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mercredi 24 juillet 2013

Ashley Park

Derrière le nom d’artiste Ashley Park, il y a un auteur-compositeur, qui fait un travail d’orfèvre en guise d'arrangements, du nom de Terry Miles. Il apparait en amont avec deux autres projets, Cinnamon, groupe de quatre musiciens qui signe Cream Soda en 1996 et Saturnhead, dont le 45 tours Introducing...de 1997, porte l’âme des Guided Voices notamment sur le titre A Post-Aristocratic Theme Song, avec le psychédélique pop qui orne les instrumentations derechef sur l’album Saturnhead, California en 1999. Parallèlement, Terry Miles peaufine un autre album pop de 12 titres prometteurs et aboutis, Welcome to...the Kelly Affair paru en 1998 sous le pseudo The Kelly Affair.



Sunshine pop, orchestrale pop, le style des compositions de Terry Miles qui lance le projet Ashley Park en 2000 avec Town and Country propose un délicieux mélange d’influences, allant des Beatles aux Beach Boys, passant par les Kinks et les Zombies. Multi-instrumentiste et arrangeur, le canadien de Vancouver est prolifique et inspiré. Sur cet opus, Miles joue de la guitare électrique, acoustique, de la basse, est aux claviers et au piano, s’entoure de Michael White à la batterie, Chris Harris au violoncelle, banjo, et piano, Kyle Axford à la trompette. Les harmonies pastorales et aiguisées sixties dans la veine de Bacharach, sont chantées par Terry Miles dont le grain de voix élégant enthousiasme et irradie. En 2001, un second album de 15 titres, American Scene, parait et donne l’impression que Miles sort les mélopées comme par magie de son chapeau. La première en écoute Old Masquerade qui est une chanson hommage au mythique Snake Oil salesman, embarque immédiatement dans la nostalgie de l’enfance, du voyage, du rêve, thème leitmotiv du magnifique disque où le musicien, accompagné par son amie Kelly Haigh au chant sur quelques titres, s’offre une reprise de Neil Young, Tell me why.


En 2003, Ashley Park qui ne compte plus que Terry Miles, Kelly Haigh et Gregory MacDonald signe The Secretariat Motor Hotel. Souhaitant revenir à certaines bases country, Terry Miles concocte 12 morceaux plus alt-country mais toujours avec une trame pop contemporaine et rétro à la fois, proposant des instrumentations fleuries de cor, trompette, banjo, tambourin, mandoline, piano et une ribambelle de guitares. Puis en 2005, Nobody Broke your Heart sera le dernier album à ce jour dont Ashley Park nous gratifiera.

BytheStereoAshleyPark

Ami avec Nikki Sudden, il participe à ses albums, au piano et orgue Hammond sur trois de ses albums dont le dernier de 2011 Playing with Fire. Il fera de même avec les Jacobites (2 albums et membre du groupe), avec The Salteens et d’autres encore. 
Sans vraiment décrocher des studios d'enregistrement, il se consacre désormais à une autre passion qui est le cinéma et l’écriture de scripts. Il réalise deux films liés aussi à la nostalgie de l'enfance, odes au passé, When Life Was Good en 2008, The Red Rooster en 2009 et fait partie de la sélection au Toronto International Festival pour A Night For Dying Tigers, film qu’il écrit, dirige, filme et produit en 2012. Cet amoureux de peinture et de littérature, artiste aux multiples facettes, n’a pas fini de nous surprendre.