Translate

vendredi 3 novembre 2017

Lomond Campbell

Lomond Campbell est par résonance un nom qui me plait beaucoup. L'artiste, auteur-compositeur est écossais. Son identité resplendit dans ses chansons, éclatante dans les mélodies, dans les thèmes et dans l'interprétation. Comme il est dit dans sa biographie, il vit près d'un loch dans les highlands, dans une école désaffectée qu'il retape en studio. Il y travaille, s'inspirant du ciel indigo limpide qui plonge dans le lac où saumons et truites s'amusent et tournoient : the sound of deepest, darkest Scotland . Son premier disque Only A City Apart parait en 2013 uniquement sur vinyle et en 250 copies. Voilà un profil aussi humble qu'exigent qui me séduit. Les six titres variés en sonorités surprennent et montrent sa capacité étendue dans le domaine de la composition ainsi que la palette de références qui nourrissent son inspiration.

Aujourd'hui, 3 Novembre 2017, sort son deuxième formidable album Black River Promise. Le musicien une nouvelle fois surprendra ses auditeurs. Pour ce petit chef d'oeuvre plein d'oxygène écossais, Lomond Campbell écrit des partitions pop pour orchestre symphonique. C'est Pete Harvey qui est aux commandes des arrangements de cordes. "We then recorded the 10 piece string ensemble (called the Pumpkinseeds) in a 500 year old castle in rural Perthshire. It was a totally new recording experience for me and was very challenging but I learned loads from working with Pete."



L'exercice est splendide, le résultat époustouflant. Au même titre que Beta Band, Lloyd Cole, Belle and Sebastian, Franz Ferdinand, Pastels, The Jesus And Mary Chain, King Creosote, son camarade, qui baptise Ziggy Campbell, Lomond Campbell, il entre avec cet album dans la cour des grands. Black River Promise commence avec le gracieux Fallen Stag dont je me régale sans relâche. La poésie y gambade légère et aérienne, l'orchestration et la guitare acoustique se suivent, sautillantes et magistrales. Digne d'une escapade dans les highlands, le titre Black River Promise qui suit est jonché de notes élégantes, brutes et lumineuses. Les mots serpentent, lyriques, ondulant entre les notions de temps et les paysages, sur une mélodie qui glisse entre les phalanges comme l'eau argentée de la rivière.



Le génial Every Florist In Ever Town nous prend par la main pour une promenade romantique évoquant une relation calamiteuse, rosie de violoncelles, de cordes de guitare et du chant de Ziggy, mélodique et cristallin. Misery Bell continue dans le voyage au parfum chlorophylle, au son des cloches avant la pop décapante de Brutes in Life. Suit le somptueux The Lenghts avec son harmonica dansant, qu'on déguste le casque sur les oreilles en dévalant les collines des 'hautes terres'. La magie tourbillonne dans l'ambiance médiévale de Archaracle quand Coal Daughter, reprise de la chanteuse Nuala Kennedy dessine un paysage émouvant. Le touchant et tragique Hurl Them Further ferme l'album. Black River Promise, comme une peinture impressionniste, titille par ses images, ses sonorités grandioses les âmes sensibles aux beautés naturelles. LomondCampbell