Translate

samedi 10 décembre 2016

Etzabotz : Underground Israeli Music

Alakir Records est un label indépendant basé à Tel Aviv qui invite en octobre 2016 plusieurs groupes locaux et musiciens du monde entier à collaborer pour signer la fantastique compilation Etzabotz. Revigorante, elle présente un kaleidoscope d'artistes et de chansons garage, pop, rock, psyché accrocheuses et hautement conseillées pour se décoincer les vertèbres et le jeans trop slim en cette période chocolatée et alcoolisée. J'ai découvert une scène israélienne prodigieusement active et offrant des titres d'indie oscillant entre le post-punk, la pop cold et shoegaze alternative fort efficace.

L'album Etzabotz: Underground Israeli Music Vol​.​1 attaque avec les excellents Haxxan avec ses trois personnages, Rodion à la guitare, Amit à la basse et Yuri à la batterie qui nous offre un Got You on my Back héroique quand The Psychotic Beach Bums déboule, brillant de psychédélisme avec Dancing In Your Light. Le morceau furieusement rodé donne envie de gigoter sur les envolées de guitares de Chen Shenhav, la rythmique endiablée de Georgius Caesar et le chant de Cavan qui clame "I never danced on day in my life, till I saw your smiling eyes, I know I hurt you baby, but I can't stop dancing since I met you, let's go". L'énergie ne lâche pas une note sur Shirley qui parait sur l'album Farsh du duo punk pop-garage Deaf Chonky avec Tami Kaminsky au chant, à la batterie, harmonica et Adi Bronicki au chant, guitare, banjo, synthé et contrebasse. La cavalerie rock de la guitare envoûtante de Tim A débarque sur le chant stylé à la Ian Curtis de Shura Lubarsky (Etzabotz est son studio d'enregistrement), également déchainé à la batterie, qui forment Saint God.



Suit l'énervé Injecting the Poisoned Soul de Verminn, Roy au chant et batterie accompagné de Gil, basse et chant, qui assume sans sourciller un rock métal qui fait dresser le poil, puis l'electro pop décalée dans le genre et le temps avec Parve, Yaniv Schonfeld à la guitare, Tomer Damsky au chant et batterie recoiffent n'importe quel chauve avec leur tantrique Oy Vey Zmir de sept minutes qui fait fondre les ampoules des enceintes. Mongar se glisse dans le disque avec le titre instrumental post rock Chocky avant la technique et l'inspiration foisonnante de Suicidal Furniture et son titre instrumental Video Games. Ce duo, Alexandra Levi et Avinoam Sterenheim, ex Lebanon, décrit son rock 'avant-guard drums-guitar duo from Tel Aviv, with a post/meth/indie-rock sound'. La douceur de The Wind in the Shadows signé des Meshukatzot, le duo Ran & Meital, sculpteurs de noisy rock depuis 2011, parcourt l'échine pour fermer l'écoute de manière sensuelle et très mélodique.
AlakirRecords