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mercredi 20 août 2014

Post The Postmarks

Ma chronique The Postmarks en 2012 : ThePostmarksPiggledyPop
The Postmarks, loin d’être plats comme des timbres poste, cravachent et galopent dans l’univers de la pop et l’arrivée de leur deuxième album Memoirs At the End of the World le 25 Août 2009... Le groupe s’auto-produit pour son disque éponyme de 2007, déjà solide et prometteur. Les médias en raffolent, la presse fait des ronds de jambe et un fan pas anonyme, Andy Chase, du groupe Ivy, leur propose en 2008 ses studios d’enregistrement et le label (Unfiltered) qu’il dirige pour signer le deuxième album. By the Numbers parait et contient 12 fabuleuses covers, reprenant Blondie, Jesus and Mary Chain’s, Ride, Astrud Gilberto, Bowie, Cure, Ramones, Byrds etc. Quelques mois et quelques scènes plus tard, les Postmarks accompagnent Album Leaf, Múm, Les Apples in Stereo et les New Pornographers. La particularité des Postmarks est en la jolie personne de Tim Yehezkely, qui écrit et compose les chansons avant de leur prêter sa voix. Le chant de Tim est sensuel et sucré, ramenant une vague sixties de Nancy Sinatra et Burt Bacharach saupoudrée d’une sonorité mutine pop de Camera Obscura et des Concretes. La composition des titres et les arrangements se font à six mains avec Christopher Moll et Jonathan Wilkins, qui avec Tim, forment la pierre angulaire Postmarks.

Depuis la pierre s'est effritée et roule désormais...dans des directions différentes, toujours intéressantes.
Tim Yehezkely originaire de Tel Aviv vit en Floride où elle rencontre Adam Rosenberg de I am Stereo et où ils décident ensemble d'allier leurs connaissances musicales et mettre en place le nouveau projet : Tim & Adam. Ils signent un premier album en mai 2013, electro-pop, dansant, où ils chantent à deux voix. L'ambiance y est plus atmosphérique, sonique et expérimentale que pop sixties. Il y a du synthétiseur à gogo, une griffe psychédélique ajustée et rodée et des arrangements dream-pop fort réussis. Spatial et stellaire. A découvrir!

Quant au multi-instrumentiste Christopher Moll qui concoctait des pépites chamber-pop pour The Postmarks, il poursuit sa route sous le pseudo The Lovers Key (nom qui vient d'un parc où il se promène). Ce projet soul est époustouflant d'inspiration, calibré dans le groove de Marvin Gaye, qui offre une collaboration géniale avec le chanteur à la voix d'or Maco Monthervil. Encore de la soul...me direz-vous..Oui, je ne m'en lasse pas. Ici le talent d'écriture et de composition pour le genre rétro-pop agrémenté d'orchestration jazzy de Christopher est en osmose avec l'interprétation habitée de Maco qui participe à l'écriture. La surprise dans le changement de style de Moll donne davantage d'apanage à l'album Here Today Gone Tomorrow d'avril 2014. Ca croone, ça balance de la soul pop de caractère, ornée d'orgue, de cuivres, d'arrangements élégants, raffinés et entrainants.
LoversKey

Pour le troisième larron de The Postmarks, Jonathan Wilkins, les occupations depuis le split de 2009 ne manquent pas. Producteur, scénariste pour la télévision, manager et arrangeur, il travaille avec l'auteur et chanteuse Jessica Glisson sur le projet Mathis International. Il participe aussi à l'album here & now du groupe The Neverendings qui est un ensemble de musiciens composés des franco-new-yorkais d'Ivy (Andy Chase, Dominique Durand et Adam Schlesinger). Avec deux pseudos, Jonathan travaille à la musique de films avec l'alias Grand Theft Otto et mène un groupe en parallèle The Concern avec le musicien Bruce Driscoll de Blondfire, duo qui passe notamment sur la BO de la série américaine Suits.
JonathanPhillipWilkins