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mardi 26 juin 2012

Very Truly Yours

Ah! Chicago et ses onions rings... Mais à Chicago, il y a aussi des douceurs sucrées, comme Very Truly Yours, découverts au hasard de la compilation Happy Gift For The Pop Kids signée en 2010 du label Happy Prince sur laquelle apparaissent The School, Lily of the Valley, The Bridal Shop, Language of flowers etc... L’aventure commence en 2009 avec le titre Uncertain Time, puis le single 1,2,3,4, l’ep Reminders puis l’album Things you used to say qui sort en 2010. Avec un nom de groupe aussi romantiquement épistolaire, Very Truly Yours offre des mélodies pop charmantes, brillantes avec un chant délicat sur des paroles plutôt girly et des instruments poppeux à souhait.


Les cinq musiciens, la chanteuse Kristine Capua qui joue aussi de la guitare, de la clarinette et du glockenspiel, Lisle Mitnik à la guitare, le bassiste Dan Hyatt, le batteur Andy Rogers et Katie Watkins à l’orgue et au piano offrent une pop swinguante, parfois twee, très sixties . En aout 2011, ils continuent d’écrire des morceaux virevoltants sur l’ep Girls Tell You Secrets et poursuivent cette belle ascension avec des concerts et festivals, Athens PopFest, New-York PopFest, au Castle à Manchester, Windmill de Londres, SXSW d’Austin, en accompagnant les Math & Physics Club, les Pocketbooks, Jeffrey Lewis, Allo darlin’, Suburban Kids with Biblical Names etc.


 
La pop vintage des Very Truly Yours est savoureuse. Les compositions de Kristine, proches des univers artistiques des Crystals, des Camera Obscura, ou encore des Acid House Kings, piochent des arpèges rétro surfant sur le Rhodes, le vox Jaguar, le tambourin et trompettes dans Dear et dans To See You Here. Things you used to say est un album obligatoire à dégoter à l’approche des beaux jours, signé chez Cloudberry Records, vous pouvez aussi vous le procurer côté français chez Hands And Arms là : HandAndArms 

dimanche 24 juin 2012

Jude

Jude est depuis des années un des artistes que j’admire le plus et que j’écoute abondamment. Michael Jude Christodal, qui est originaire de Boston, est probablement un des meilleurs songwriter de notre époque sans la notoriété méritée. Son opus 430 N Harper Ave. arrive dans les bureaux de Maverick, label américain fondé par Madonna en 1992, qui a fusionné 12 ans plus tard avec Warner. L’album fructueux en mélodies, textes poétiques, est suivi de l’album No One is Really Beautiful en 1998 fourni tout autant d’arrangements magnifiques, d’une écriture métaphorique gracieuse et d’un chant sensible qui tient des domaines artistiques d’Elliott Smith, de Neil Young, Bob Dylan avec le tempo de Badly Drawn Boy ou de Brendan Benson. Album fécond en cordes, la guitare est accompagnée de piano, flûtes, violons, violoncelles, basse, de claviers et batterie tout au long des 13 titres. La particularité de Jude qui est diplômé en philosophie sont ses textes d’une beauté et d’une richesse littéraire incroyable, dans lesquels il rend hommage à Charles Bukowski, à Kerouac comme dans You Mama You où il chante I found places and traces of a storybook world, And I went out there for a ride. Lié par contrat, il propose un projet opéra-rock non accepté par son label et King of Yesterday sort dans la douleur, le 11 septembre 2001; Jude quitte Maverick.

  

De manière indépendante, il sort deux disques Sarah en 2004 et Redemption en 2006. C’est alors que le label parisien Naïve se lie à Jude et King of Yesterday est réedité en octobre 2005 avec Cuba en titre bonus, sortie agrémentée d’une série de concerts. En 2007, Jude crée le projet country-rock Low Stars avec Chris Seefried, Jeff Russo et Dave Gibbs et Jude repart dès 2008 en solo. Depuis les titres de Jude doivent être passés dans vos chères oreilles sans que vous le sachiez à travers des programmes TV comme Roswell, Dr House, Alias, Smallville, Dawson, What about Brian, Lost, City of angels... à découvrir!






