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vendredi 25 octobre 2013

Turner Cody

La première fois que j’ai découvert Turner Cody, c’était il y a dix ans lors d’un concert avec les Herman Dune, dans une chapelle normande où le son et la lumière des bougies lui avaient donné un profil d’ange. Marquant. Cet auteur-compositeur commence à présenter ses chansons pop-folk en 2000 avec une production éponyme, apparaît en 2002 sur une compilation RoughTrade, Anti-folk Vol.1, au côté de Jeffrey Lewis et d’Adam Green pour qui il assure les premières parties en tournée. Turner né à Boston et emménage à New-York à ses 18 ans et fait partie depuis, des artistes actuels qui chantent le plus élégamment la  ‘big-apple’.




En 2001, il signe un 12 titres qui accueille Adam Green à la guitare sur 2 titres et sur 4 titres Spencer Chakedis musicien new-yorkais et ami qui compose, joue de la guitare et de la mandoline pour Adam Green et Jeffrey Lewis. Héritier spirituel de Dylan, Drake, Cohen, Cody écrit des mélodies radieuses, romantiques et des textes prophétiques admirables. En septembre 2001, il enregistre à New-York quelques jours après les attentats Who Went West, 7 titres qui rendent partiellement avec This City un hommage à sa ville. Puis The Cody Choir sort en 2003 avec en guise de « choir », la fratrie Herman Dune : David (guitare et batterie), André (clarinette, guitare, basse) et Neman (batterie et percussions) avec la participation d’Etienne Jaumet (harmonium) et Sam Grossman (guitare électrique). Le sublime Buds of May de 2004 propose aussi des mélopées folk avec quasiment les mêmes amis qui coopèrent à l’enregistrement. La voix naturelle de Turner irradie en 2005 sur le 7 titres de The great Migration, puis sur Quarter Century en 2007, année où il signe aussi 60 Seasons qu’il concocte cette fois seul. 
Prolifique et inspiré, Turner Cody nous offre le génial First Light en 2008, orchestré et abouti, orné d’une foule d’instruments qui nourrissent les titres joyeux, dansants comme Irene, First Light et le délicieux Coconut Tree. L’ambiance joviale revient sur Gangbusters où la clique française des Herman Dune avec Etienne Jaumet sont au mixage, à la production, et sont sûrement pour beaucoup dans les titres français Aurevoir et Mon Amour fleuris de trompette, flûte, clarinette, bugle, basse, guitares, rythmiques et piano. En 2010, Rules of the Road présente 10 titres enregistrés live et la même année en studio à Brooklyn, Radioman Sessions qui comprend de la trompette, du banjo et le 9 titres folk évoque une influence Dylannesque par les textes et la façon de chanter, harmonieuse et franche. En août 2013, Turner Cody continue ses envolées folk et pop avec Last of The Big Time Spenders, un album lumineux, entraînant avec des titres amoureusement ficelés comme I Know How I feel About You, ou Beautiful Day avec son accordéon et sa harpe, idem sur Better Days, « Well, I won’t let you down, And I won’t mess around, There will be better days, Better days will come ». Le dernier bijou tout en émotion et musicalité signé du chérubin brillant et au talent infini Turner Cody est à découvrir et à savourer.