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samedi 11 mars 2017

Mike Evin

Mike Evin est originaire de Montréal. L'auteur-compositeur a sillonné le Canada et vit désormais à Toronto. Multi-instrumentiste, il commence très jeune à apprendre la musique, fait ses armes au piano, puis à la guitare .

Depuis 2001, il signe cinq albums, The January Muse (2001), I'll Bring The Stereo (2005) qui offre la participation d'une pléiade de musiciens canadiens comme les Barenaked Ladies avec qui il part sur les routes ces jours-ci, Good Watermelon (2009), Do You Feel The World? (2011), Life As A Lover (2015). Il travaille actuellement sur son nouvel album auquel on peut participer sur Pledge Music. A ses côtés, le retour d' Howie Beck à la production, son fidèle ami et bassiste Jim Creeggan des Barenaked Ladies et Ian MacKay à la batterie.
PledgeMusicMikeEvin



A l'écoute des albums de Mike Evin, la veine jazzy inonde ses mélodies pop et je retrouve un air commun fantaisiste et mélancolique, un folk américain influencé par la culture européenne, avec ses compatriotes canadiens, Neil Young, Feist, Jason Collett de Broken Social Scene, Hawksley Workman, Leonard Cohen et Rufus Wainwright. Le style de Mike est mâtiné de groove, de pop orchestrée de cuivres et cordes, saupoudrés de son chant volage et sage. Les arrangements fluides et évidents sont dansants, enjoués, nostalgiques et émouvants. Le disque ouvre sur Have i ever loved à l'immédiateté pop où le piano, la basse, la guitare, les claviers, la batterie sont convoqués pour pêcher de friandise. On comprend avec le titre d'album et ce premier hymne sensuel boogie qu'on aura affaire à l'amour le long du disque. Imprégnés d'une rythmique seventies, digne des odes de Gilbert o'sullivan, Shake Well et Alli annoncent le solide Al Green qui groove sur ses "oolalalala", jusqu'au superbe havre de paix If I Stay This LonelyMike Evin brille au piano et au chant, sonnant trompette, flute, cor et cornet. Le swing de Lose my Grip prend un chemin déjà maintes fois fréquenté, pourtant l'effet marche et les claviers y font des loops solaires.



La très belle balade estivale If There Is A One, énergisante de sentiments amoureux, nous mène par le bout du nez cueillir des pâquerettes avec les orteils et mordre les blés à pleine dent. Le tempo de First Friends devient plus langoureux, orné de guitare acoustique et de voix en chorale pour imager le thème nostalgique et sarcastique de parents qui délaissent leur enfant. Puis la rythmique reprend avec sa ritournelle de notes au piano, légère et ensoleillée sur Darlin' Whenever quand Homelands nous conte l'histoire de la grand-mère Nonna, d'une fuite jusqu'à Tel Aviv, et avec qui Mike ravive sa mémoire pleine de thé et de bagels rendant hommage à son arrière-grand-mère Regina Haboucha. Life as a Lover est une pépite pop pleine de mélodies, de charme envoûtant et d'esprit positif où Mike Evin resplendit au Wurlitzer, au piano et à la guitare et surtout, fait vibrer ses chansons par une interprétation ronde de finesse et d'émotion.
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