Séverin

Il y a des rencontres "d’oreille" comme celle faite au Bus Palladium la semaine dernière en découvrant Séverin en  live. Apparu sur la scène pop en 2005 remportant le CQFD des Inrocks, le duo qu’il forme avec Lafayette, One-Two, sort en 2006 l’album Love Again, puis le single Annie Mall, suivi de l’EP digital et l’album The Story of Bob Star en 2008, écrit en anglais et complétement composé par Séverin. Multi-instrumentiste, Séverin est aussi un excellent interprète. Ornées d’instruments comme le vibraphone, piano, glockenspiel et synthétiseurs, des guitares surf et rock sur Where’s my head at, les mélodies sont enivrantes, dansantes, joyeuses, proches de l’univers pop psyché des Kinks, de la britpop de Divine Comedy comme sur Carry Me Home, ou encore de l’esprit eighties de Pulp et de Taxi girl, Jacno, sur Bob Star ou Me & Helen. Tous les titres sont un absolu délice contemporain avec une ligne directrice, la griffe de son auteur-compositeur. 
SéverinEnNoirEtBlancMP3
Séverin qui désormais signe de son nom, non solitaire, compose l’album Cheesecake en 2009 entièrement interprété par 14 chanteuses, en français et espagnol, sur des airs pop et bossa. Au Bus Palladium le 14 juin dernier, Séverin avait invité quelques amis de ses projets antérieurs, dont Constance Verluca avec ce titre que j’adore, Johnny. Il y avait aussi Lafayette qui a chanté son superbe Les dessous féminins. Leurs présences a donné un caractère familial à la soirée et le concert de Séverin, très réussi, était épatant, cocasse, très attachant. J’allais voir Yann Destal qui m’a ravie, et Séverin que je découvrais a enchainé pour donner un live admirable. Inspiré, il doit avoir une besace pleine de chansons. Cette démarche d’offrir ses titres à 14 chanteuses vient peut-être du fait qu’il n’avait pas envie de les chanter lui-même. Quoiqu’il en soit, c’est fort de savoir écrire pour chacune d’elles, se fondre le temps d’une chanson à chacun de leurs univers féminin. Un exercice digne d’un Stephan Sweig de la pop.


  

Il présente en 2011 L’Amour triangulaire, avec en bonus cette fois ci sa voix si belle et délicate qui porte les 10 titres. Les chansons sont époustouflantes, dansantes et les textes, imagés, modernes, mélodiques sont truffés d’humour, de caractère et de sensualité. Les synthétiseurs, les guitares et la basse, batterie, mis en beauté par le producteur Julien Delfaud, sont majestueux. Le 28 mai 2012, Séverin signe son troisième album éponyme qui pour moi est un des meilleurs albums de la pop française. Touchée par l’opus Dans les graviers parce que complétement identifiée au texte, je suis épatée par son brio dans l’art de la composition et de l’écriture. Que ce soit des notes de claviers, des guitares soft aux envolées de synthétiseurs endiablées sur les oh oh oh chenapans de Séverin, que l’on s’identifie ou pas, les airs pop de l’album touchent, marquent et s’écoutent en boucle sans lassitude possible. Séverin, non seulement dévoile une âme d’artiste colorée, généreuse et prolifique qui est enveloppante sur scène, mais en plus il offre à la série de groupes pop français qui depuis les années 2000 n’ont rien à envier aux anglosaxons, son travail et sa sublime personnalité. Au panthéon des disques de Piggledy Pop! SéverinSite 

  One-Two

dimanche 17 juin 2012

Marshmallow

Le disque des Marshmallow est tout fraichement sorti et il destine au voyage, à l’escapade sous le soleil ( à ce point que même mon facteur chafouin ou ma boite à lettres fantôme lui a fait faire une promenade ). En voiture Simone ! Le disque tourne dans la platine, la chauffe et on s’imagine soit à Deauville en décapotable soit en Chappy fumant sur les sentiers du Mont Chopine. Puisque je suis dans le détail géographique, je profite de suite pour rectifier l’origine du groupe qui n’est pas clermontoise mais Egletonnaise et vichyssoise. Bref. Depuis 2003 les Marshmallow sillonnent la France dans leur minibus, assurant des concerts, des festivals jusqu’à la sortie du premier EP chroniqué ici : MarshmallowPiggledyPop
 
