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mardi 8 novembre 2016

La Lenguas

La Lenguas me chatouille l'oreille depuis le mois de mai 2015 quand le groupe de Los Angeles sort un premier EP délicieusement garage pop, Tears in my Milkshake. Le chant presque sauvage et perçant de Christopher Stoudt qui assure l'écriture et le line-up de guitares, frappe à l'écoute. Il est entouré de Yali Bitan à la basse, Travis Moore à la batterie, CM Rodriguez à la production et Zak Mouton à l'enregistrement. La troupe profile des mélodies fifties, bondissantes et dansantes, aux paroles amoureuses naives sur des arrangements qui tendent parfois sur le punk. La Lenguas surprend et courtise clairement notre attention.





Début Juillet 2016, les américains concoctent un magique Broken Heart Disease où les âmes des Beatles et des Jam viennent se confronter dans la mélodie nourrie de clap-hands et de guitares surf qui pétaradent joyeusement. Jacques Mouledoux accompagne Christopher, ce dernier très à son aise pour composer des chansons efficaces et mordantes. La même  semaine suit le single Inside of My Head. Les textes mutins, imagés de lait d'amande, de soda, de gâteau, parlent autant de sentiments enflammés et écorchés vifs que de drogue douce. De par les mots, les ambiances, les notes jouées, on est propulsé dans les affres et les sensibilités des sixties de façon fort réussie. Prometteur La Lenguas attise la curiosité et j'espère bientôt un premier album qui nous enverrait une bonne dose d'uv californien cet hiver 2017. Aussi sucré qu'une glace, d'un romantisme stylé et poivré, gonflé d'humour et de fantaisie, usant du lo-fi, du garage-pop et du son eighties, l'EP Tears in my Milkshake aide grandement à patienter.
LaLenguas