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lundi 14 décembre 2015

Columbus

Columbus est un groupe canadien originaire d'Alberta et qui signe le premier single Turncoat en janvier 2013 pour la compilation Hey! Where Did the Summer Go? C'est pour ce titre Christopher Webster qui gère seul l'écriture, l'instrumentation, guitare, rythmes, claviers et chant avec une coordination, une jolie inspiration, pour un petit bijou pop efficace. Il est suivi de l'EP Grey on Blue en janvier 2014. Christopher griffe deux morceaux de son talent de compositeur et d'interprète en s'entourant de Jesse Sherburne à la batterie, Tony Baker à la basse et Matt Pahl à la guitare. Les mélodies sont dansantes et accrocheuses, sculptées avec un goût indie-pop romantique dans le texte et dans les riffs de guitares, bondissants.



En janvier 2015, Debut EP mitraille cinq titres excellents avec la même équipe aux manettes, hormis la guitare tenue par Rich Britton et Thea Varvis qui apparait aux claviers. Le style twee aux hands-claps rafraichissants de Hesitate convainc dès la première écoute. Rodées, les mélopées sont solides et attirantes de sonorités beatlesiennes. Contemporaines, empruntant des arrangements pop des nineties et des sixties, Free Girl et 1999, typées alternatives sont dynamiques et finement interprétées. Les choeurs et les voix joviales offrent un moment sunshine pop sur Christian Girls, délibérément sautillant, aux allures de flirt séduisant sur Summer Girl.



Christopher Webster réitère ce même mois de janvier 2015 en sortant l'album Commonwealth, rond de maturité dans les constructions, le chant qui sur AOL@Home s'approche de l'univers de Blur. Jesse Sherburne est un prince à la batterie, Matt Pahl assure comme un dieu à la guitare au côté de Christopher et Tony Baker à la basse se promène allègrement, accompagné de Paul Arnusch, brillant au clavier. Rock et pop, Camera Shy galope avec confiance sur des accords vitaminés, superbement dosés. Ce qui ressort du titre, de l'écoute de l'album et même de la pochette, c'est la luminosité. L'effet limpide de la superbe exécution instrumentale, la voix cristalline de Christopher, les thèmes de la photo, de la lumière, du soleil, font lever les pieds du sol. Behind the Wheel, balade soft et romantique peut rappeler The Smiths dans le style solide et très mélodieux quand French Dorm relance les guitares dopées et gaillardes et donne une substance pop alternative énergique. Continuant sur le thème de la relation amoureuse ou de la séparation Alone Together offre de la sensualité et un groove généreux dans la basse et les guitares, quand Don't go Out, taquine un air langoureux pour des mots qui font ricochet entre la nuit et la lumière du matin dans un questionnement, un doute sentimental. L'effet crooner est réussi en enchainant sur l'histoire pleine d'humour du pauvre Albert Small qui me rappelle la bonne humeur du Charmless Man de Blur avec en bonus, un son de clavecin roucoulant . Find the time déroule là aussi un tapis de roses pour la basse grandiose et les guitares boogie sur un morceau tout autant en mouvement, pour évoquer des sentiments de solitude et de regrets après une rupture. Can't let go démarre rutilant sur des accords de guitares sixties, sentimental et smart, orné d'une orchestration de cordes élégante proposant une chanson idéale pour les amoureux, comme Ba Ba Ba, dernier titre absolument éclatant, virevoltant de pop. Columbus est une des plus belles découvertes de l'année 2015, fortement conseillée.
Columbus

J'ai découvert Columbus grâce au blog génial Indie Love Songs, plein de bombes pop au goût raffiné continuel, généreusement partagé avec ses lecteurs.
IndieLoveSongs