J’écrivais en 2009 : ce quator donne un profil mod’s au désuet et aride crâne de Giscard. Avec les Marshmallow dans le ouïes on a envie de grimper au sommet du Puy de Dôme à 100 à l’heure, d’imaginer Vercingétorix danser le jerk avec des nattes psychédéliques sous son casque à cornes. Fred Gamboa au chant et guitare avec son timbre de voix me fait penser à un Doherty gaulois. Son chant porte les titres avec maturité, frénésie et un savoureux dosage d’excentricité qui manque au rock français. Fabien et Julien assurent à la guitare électrique hallucinante et à la basse punk un rock d’une qualité mélodique désaltérante, sans oublier le son des baguettes dévergondées du dernier arrivé dans la clique, le p'tit bout'gnat à la batterie, Pierre. Les quatre musiciens chantent et forment un chœur d’une énergie tenace et orchestrent leurs titres avec une homogénéité à faire pâlir les rockeux anglo-saxons. Les textes véhiculent une ambiance de plage, de vacances, communiquent une franche et bonne humeur.

L’album A l’heure d’été paru le 4 juin dernier est un régal mélodique absolu. Les 11 titres qui échelonnent cette perle sont dansants, les paroles en français sont ensoleillées, les papapapa brûlants rythment les airs pop qui (pas forcément dans l’ordre) évoquent les chinois de Dutronc, la berlue de Hardy, le Revolver des Beatles, le Who loves the Sun du Velvet Underground et la sunshine pop des Beach Boys dont les Marshmallow assurent la première partie au Grand Rex. La note mods british qui habille l’ ensemble accompagne à merveille les textes français et cela mérite qu’on tire son chapeau. Les thèmes de l’amour, du voyage, de l’été sont traités avec fantaisie, duveteux et fourmillants de métaphores élégantes à la française. 


C’est musicalement impeccable, écrit et joué avec dextérité. La batterie de Pierre Durand et les percussions du réalisateur Yarol Poupaud qui participe aussi aux choeurs, les guitares de Fabien Peuch, la basse de Julien Zanetti et le chant leader de Fred Gamboa voltigent, taquinent, se fondent à la voix de Fred. Le chant de Fred Gamboa donne du tempo aux mots, tantôt écorché, spontané comme sur Bloody Mary à la paille et Enervé, rieur, frivole et chenapan dans A l’heure d’été et La logique de l’homme-canon. Marshmallow nous transporte dans ses loopings, au soleil Au fond du désert et sous Des palmiers sur ton Uniforme, à plein gaz sous Les Baobabs, en parachute ou sur les autoroutes dans 123° Fahrenheit. Le groupe balance des sons sucrés, donne du mouvement estival et jovial aux 11 titres, sans exception, nourris d’harmonies vocales chaloupées et d’arrangements pop festifs. La qualité de la production de Yarol Poupaud (guitariste de FFF et compositeur de la BO de Bus Palladium), du new-yorkais Mark Plati ( Bashung, Bowie, Rita Mitsouko, Cure) sur Les Baobabs, ainsi que de Julien Gaulier (des groupes British Hawaii et Hey Hey My My) est admirable. A l’heure d’été est au top des albums Piggledy Pop 2012 et les Marshmallow en tournée viennent nous donner le vertige à Paris au Nouveau Casino le 18 juin puis aux Francofollies de la Rochelle le 13 et 14 juillet.
 MarshmallowMyspace

samedi 16 juin 2012

David J

Les samedi de printemps pluvieux et assombris, j’allume une bougie et vlan, ça réveille ma fibre gothique. Certes, elle n’est pas énorme, ni assez grosse pour prier saint Philippe Manoeuvre avec mon tee-shirt Marilyn Manson et les bagouses têtes de mort aux doigts mais suffisamment garnie pour revenir furtivement sur Bauhaus. A la fin des années 70 et au début des années 80, déferle une vague d’excellents groupes post-punks, gothiques, cold-wave, comptant les Clash, Television, The Cure, New Order, Sonic Youth, David Bowie, Sisters of Mercy, Joy Division et le groupe anglais Bauhaus qui prend forme en 1979 avec Peter Murphy au chant, Daniel Ash à la guitare, le batteur Kevin Haskins et son grand frère David J à la basse. Tandis que Peter Murphy part du groupe pour une carrière en solo et soigner ses problèmes de santé, le quatrième album Burning from the Inside est signé par Ash et les frères Haskins. Bauhaus split en 1983, mais le trio continuera sous le nom Tones of tail puis Love and Rockets et cette même année David J se lance en solo avec son opus Etiquette of Violence.
  
