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samedi 21 novembre 2015

Harley Young & The Haymakers

Harley Young originaire de Brisbane apparait en 2011 avec le single Brother. Ce troubadour ne reste ni les deux pieds dans le même sabot, ni les mains dans les poches. Il part en 2012 au Canada où il reste un bon moment, travaillant à de nouvelles chansons et rencontrant les Haymakers avec qui il forme le Harley Young & Haymakers. A Montréal, il fait paraître une série de cassettes, une belle collection de mélopées aussi dorées musicalement que du sirop d'érable pop. Ensemble ils sillonnent les routent canadiennes et américaines jusqu'en 2014 quand ils repartent pour une grande tournée australienne. Ils entrent en studio à Brisbane pour enregistrer le fantastique album Flinders Parade, sorti en février 2015.



Depuis le mois d'août 2015, le groupe est à Paris, se produisant dans tous les bars-concert du 11ème, du Marais, faisant une boucle par Clermont-Ferrand, Rennes, Saint-Lô, Caen etc...pour revenir dans notre capitale, le dernier concert ayant été le 6 novembre dernier. Harley Young & The Haymakers partageront ce sublime album avec nous le 9 décembre prochain à la Java.



Margate GF, tourbillonnant et engageant, ouvre le disque Flinders Parade avec des guitares subtiles et un texte sentimental pour lancer l'atmosphère indie-pop. Le percutant Balls Deep In Boondall continue à nous conter les aventures amoureuses d'Harley, orné d'un chant puissant et de choeurs enveloppants. Le violon taquin accompagne les guitares alliées, quand la balade Spring Hill To The Gate, plus folk, soyeuse et tempérée, offre un duo guitare-voix émouvant. Puis on repart en selle sur le dansant Calling in the Dogs, qui honore la pop alternative avec succès. Les guitares, la grandiose batterie, la basse, nous invitent à dodeliner du chef, pensant à The Smiths et à Ride. Le line-up des guitares s'accorde magnifiquement à l'interprétation d'Harley Young sur Chook Raffle Lady, langoureux et groovy aux accents croonant. Puis batterie et guitares s'élancent, rock, dynamiques et batailleuses, avec Harley qui martèle le rythme de son chant brut et sincère. We Never Really Had Much Luck convie à un moment intime, majestueux, qui me rappelle l'univers des compatriotes The Lucksmiths.
Les guitares gaillardes reprennent du services sur Sticks and Bricks, arrangé à la manière de Ben Gibbard, avec un orgue et des arrangements parfaitement réussis avec Simon Paradis. Ce morceau génial est suivi du titre folk Honey We Were Born Here, orchestré avec des violons mariés à des choeurs somptueux, enrichi de la production de Cameron Smith. La subtilité et la magie continuent sur l'interlude This IS Stolen Property (A Song For The Turrbal) précèdant le touchant et personnel Flinders Parade où Harley termine l'album en nous contant sa jeunesse dans la banlieue de Brisbane. Harley a grandi depuis et l'artiste talentueux, inspiré, passionné, est à Paris depuis plusieurs mois pour nous offrir le savoureux Flinders Parade sur scène. Merci messieurs !

HarleyYoung