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samedi 7 mars 2015

Jack And The - Dinner at the Andersons'

Etant fan de son initiative musicale, de son style, je suis fidèlement Julien Lonchamp alias Jack And The depuis maintenant 7 ans. Mes billets commencent généralement ainsi "J'ai un réel coup de coeur pour Jack and The. Sa musique est de la même veine que celle du fantastique groupe de Nancy Orwell qui a collaboré et produit le premier album Vacation (a pop manifesto). Enregistré en France par la main de maître de Jérôme Didelot, Alex Longo de Cascadeur, Thierry Bellia de Variety Lab et Christophe Inglebert, les magiciens d'Orwell, l'album est illustré par Olivier Godot" et se terminent comme ça "Sa voix swingue naturellement, Julien ou Jack...le fils spirituel de Harry Nilsson, des Kinks ou des Zombies, nous offre un bien bel album prometteur avec Vacation (a pop manifesto)" ou encore "...mélodie pop alternée de sonorités élégantes, typées comme sait les préparer Julien à la voix d'or qui joue aux guitares, banjo, sitar, clavier, glockenspiel, à la basse. J'ai hâte d'écouter ce prochain deuxième album justement nommé Melody Cycle. Si 2015 commence avec un album signé Jack and The, elle sera sous les meilleurs auspices musicaux".

Voici les nouvelles fraiches de l'artiste français qui vit toujours à Edimbourg avec l'EP printanier Dinner at the Andersons' qui comme le précédant, Saharian Sands, annonce l'arrivée de l'album Melody Cycle prévu cette année. En guise de deuxième extrait de cet album, l'EP est composé de 3 titres à l'ambiance old-fashioned savoureuse qui égrène des harmonies sunshine pop. Comme à son accoutumée, Julien Lonchamp s'entoure d'une ribambelle de musiciens pour les enregistrer. Le morceau qui ouvre l'EP, Dinner at the Andersons' offre dès ses premières 30 secondes, le clavier de Julien, la flûte de Sheila Rodgers et le saxophone de Ciaran Sutton, puis le vibraphone de Jacques Tellitocci se mêle à l'ensemble victorieusement. Le texte de Jack and The se joint guilleret au manège d'instruments pour nous conter un diner très british garni de ses sempiternels green beans et ses personnages décrits comme dans une carte postale victorienne.
Le décor est planté avec soin et ingéniosité quand The Duchess' Latest Whim joue du clavecin et de la basse sur la platine grâce à la dextérité de Julien, nous plongeant presque dans le monde précieux de Chapeau melon et bottes de cuir. Pour conforter cette douce impression, les arrangements pop bondissants sont fleuris de The Quintet Tarantino : Liam Ryan au cor, Kevin Foran et Martin Smutny aux trompettes, Chris Rooney au trombone et Brian Larkin au tuba. Son texte construit comme un scénario fait lever le sourcil et opiner du chef, magnifiquement accompagné de la basse qui s'entremêle au quartet avec brio. Puis les doigts claqués de Claudine Quinn sur Minimalist Life, son tempo endiablé, son violon fantastique tenu par Oona McFarland qui joue des cordes comme un jongleur et Johnny Taylor qui envoûte avec son jeu au piano termine l'écoute. Il y a en bonus pour ceux qui s'acquitteront de l'EP, le titre Le Cygne aux Yeux Bleus. Dinner at the Andersons' est indiciblement très beau, une franche friandise qui foisonne de mélodies pop et met l'eau à la bouche en attendant la sortie de Melody Cycle.
JackAndThe
JackAndThePiggledy2008
JackAndThePiggledy2014

A secret tonight from Jack and the