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dimanche 13 juillet 2014

Thomas Filardo

Filardo apparait en 2011 en signant l'opus "Enter The Edit Suite"!, que l'on peut encore acheter sur le bandcamp car le disque s'est déjà vendu. L'artiste californien qui compose une pop ensoleillée et griffée psychédélisme dans la veine du label américain Elephant 6 Collective (Neutral Milk Hotel, Of Montreal, Essex Green, etc) a la particularité de paraitre sur des cassettes audio et vinyles. Ces supports vont comme un gant à l'esprit old-school et artisanal qu'il véhicule dans ses textes, ses arrangements et sa manière d'aborder la scène, les studios, la création musicale étant multi-instrumentiste : chant, basse, piano, guitare, batterie. La production est aussi une corde à l'arc de Tom Filardo qui dès 2003 occupe une activité de producteur et arrangeur auprès du groupe A new January dans lequel joue aussi son frère, musicien et producteur, Andre Filardo.

Entouré de sa clique d'amis musiciens, Thomas Filardo concocte une pop fleurie de flûtes, guitares, piano, tambourins, brodée d'un optimisme rayonnant. Je suis tombée sous le charme de son EP de 2012, Slow qui, uniquement sous format cassette, offre des mélodies et un chant, idéaux pour découvrir l'univers Filardo. Les harmonies proches des Beach Boys, son interprétation m'évoquant Jonathan Richman sont agrémentées de la batterie de Gregory Campanile, de la flûte de Daniel Crommie et du piano, synthé, orgue de Brian Jackson. La poésie de Filardo dans les textes, ses mélodies délicates réapparaissent en septembre 2013 sur son deuxième album Falling Up, mis en valeur par l'ingénieur Nich Wilbur qui a travaillé auparavant avec Mount Eerie. Les 13 titres, au psychédélisme pigmenté sont colorés d'une ribambelle d'instruments dont les orchestrations de xylophone, de clavecin, synthé, de cuivres, sophistiquées et baroques amusent l'oreille. La rythmique caribéenne chaloupée de The Shed Months et de I'm A Child explore une combinaison de sons originale qui se rapproche de l'univers de Phil Spector quand Until True, Spin Me ou Karen's Concerned, les effets de claviers et les performances de pistes de voix nous emmènent dans une atmosphère cosmique.

Puis la guitare de troubadour change encore les horizons sonores sur Opening Windows In May qui propose des choeurs dignes de Brian Wilson, du glockenspiel, du mellotron et un texte magnifique "Stung first by the melody. Caught in the chordal potpourri in a round rubber-top pyrex display that holds the thought of home for the…Streets peppered with the blurred out spots." Cette ambiance se poursuit sur le somptueux instrumental alternatif Falling Up, suivi de I'm Over Breaking Hearts, balade futuriste aux arrangements stellaires. Le dansant et groovy tempo de I Don't Getcha' Kid surprend et séduit avant le psychédélique sixties Spare Me Fantasy qui offre le chant splendide de Filardo aux qualités fertiles tout comme sur Grow Up où sa voix est majestueuse, joueuse, flirtant avec les guitares, le mellotron, le boogie des choeurs qui lancent des "pam pam pam pam". Le dernier morceau I Still Get Around fourni de romantisme et de poésie conclue un disque de génie sur le label de Christian Filardo Holy Page qui, toujours en famille, avait déjà signé l'opus Enter the Edit Suite qui marie des influences telles que les Beach Boys à David Bowie et une spectaculaire jouvence dans l'interprétation et la composition. Le brillant Thomas Filardo est à découvrir absolument !
ThomasFilardo
HolyPageFilardo


Filardo - I Can Love You More from Christian Filardo on Vimeo