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dimanche 8 janvier 2017

Sofa City Sweetheart

La frétillante pop de Sofa City Sweetheart crée ma surprise en 2016 et sera fort attendue en 2017 avec la sortie prévue d'un nouvel album en cours de mastering. L'univers musical de Juan Lopez, qui est l'auteur-compositeur interprète, contient de la vivacité, de l'inspiration dans le sillage des Beatles, Jon Brion, Ben Folds avec, comme le décrit la presse, l'esprit d'Elliott Smith, des Beach Boys ou des Kinks. Les orchestrations sont luxuriantes, parfois acoustiques, habillées d'instruments à cordes, avec le timbre de voix sémillant de J. Lopez offrant un ensemble solidement mélodique. Doué et talentueux pour l'écriture, l'artiste californien applique une instrumentation élégante et intelligente. Les influences sixties y sont expérimentées, la tonalité des chansons reste audacieuse et nouvelle et la musique de Sofa City Sweetheart, tout comme son nom, se fait largement accueillante.
A l'écoute de l'album Christmas on the Sofa de 2012, du single de la même année The Things She Do, de la pièce psychédélique Dem Owes de 2013 qui propose des inédits et des reprises, les titres se savourent en un tout garni de grâce mêlée à beaucoup d'humour.



Pour découvrir le travail de Sofa City Sweetheart, l'album éponyme de 2008 et ses cinq titres est idéal. Quand Good News For Jackie joue ses notes d'introduction, la basse saisit presto, comme le piano et la guitare qui accompagnent la voix puissante de justesse de Juan.
Masteurisé au studio Bernie Grundman d'Hollywood avec la participation de Jorge Huaman à la production qui prête sa voix aux choeurs sur certains titres, le titre Maria qui suit est arrangé de violoncelle avec la présence de Melissa Piotrowski. Entourés de Ryan Petersen à la batterie et de Pauline Lay au violon, monsieur J.Lopez est aussi bien servi sur scène pour les concerts avec Jimmy Tran à la batterie, Sammy Lamba et Daniel Bonaparte à la basse. Julia (We Never Wanted You) qui enchaine montre la descendance artistique 'Lennon'. Enveloppées de sunshine pop, de choeurs beach-boysiens, les mélodies se font caressantes et chaudes telle que Sunflowers avec son texte imagé dans une pure tradition pop sixties, naïve en surface, psyché en underground: 'Me and Lucy would go out to the yard, Me and Lucy would go out to the yard, To plant the seeds we got from Ma and Pa, We put those suckers right into the ground, A few weeks later, you might guess what we found, And they were so yellow, They were so yellow ...'
Le jeu des guitares, solide et efficace, orné de piano, sur The Magic Umbrella, conclut magistralement les ballades power-pop tissées de fils d'or et de soie qui habillent l'album que je conseille aux lecteurs de Piggledy Pop en attendant les nouvelles très bientôt.
SofaCitySweetheart