Entre 1985 et 1998, Love and Rockets signe sept albums avec Daniel Ash au chant et guitares, Kevin Haskins à la batterie, claviers et David J qui, toujours bassiste, devient au même titre que Ash, interprète et auteur-compositeur. Alors que Love and Rockets prend un tournant pop et rock alternatif, David J qui commence son aventure en solo révèle un grand don pour l’écriture de ritournelles pop, ornés de saxophone, tambourin, harmonica, banjo, de textes magnifiques et par dessus tout gansé de sa splendide voix, fragile et émouvante. Avec Crocodile Tears and the Velvet Cosh en 1986, Songs from Another Season en 1989, Urban Urbane en 1992, The Birth Caul en 1995, The Moon and Serpent Grand Egyptian Theater of Marvels en 1996, Estranged en 2003 et Not Long For This World en 2011, David J travaille aux albums de Love and Rockets en parallèle et collabore aussi à des projets live comme le groupe The Sinister Ducks dans lequel jouent Alex Green et le mythique Alan Moore ( ce qui inspirera à David J un EP nommé V for Vendetta signé en 1984), il joue également de la basse dans le groupe Voltaire.



Prolifique, grand compositeur, David J offre son univers plein d'une intimité élégante, de textes emplis de poésie et interprétés avec beaucoup de charme. Au cours de ces dernières décennies, David J comme Lloyd Cole, marque la pop anglaise de son empreinte lyrique, narrative, nourrissant l’écriture d’arrangements brillants, des mélodies incroyables, une interprétation à la sensualité désarmante. David John Haskins est un artiste atypique, qui signe un keepsake de chansons impressionnant et garde une personnalité attachante et humble. Il n’a pas la reconnaissance méritée des médias et du public ce qui est totalement incohérent mais cela lui confère un caractère underground très précieux que j’avais envie de partager sur Piggledy Pop. GuitarManMP3 
L’album New Tales to Tell: A Tribute to Love & Rockets est paru en 2009, avec les contributions des Flaming Lips, Film School, Dandy Warhols etc...et le bon ami de David J, Franck Black.

dimanche 10 juin 2012

Yann Destal

Yann Destal est un auteur-compositeur français, qui fait et écrit de la musique depuis sa tendre enfance. Il commence par la clarinette, puis le piano au conservatoire, la batterie, et sera batteur dans son premier groupe de rock formé avec David Lewin. Il entre plus tard à l’American School of Modern Music à Paris, où il rencontre Romain Tranchart. Ils y étudient le jazz et le duo français, nommé Modjo, sort chez Barclays en 2000, le titre Lady, succès international qui lancera la vague French Touch. Modjo sort son premier album éponyme en 2001, qui remporte au passage une Victoire de la musique et le duo part pour une longue tournée.

  

Yann Destal de retour à Paris travaille à ses propres compositions, s’entoure en studio à Paris de Bertrand Burgalat, de l’anglais Paul Kendall (Depeche Mode, Wire, Goldfrapp) et de l’américain Stephen Hague (Orchestral Manoeuvres in the Dark, Peter Gabriel, Pet Shop Boys, New order, James etc). Ayant une écurie de renom à la production, les compositions de Yann Destal prennent forme, percutantes et enivrées. C’est Yann qui joue presque tous les instruments, guitare, piano, clarinette, batterie, basse et il accompagne son talent de technicien de sa voix mélodieuse et puissante. Alors que les titres s’envolent dans une atmosphère cinématographique, s’enchainent comme un bande originale, ce qui surprend au prime abord c’est son chant décomplexé, aux ressources infinies. Sa voix hypnotisante joue des notes frénétiques qui attirent l’oreille et nous fait pénétrer dans ses compositions, nous embarque sans scrupule. Ca fait du bien cette absence de tabous dans le chant chez un artiste français, cette jolie manière d’utiliser la voix comme un instrument, avec précision mais aussi une liberté touchante, en la lâchant avec tout ce qu’elle peut contenir de sensible. Cette rareté, cette particularité font de Yann Destal un musicien et interprète hors normes, une personnalité unique de la scène rock française.



