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vendredi 7 février 2014

Andy Klingensmith

Auteur-compositeur du Michigan, Andy Klingensmith propose une chamber pop pétillante aux arrangements chaleureux et bricolés à la maison. Inspirées et stylées ses chansons glissent à l'oreille, l'accrochent et la percutent. Elles sont habillées de guitares et d'instruments divers avec des textes ludiques et éloquents. Le jeune ménétrier américain nous comble avec un 6 titres sorti en début d'année, le stellaire Bright Again qui annonce le second album qui est en cours d'écriture. Son papa Keith Klingensmith talentueux musicien qui tient le label Futureman Records signe les albums de son fils, la filiation étant belle et légitime.

Ce disque frais et jovial commence par une mélopée ensoleillée et pleine d'entrain Bright Again, interprétée avec des choeurs dans la veine des Beach Boys renforcée par des tambourins dévergondés, une clarinette enchanteresse et un texte souriant. Avec Andy Klingensmith aux guitares, à la basse, aux claviers, tambourins et chant, il y a les apports notables de Jay Gummert aux instruments à vent et à la batterie, Riley Smith qui prête aussi sa voix aux choeurs. Le magnifique No Control, pop et alternatif rappelle le genre de Phil Spector, des Beatles ou plus récemment, les High Llamas et les Neutral Milk Hotel. Le style psychédélique y est saupoudré avec classe et finesse d'ambiances pastorales sur Oh Miss No Name, pop et rock avec des guitares et une batterie à l'unisson, smithiennes. Le titre qui suit l'esprit de No Control qui refuse de suivre la ligne et être enchainé moralement, fait état de la liberté avec des métaphores poétiques et romantiques. L'amour évoqué dans les textes qui prend des formes différentes, montagne ou fontaine, est écrit justement au printemps 2013 quand Andy compose les six titres. Cette ambiance champêtre se retrouve dans The Parade, mélodiquement aboutie, la chanson éclot et s'épanouit au fur et à mesure des arpèges et des notes de flûtes. Le tempo psychédélique envoûte et le chant en chorale accentue l'effet d'évasion et de rêve "And I would ask the sky to take a seat, if it wasn’t still under my feet".

Les tambourins joyeux ajoutent un brin d'air tonique sur le splendide et kaleidoscopique The Penultimate Color, varié d'harmonies et de mots imagés "But the flowers they bloomed and so are doomed to be the penultimate color we're allowed to see, And so how long will nature still pen its overture, Where will the notes fall in the dark without us knowing?". Peels and feels qui boucle l'écoute offre le leitmotiv amoureux sur un air enthousiaste, coloré de sensibilité et de tonalités. Les six morceaux de Bright Again en guise de vague de chaleur signés en janvier 2014 sont un régal au coeur de l'hiver. D'une efficacité étourdissante, Andy Klingensmith enregistre tout chez lui, comme l'album précédent Picture Of d'août 2013 dont les douze titres sont à écouter absolument, idéalement à offrir à l'être aimé.
AndyKlingensmith
Reprises de papa Keith Klingensmith qui chante The Only Living Boy in New-York et Windy