees ont offert le tout récent disque Christmas Party ce mois de décembre 2018, et semblent plus ardents, plus engageants que jamais!
MonkeesGoodTimes



samedi 2 février 2019

Martha Ffion

Avec ce fameux nom que j'adore, qui aura d'emblée attiré mon attention, j'écris en 2015 sur Martha Ffion au sujet de son EP Go! signé en 2014 suivi de son single No Applause.
"Véritable petit bijou pop, élancé et modelé avec idée, le sublime EP Go! signé de Martha Ffion en 2014 chez nos amis écossais du label Lost Map Records situé à Isle of Eigg est suivi cette année par le single No Applause. A l'écoute de titres comme Sugar Coat, on revisite les sixties en claquant des doigts, tricotant des orteils, pensant aux groupes de filles (musiciennes) des années 60, les biker girls garage-pop, comme les Gingerbreads, Mam'selles, The Belles ou les The Shangri-Las. Les textes fins et délicats, interprétés avec justesse et musicalité, nous parlent d'amitiés, parfois superficielles comme sur Sugar Coat, d'amour déçu comme sur Go et sur Punch Drunk Love qui sous sa forme romantique démontre une certaine force de caractère de son auteur. Martha de son vrai nom Claire Martha Ffion McKay compose, joue de la guitare et chante, entourée de Craig Angus à la guitare, Gavin Redford à la batterie, Richard Stratton à la basse et Matthew Scott à l'harmonium."



L'artiste irlandaise qui a posé ses bagages à Glasgow depuis des années, revient en mars 2018 avec un premier album réussi et aussi gouteux qu'une barre glacée pop, Sunday Best, idéal comme cadeau pour les célibataires à la Saint-valentin. Le disque magnifique offre un pensée positive pour ceux qui ont perdu un amour en chemin et des options optimistes sur des partitions pop entêtantes, dansantes et enjouées. Le don d'auteur-compositeur de mademoiselle Ffion est éclatant. Son producteur et arrangeur Jamie Savage y fait un travail d'orfèvre et autour de Martha à la guitare, clavecin, clavier et chant, ses musiciens Lewis Orr à la batterie, Craig Angus à la guitare, Niall Morris à la basse mettent du coeur flamboyant à l'ouvrage. Celui-ci s'ouvre sur Missing You, subtilement porté par la guitare et le clavier discret rehaussé du chant filtré et fluide en guise d'hors-d'oeuvre délicat. Le tempo juteux démarre sur la mélodie pop de Real Love avec ses guitares jangle façon fifties. Cette ambiance surf-pop se poursuit sur Take your Name qui comme la précédente lance le symbole du mariage dans la mare aux canards ou plutôt, prévient des inconvénients et se déshabille du romantisme. Les guitares au profil bal des années 60 suivent la batterie épatante qui roule ses baguettes comme une tige de barbe à papa dans son nuage de sucre quand Punch Drunk plaque les oreilles au casque, solidement rythmé, alternant entre les riffs de guitares et les choeurs alignés puissants. Les harmonies dansantes ne cessent pas avec le rock garage de Record Sleeves, au regard tendu dans le rétroviseur, orné d'une batterie énergique qui à bâtons rompus continue de cavaler sur No Applause.



Entre rock et shoegaze, guitares électriques aiguisées et rythmique prestigieuse, les paroles piquées d'humour font resplendir les âmes irlandaises et écossaises mêlées, comme sur l'optimiste et voltigeant Lead Balloon aux harmonies animées et inspirées de Jamie Savage à la guitare. Le langoureux piano de We Make Do accompagne une mélodie sifflée qui trottine légère sur un texte saupoudré de sarcasmes bien pesés pour laisser place au soleil et au ton estival yéyé de Beach qui entraine à Baltimore pour boucler l'album. Cette fin contient beaucoup de finesse, de féminité gracieuse et d'arrangements à quatre temps magnifiques d'harmonium, de guitares folk et d'une basse de caractère. Le charme de Sunday Best fait son effet, tout l'album est réjouissant tant il est plein et enchaine les titres de qualité drapés de la personnalité rayonnante de Martha Ffion. Sunday Best est un voyage sentimental sucré aux mélodies solides et à l'interprétation irrésistible. Aux amateurs de Catholic Action dont je fais partie, l'excellent leader Chris McCrory apparait avec Martha Ffion dans la vidéo Take Your Name et le régal se fait pérenne en dégustant le single Kennedy Hair paru ce 22 janvier 2019.
MarthaFfionLostMapRecords
MarthaFfionPiggledyPop2015