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dimanche 11 juin 2017

Happyness

Happyness est un groupe de Londres comprenant le chanteur guitariste-bassiste Jon EE Allan, Benji Compston, chant et guitare, Ash Cooper à la batterie. La singularité du trio est que chacun des musiciens participe à l'élaboration, à l'écriture des chansons. Il offre un univers musical pop rock depuis 2013 et la sortie de l'EP Happyness, suivi de l'album Weird Little Birthday en 2014 et le fabuleux britpop Write In ce mois d'avril 2017.

En 2015, le groupe fait paraitre de nouveau Weird Little Birthday avec des bonus pour les Etats-Unis et l'Angleterre. Au mastering, on retrouve Greg Calbi qui oeuvre pour Band of Horses, Real Estate, Bob Dylan et au mixage, Adam Lasus qui travaille avec Yo La Tengo, Lilys, Army Navy, Clap Your Hands Say Yeah! etc. Sur Write In qui est déjà en rupture de stock, les mélodies nous emmènent tour à tour dans l'univers musical de The Shins, Pulp, Big Star, Pavement pour les arrangements et Elliott Smiths, Beach Boys pour l'interprétation. Prises et savourées de manière indépendante, chaque chanson titille l'oreille et lui apporte des sensations. Quelque soit l'ordre d'écoute, la qualité transperce ses titres.



Write In commence avec le bijou Falling Down où guitares et batterie s'allient dans l'excellence. C'est roots et sophistiqué à la fois. L'intensité et la spontanéité saisissent quand la mélodie déroule ses partitions, on succombe aussi aux premiers mots "How much better To write in, Looking to the real action, And call my Love out, Or hold back the reservation But I'm falling down". The Reel Starts Again [Man As Ostrich], sucrée et voluptueuse, fait voltiger le piano, la guitare au son saturé fantastique et les mots amoureux pour habiller avec un charme à la Lennon le tout. Happyness qui a partagé la scène avec Mac DeMarco, admire l'américain et on entend quelque fois cette bien jolie influence. Anytime sculpté et langoureux fait danser et vibrer l'épiderme. Les lignes de guitares sont vigoureuses, tout autant caressantes qu'offensives. Un mur de guitares se forme solaire et majestueux.



Le plaisir ne déchante pas sur Through Windows où on pense à la poésie mélancolique de Nick Cave, Lloyd Cole et Jarvis Cocker quand la musicalité entêtante hypnotise sur la grandiose Uptrend / Style Raids avec sa guitare galopante majestueuse sur les effets de voix psychédéliques. Les arrangements alternatifs fonctionnent à merveille. Happyness laisse éclater sa joie en se brulant les doigts sur Bigger Glass Less Full, solide, éclatant d'harmonies. Les paroles font trembler, la mélodie déboule efficace sur Victor Lazarro's Heart, là aussi, un coup de maitre indie qui séduit et trouble avec ses mots presque susurrés par Allan, effet que me produit dans ce style les Ultimate Paintings. La perfection dans la composition poursuit avec la rutilante Anna, Lisa Calls où le rythme, les descentes de lignes de guitares, les baguettes sur les caisses qui font des étincelles, les 'papapa' pop rendent hystériques les vertèbres à force d'opiner du chef. La suite reste charismatique avec The C Is A B A G, aux effets psyché dosés pour accueillir la mélodie groovy qui fait planer claviers et basse. Ce petit et réel bonheur Write In fourni par les anglais se termine sur 6 minutes incrustées d'or de Tunnel Vision On Your Part, romantique, hautement mélodique, époustouflant d'inspiration comme l'ensemble des titres. Happyness effleure nos oreilles, joue une musique qui a de l'âme, de la matière qui permet de s'échapper, de rêver.
Happyness