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samedi 6 février 2016

Radiation City

C'est sur l'initiative de Lizzy Ellison et de son (petit) ami Cameron Spies que Radiation City voit le jour en 2010. Se joignent au groupe le batteur Randy David Bemrose puis Matt Rafferty, bassiste. Les premiers titres sont enregistrés sur cassette audio et le label Tender Loving Empire les invite à peaufiner ces premières chansons sur disque en 2011 ; The Hand That Takes You sort, délicieusement et merveilleusement griffé de dream-pop.
Il est suivi en 2012, avec l'arrivée dans la bande de la multi-instrumentiste Patti King, de l'EP Cool Nightmare. Les critiques positives sont abondantes, le quator de Portland est motivé pour signer un deuxième sublime album en 2013, Animals in the Median.



La pop y est alternative et surtout, somptueuse. Les chansons imprégnées de la pop sixties des Beatles offrent en bonus des notions de psychédélisme des seventies, avec une modernité déconcertante et une inspiration tout aussi impressionnante. Cameron et Lizzy se partagent l'écriture et la composition, apportant chacun son expérience et sa personnalité artistique. Les chansons sortent des sentiers battus par moment, et nous emmenent facilement faire l'école buissonnière. Les arrangements sont surprenants, excentriques parfois. Les mélodies toujours solides et entrainantes.
Les textes romantiques, amoureux la plupart du temps, fourmillent de métaphores sur le climat, les couleurs, les éléments naturels. La mer, le ciel, les astres, les animaux habillent les paroles quand le trombone, les percussions de Randy, les guitares de Cameron et Patti, la basse de Matt, les synthétiseurs de Lizzy se révèlent bossa et soul. La palette d'atmosphères, d'ambiances explore diverses galaxies pop grâce aux instrumentations variées, resplendissantes et brillantes comme sur Zombies dont les mots lugubres surprennent tant la mélodie est dansante et vitaminée aux allures des Kinks et des Beach Boys.



Autant j'apprécie le profil narquois et cinglant des textes qui leur donne un aspect rock'n roll, autant j'aime l'orchestration joviale qui les accompagne. La surprise se prolonge sur So Long avec l'eau de la rivière, de la pluie, de la mer pour imager la nostalgie comme sur LA Beach, Foreign Bodies et Summer Rain. Le style rétro fait bonne figure allié aux arrangements modernes, offrant un ensemble délicat, doux et parfois très suave.

Les singles Juicy et Milky White annoncent la sortie du troisième album Synesthetica ce mois de février 2016 en étant blindés et bondés de sensualité, de groove et d'un fin psychédélisme, une invitation engageante à l'écoute de ce nouvel album, à écouter !

RadiationCity