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mardi 26 septembre 2017

Milk Teddy

Milk Teddy, alias du fabuleux guitariste, chanteur et auteur-compositeur Thomas Mendelovits accompagné de son frère Jonathan Mendelovits à la batterie, Alexis Hall aux claviers, Bronwyn Potts à la guitare et Rachel Stanyon à la basse, musiciens de Melbourne, signe le premier album Zingers en 2012.
Paru sur le label australien Lost & Lonesome renommé pour avoir dans son catalogue de véritables petits bijoux pop depuis une décennie, Time Catches Up est le deuxième album du groupe. Les titres sont formidables, du début à la fin. Invitations au voyage, les textes voltigent de villes en villes, de pays en pays, sous fond d'amour et d'indie-pop.



Le génial New York Rhapsody présente d'emblée une ligne de guitares ornée d'une rythmique vivace et fleurie. Les oreilles sont propulsées dans la ville magique et lumineuse grâce au tempo renforcé par le chant éclatant. Sans transition ni silence, la promenade ultra pop se poursuit candide, le nez au vent, sur la fraîche Rock 'n' Roll Cretin. La tête commence à dodeliner frénétiquement sur l'excellente Seletar Airport qui offre une mélodie ingénieuse, vrombrissante à l'image des réacteurs d'avion pour continuer sur la synth-pop envoûtante de Sweet Bells Jangled. La musique pop est à l'honneur, les harmonies de guitares sont formidablement dansantes. Les voix sont aussi élégantes que porteuses de spontanéité. Breakfast Impasto nous propulse dans une ambiance indie stylée et charmante, où l'écho danse dans les cordes. Le chant plane léger au-dessus du plateau de petit-déjeuner où jonglent pommes et muffins de Londres. La batterie revient vigoureuse sur les 'aie aie aie' souriants de la poppeuse Gothic Skyline qui redonne une énergie infaillible à la 'city'.




On retourne en Australie avec la conquérante et amoureuse Dreambone, sa rythmique ensoleillée et ses claviers donnent un sérieux béguin pour la chanson. De manière logique avec l'esprit qui émane des titres par la voix si belle et entrainante de Thomas Enthusiasts suit, bombardant des notes de guitare ardentes et un tempo splendide. L'ambiance devient drôle et alternative sur Mopey Tonight qui déroule une magnifique mélodie, comme sur la surprenante Funny Feeling au son lointain d'un concert live. Puis le glorieux Iron Rose raconte façon spoken-words les aventures d'un couple sur des arrangements originaux et vibrants de sensualité digne d'un céladon pop énamouré. Le disque finit sur un splendide Too Young to Vote Too Old to Cry dreamy et rutilant avec ses cinquante dernières secondes inattendues, rappelant Tokyo et ses kimonos. Les 12 somptueux titres nous font faire un périple géographique et musical dans une veine pop eighties réussie formant un Time Catches Up de toute beauté, une des plus belles signatures de l'année 2017.
MilkTeddy
Post-scriptum :  Je parlais en mai dernier de Milk Teddy dont je suis fan. Pour ceux qui ont manqué la chronique c'est par là MilkTeddyPiggledypop2017