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dimanche 15 mars 2015

The Da Vincis

Les ingénieux musiciens du Mississippi, The Da Vincis, se font connaitre en 2009 alors âgés de 17 ans avec le solide premier album See You Tonight. Dès les bancs du lycée, les trois compères font preuve d'une belle maturité en composant et jouant des mélodies construites et sculptées dans un style orchestral-pop fleuri de piano, guitares, ukulele, basse, batterie, mandoline et saxophone. Les jeunes artistes américains Andrew Burke, qui compose et écrit, joue de la guitare, du clavier, percussions et ukulele, Gavin Fields aux percussions, batterie et ukulele, Peyton Randolph à la basse et aux percussions, offrent également des textes tout autant réfléchis, riches de références historiques et cinématographiques. D'une qualité éclatante, les titres des The Da Vincis resplendissent dans le genre pop baroque, pop sunshine, appliquant un chant parfait, des arrangements et harmonies déjà très typés et singuliers.

Après un joliment osé Vermont de 33 secondes, à l'âme jazzy, piano bar, See you Tonight enchaine sur le sophistiqué Friend Request qui de façon générationnelle, évoque facebook sur un chant d'Andy éloquent et somptueux, un piano et une basse sautillants qui accompagnent efficacement l'humour éclatant de la mélopée. D'emblée l'esprit taquin et moqueur dans les mots et l'interprétation font penser à Dent May que The Da Vincis accompagnent d'ailleurs lors d'un concert. Le xylophone, les tambourins et la rythmique qui se marient aux sifflements de 50's Film font danser immédiatement, plein d'énergie et de décision. The Da Vincis continuent les notes entrainantes et vitaminées avec Nickels and Dimes qui invite "i would dance with you" dès l'introduction sur le clavier sixties enflammé, les doigts qui claquent avec style, la guitare et le mélodica endiablés qui donnent non seulement envie de danser mais aussi de tenter pirouettes et sauts périlleux. L'excellent Hôtel Elysée, pop lounge, boogie, lance le chant d'Andrew, splendide et mutin. Le tempo rondement mené, à l'allure du galop, est ajusté aux arrangements electro-pop fripons et futés. Oh My Gosh, charmant, élégant, poursuit avec une orchestration subtile, où la batterie et le piano embrassent les mots galants d'Andy. Les mélodies alternatives portent une âme sixties impressionnante, une candeur maitrisée et l'amusement, le plaisir, qui en émanent, apportent un beau brin d'insouciance et de bonne humeur comme sur John Wayne. Le soleil, l'enthousiasme, le sourire sont au rendez-vous sur Standing In Line où l'orgue psychédélique, pop garage, assuré par Misha Hercules, fantastique, les guitares, la rythmique se mêlent aux choeurs volontaires, vivifiants pour conclure sur 8 minutes sublimes. See you Tonight, brillant, fantaisiste, contient absolument tout ce qui fait sensiblement du bien dans la musique. Après cette pièce pop fabuleuse que je classe dans le top des albums de Piggledy Pop, The Da Vincis signent en 2012 le single Green Light qui annonce l'album 3 titres Somebody Say Something. En attendant la suite, je conseille l'écoute des nouvelles chansons d'Andrew Burke de 2014, Millennial, alliant l'enchantement et l'apanage qui plairont aux amateurs de pop.
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