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dimanche 2 octobre 2016

The Anatomy of Frank

Groupe de Charlottesville, Virginie, The Anatomy of Frank m'accompagne depuis la sortie de leur premier album Pangaea pour lequel j'avais eu un grand coup de coeur. Offrant un univers musical pop aux sonorités psychédéliques, alternatives, ornées de notes qui rappellent Mogwai à qui ils rendent hommage dans un titre, il est aussi nourri d' XTC, The National, Sun kill Moon, Real Estate. Le quintet à l'esprit drôle et croustillant, propose des mélodies dansantes et rythmées avec des textes tournés vers la musique, le cinéma, le voyage et bien sûr l'amour.



Loin d'eux l'ennui, les chansons se suivent, s'enroulent, sans jamais se ressembler et dès la sortie d'un premier Ep en 2011 nommé Relax, c'est évident que les cinq garçons ont de l'inspiration, de la technique et du goût. En 2013 suit l'album génial Pangaea qui ouvre avec Saturday Morning, léger et sautillant où les sentiments amoureux se lient à la création musicale. Puis Mogwai Stole my Chord Progression, délicieusement kaléidoscopique, laisse valser les guitares électriques et la batterie pour évoquer une rupture amoureuse quand le sublime Bill Murray arrive avec son piano et ses harmonies absorbantes, un aimant pop aux effets de voix voltigeants et au tempo très réussi. Hey SATAN! (I know where you live) bondit et saute aux oreilles grâce à ses 'papapa' en choeurs et ses arrangement rock aux limites du ska-punk énergisant.

Kyle Woolard au chant et à la guitare, Erik Larsen à la guitare, Jonas Creason à la basse, Jimmy Bullis aux claviers et piano, Max Bollinger à la batterie, brillent de talent sur With Friends like Me, où chaque instrument se succède pour se mixer comme par enchantement et lâcher les notes rock'n roll. A aucun moment les airs sont redondants. Les mélodies sont modelées et toniques, comme sur la série des trois titres, Blurry (Part i), like Headlights through Eyelashes, Blurry (Part ii), like Cobblestone Light Networks et Blurry (Part iii), like Insects Drowning in Puddles qui s'étirent dans la durée, suivis de Dirge (for Matt) et ses six minutes qui font place aux excellentes 10 minutes de The Death of a Fly avant le final surprenant d'une minute avec Postlude for Reykjavík.



Prolifiques, ils sont insatiables de concerts et partent du continent américain pour jouer dans le monde entier. En 2014, ils se lancent dans le projet d'écrire un album dédié à chaque continent et en 2015 parait le premier North America. Cet été 2016 les cinq américains signent le single August et travaillent sur l'album européen tout en assurant actuellement une tournée en Allemagne, Suède, Islande, etc.. A attraper absolument au vol !
TheAnatomyOfFrank