Translate

jeudi 24 octobre 2013

Bombadil

Bombadil est un groupe de la Caroline du Nord. Daniel Michalak, Bryan Rahija, James Phillips forment une sorte de trois-pièces folk, bluegrass aux allures brit-pop. Leurs chansons sont alternatives, surprenantes dans le format comme dans l’instrumentation. L’ EP Bombadil est présenté en mai 2006 et le premier album A Buzz, A Buzz en mai 2008. Tarpits and Canyonlands sort le 25 septembre 2009, signé chez Ramseur records, l’écurie familiale des Avett Brothers. L’album est grandiose, garni de mélodies enjouées, les textes de toute drôlerie traitent du mariage et de la vie matrimoniale qui peuvent devenir effrayants comme dans Kate and Kelsey ou dans Honeymoon, du train-train quotidien et de voyage amusant comme celui en Espagne dans Barcelona . Les textes sont d’une franchise fringante, le chant folâtre percute l’accordéon, le saxophone et le cor, l’amusement se ressent dans les arrangements, les 15 titres des Bombadil forment un univers fort jovial. Les rythmiques chevaleresques se frottent à la flute de pan, les claviers et le piano chevauchent les cordes des guitares, le glockenspiel devient psychédélique sur les violons dans Jellybean Wine.
 
Les trois excellents musiciens aiment Elliott Smith, Paul Simon et les Kinks, le nom de Bombadil étant un personnage de Tolkien leur va comme un gant. Ils sont allègres, bondissants, leurs harmonies sublimement et finement excentriques. En nous livrant Tarpits and Canyonlands les sémillants Bombadil réussissent à nous attirer dans leur fiction.

Le trio qui voyage et vit quelques années en Bolivie, évoque cette expérience et toujours leurs sentiments amoureux délicatement chantés dans leur dernière pépite de juillet 2013, Metrics of Affection. Comme le nom de l’album met la puce à l’oreille, c’est l’émotion et la splendeur qui se colle à l’oreille avec les 13 magnifiques titres. La douceur acoustique des mélopées jouées au piano comme sur Patience Is Expensive ou comme sur le dernier morceau Thank You se mêle à l’en e et à la drôlerie parfois sarcastiques des autres chansons comme Angeline, When We are Both Cats ou Isn’t It Funny

L’orchestration fleurie de trompette, violoncelle, piano, guitares variées est de manière homogène mise en valeur par chaque membre du groupe qui s’étoffe autour de Daniel Michalak à la basse, Bryan Rahija à la guitare, James Philips à la batterie avec Stuart Robinson au piano qui revient au sein de la formation après deux ans d’absence. Les harmonies de Bombadil sont chamber folk, ensoleillées, d’une pop étincelante recommandées par Piggledy Pop qui est fan.
Bombadil