Personnage sur scène, ses textes imagés et ses arrangements variés profilent une âme de cinéphile. L'écoute se fait comme rythmée par le déroulement d’une bobine de film, créant des décors. Derechef, il nous invite d’une main de maitre à le suivre dans son univers musical. Cette indépendance créatrice, le jeune artiste la met en oeuvre dans un nouvel Ep Stay by me, orné de 6 morceaux qui envisagent de façon surprenante du rock, de la pop, du jazz, de la soul, habité par ses influences musicales. Je retrouve à l’écoute des titres du Ummagumma de Pink Floyd mêlé à Saint Saens, Yes ou les Who avec du Morricone, les Monkees avec Barber, Polnareff avec Curtis Mayfield... 



You Know me, habillé de guitares, du piano, de percussions offre en rock symphonique efficace, mixé avec goût, il monte en puissance avant Let Me Be Mine qui enchaine l’attention attisée par le grain de voix de Yann Destal qui glisse sur les cordes de la guitare acoustique. Le régal sonore se poursuit dans un costume de pop orchestrale, grosse caisse, synthétiseurs, guitares électriques qui élèvent la mesure et l’émotion. Yann Destal réussit une reprise glam rock du Oh Darling des Beatles, démontre un talent immense de musicien et un sérieux don de production. La beauté harmonique de Life it Goes On, puis Need you so, continue d’envoûter et de faire voyager dans un rock progressif, psychédélique d’une qualité excellente. La voix telle un cri du coeur émeut tout au long de l’écoute jusqu’à Stay by Me qui boucle les 6 titres, et où les choeurs la mette en exergue, renforcée, encore plus vivante et vibrante. Stand by me et sa belle pochette illustrée de Fabrice Destagnol est un disque de haute couture, confondent et original. Yann Destal offre là un travail d’assembleur stylé et élégant. Créateur et moteur de sensations, l’artiste qui apparait au cinéma en 2010 dans Orphée New Wave de Marine Alice Le Du et en 2011 dans Les pseudonymes de Nicolas Engel est à découvrir le 14 juin en concert au Bus Palladium, Paris.

SiteYannDestal
Par esprit de famille, promenez un oeil sur les peintures et dessins de Fabrice Destagnol qu’Edward Hopper aurait surement apprécié : SiteFabriceDestagnol


jeudi 7 juin 2012

Trololo Man

C'est avec un certain trémolo dans la voix que Piggledy Pop annonce la disparition de Monsieur Trololo. Edouard Khil, alias Monsieur Trololo était un être unique (euh non, ce n'est pas un Pokémon) et le monde de la pop s'en inspirera longtemps, comme Poutine son compatriote qui, mélomane au pas de danse endiablé, fan de la première heure du Trololo, lui rend hommage "toute une époque de l’histoire de l’art musical russe qui s’en allait".
S'il n'y a pas de paroles c'est parce que le pouvoir soviétique à la sortie de ce titre, a tout simplement décidé de les supprimer. On dit qu'Edouard Khil a décidé à son tour de quand même sortir sa chanson avec des onomatopées, d'où son surnom Monsieur Trololo et surtout son succès qui mettra 40 ans à murir. C'est un peu inexact, même si c'est Khil qui tire une gloire quasi posthume, le réel homme  Trololo c'est Magomayev, qui a repris la chanson en onomatopées le premier. Mais ils ne se sont pas crêpé le chignon, ce qui a sauvegardé le charme de leur coiffure de hobbits et préservé l'image des artistes pop russes qui, dorénavant on le sait, émeut et touche Vladimir Poutine.

Edouard Khil



Muslim Magomayev