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jeudi 25 décembre 2014

Copenhague

Certains disent que les habitants de Copenhague seraient les plus heureux au monde. La taille de la ville qui est bercée par la majestueuse Baltique, son profil architectural harmonieusement balancé entre style moderne et ancien créent une ambiance sereine pour ses quelques 560000 habitants. Les danois savourent leur petit lait, la Carlsberg au sein du quartier où se côtoient les institutions, le Parlement, le Gouvernement, regroupés au château de Christiansborg (XVIIème) et la monarchie au château d'Amelienborg (XVIIIème). Les Danois qui vivent à Copenhague ont un niveau de vie qui compte parmi les meilleurs au monde. Il n'y a pas de mystère, l'économie y est dynamique, mais l'habitant aussi. Le vélo y est roi, les âmes de Copenhague privilégient les transports en commun.qui se développent et utilisent de manière futée l'urbanisme moderne et réfléchi. Ne comprenant aucun gratte-ciel, les bâtiments laissent de grands espaces au sol entre eux aussi et forment un centre ville vert, très aéré où la circulation y est fluide permettant aux randonneurs à vélo ou aux 40% des salariés de la ville qui vont au travail en vélo, de se sentir en sécurité. Idem pour les piétons, chouchoutés depuis le "finger plan" d'après guerre. Le centre ville est pensé pour les personnes, pas pour les voitures. Tout est calculé pour le développement durable, l'urbanisation et le bien-être des habitants, très enviés.

Les danois qui fleurissent la capitale ont un caractère respectueux en communauté, fleuri d'un esprit coloré à l'image des maisons sur le port, comme le souligne la danoise Malene Rydahl dans son livre Heureux comme un Danois, les 10 clés du bonheur "A l’Opéra de Copenhague, les étrangers s’étonnent de voir les Danois laisser leurs manteaux dans un vestiaire non surveillé. Les gens se font confiance, ils ne se posent même pas la question". Ces esprits libres, avec leurs gènes de vikings, de guerriers mangeurs de harengs, ont, pendant la seconde guerre mondiale, formé une résistance face aux nazis qui s'est révélée être la plus efficace d'Europe faisant échouer tous les projets d'arrestations et de rafles. Les copenhaguois font rayonner une atmosphère alternative européenne, comme dans celle du quartier latin, ou dans celle de la communauté Christiana. Au milieu des péniches et des voiliers de la "petite Amsterdam", autre noyau animé de canaux au coeur de la ville, l'art y est cultivé sous toutes ses formes. Notamment la musique. Face au Palais d'Amalienborg qui honore les beaux-arts depuis des lustres, il y a l'opéra splendide signé de l'architecte Henning Larsen où se produisent nombre d'orchestres, de ballets et spectacles en tous genres. Il y a aussi et surtout cette ambiance underground, unique en son genre, avec ses boutiques de vinyles, ses salles de concerts, ses festivals, ses musiciens comme I got you on Tape, groupe de Jacob Bellens que j'adore, The Raveonettes, Lars and the Hands of Light, Velour, Figurines, Trentemøller, Junior Senior, PowerSolo, Slaraffenland, Agnes Obel, Julias Moon, The Glow Cats, Northern Portrait etc et les musiciens inspirés par le charme de la belle danoise comme Anthony Rochester, Lucinda Williams, Philippe Katerine, Louis Amstrong et Scott Walker. Copenhague méritait une chronique musicale en ce jour de Noël. Ce beau royaume qui borde la Baltique et qui comprend le Groenland revendique, depuis ce lundi 22 décembre, la souveraineté d'une partie du pôle Nord aux Nations Unies ce qui devrait enfin apporter officiellement une nationalité au gentil barbu appelé Père Noël.
Copenhague
Northern Portrait

Jacob Bellens

The Raveonettes

Lars and The Hands of Light

Agnes Obel

Anthony Rochester

Lucinda Williams

Philippe Katerine

Scott Walker