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dimanche 29 juin 2014

Frank and Walters

Le trio de Cork signe 3 EP en 1991 et 1992 comptant des hits qui se hissent à l'époque au top des charts anglais, des titres comme Fashion Crisis Hits New York, After All ou encore This Is Not A Song pour offrir dans l'année 1992 leur opus Trains, Boats and Planes. Les compositions des Frank and Walters sont griffées d'un style pop proche de The Smiths, The Walkmen, The Orchids. Crée par les frères Paul et Niall Linehan, Frank and Walters accueille le batteur Ashley Keating qui compose aussi pour les Field Mice et Schizo Fun Addict. Avec des arrangements ficelés, des mélodies intemporelles, le second album, Grand Parade, apparait en 1997 ouvrant avec le titre Colours qui va comme un gant à l'élégante pochette. Puis suivent les deux albums Beauty Becomes More Than Life en 1998 et Glass en 2000. Paul Linehan au chant et basse, Niall à la guitare et Ashley à la batterie jouent en live, assurent des concerts et des passages télé comme le Top of the Pops quand Niall quitte le groupe, remplacé par Kevin Pedreschi pour signer en 2006 A Renewed Interest In Happiness avec son somptueux Johnny Cash et son single Miles and Miles.


Le groupe s'étoffe avec Cian Corbett aux claviers et Rory Murphy aux guitares pour préparer et enregistrer en 2011, le single Indie Lovesong qui sortira à l'occasion de la Saint-Valentin et annoncera l'album Greenwich Mean Time en mars 2012. Frank and Walters le présente aux Etats-Unis, au Japon, en Europe et met en place une tournée anniversaire pour fêter les vingt ans de Trains, Boats and Planes. Le spectre du temps fleurit Greenwich Mean Time écrit et composé par Paul qui depuis ses 40 ans est obsédé par le thème du temps. Aimant les sujets mélancoliques et nostalgiques, il rayonne toujours autant de joie de vivre et d'entrain dans les textes et les mélodies. Les envolées pop sont exécutées par les guitares, les airs imparables menés par la rythmique et une basse sublime. Efficace et intime, Frank and Walters nous emmène dans le passé, le présent et le futur, les regrets avec If I had known, l'histoire avec Berlin et l'espoir dans Trust in the Future. Les titres accrochent l'oreille et y trottent gaiment, donnant envie de danser et partageant un bel optimisme. La personnalité humble, jamais prétentieuse de Paul resplendit à l'écoute des 12 titres qui, pleins et ronds d'une poésie amusée et drôle, offrent des refrains qui inspirent le sourire. Alternatif et rock, le genre pop du groupe est bondissant d'enthousiasme, les guitares et la basse jouant une power ou jangle pop typée Frank and Walters, immuablement joyeuse et positive. Paul Linehan dit à propos de Greenwich Mean Time "I suppose we were wearing our hearts on our sleeves more with this album" et cela s'entend, touche, enchante et émerveille. Les 12 titres ont de l'allure et distribuent de l'émotion parce que leur style passe les années en restant musicalement intègre, sans sortir des sentiers battus,  les irlandais ne changent pas et continuent d'offrir des mélopées incroyables sans se soucier des modes "But that’s one of the things we decided with this album: if one of our songs sounds like something else, it doesn’t matter anymore". J'éspère qu'un nouvel album suivra bientôt pour compléter cette carrière brillante et en attendant, il y a de quoi se délecter du génie des Frank and Walters que je conseille évidemment, chaleureusement. Rendez-vous chez FIFA Records : FIFArecords
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