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lundi 30 avril 2012

Ivy

Ivy est un groupe franco-américain, basé à New-York depuis des années et constitué de Dominique Durand, Adam Schlesinger et Andy Chase. Le trio né en 1994 ne cesse de travailler et sort en 2011 un magnifique album aux sonorités powerpop et electro-pop qui rappellent Sarah Records. La parisienne Dominique Durand quitte la capitale en 1990 pour New-York. Andy Chase compose et bricole des morceaux, rencontre Dominique au cours d’une soirée et lui propose de faire un essai de voix sur une cassette 4 titres. Inexpérimentée en chant, elle accepte et se met aussi à composer avec Andy. Ils rencontrent Adam Schlesinger, alors bassiste des Fontains of Wayne. L’aventure Ivy est lancée. 
   
Adam Schlesinger, guitariste et bassiste, aborde en parallèle une activité de producteur, acquiert le studio d’enregistrement Scratchie Records qu’il dirige avec les 2 musiciens de Smashing Pumpkins et sera nominé en tant que meilleur musicien 2003 aux Grammys, aux Oscars (particpant à nombre de BO de films comme There's Something About Mary, Me, Myself & Irene, Ice Age 4, Orange County, etc, un titre pour les comédies musicales Cry-Baby ou encore Sesame Street, un Golden Globe pour la BO du film de Tom Hanks, That thing you do. De la même façon, Andy Chase, pianiste et clavieriste poursuit une belle carrière de producteur de quelques centaines de titres pour le cinéma et la télévision, signe des groupes (Depeche Mode, REM, The Yeah Yeah Yeahs) qu’il accueille dans son studio d’enregistrement new-yorkais Stratosphere sound puis fonde un autre label Unfiltered Records avec lequel il produit The Postmarks, les français Tahiti 80, Juliana Hatfield, Brookville, les écossais Trashcan Sinatras


Dominique Durand expatriée aux USA depuis presque 20 ans s’est mariée à Andy Chase et partant pour un séjour linguistique en 1989, avec les Smiths et les Pastels dans son walkman, elle ne pensait pas faire un aussi joli parcours avec les Ivy commençant avec le single de 1994, Worry About You qui sera au générique de la série Kingdom Hospital de Stephen King. Après deux ep classés très vite dans le top des charts anglais, le premier album Realistic sort en 1995; et le trio décolle, part en tournée avec Oasis, Lloyd Cole, Divine Comedy, Yo la Tengo, Saint-Etienne, etc. Suivent les albums Apartment Life en 1997, Long Distance en 2001, Guestroom en 2003 (album de 10 reprises comprenant des titres de Kate Bush, Serge Gainsbourg, Papas Fritas, Cure, House of Love, Go-Betweens ...etc), In the Clear en 2005 et le tout dernier de 2011, All Hours.


La particularité des Ivy est le mélange de ses trois personnalités, l’accent frenchy touchant de Dominique Durand, sa voix si mélodique sur les compositions pop fantastiques d’Andy et d’Adam qui se renouvellent constamment et dont l’oreille absolue reste fort inspirée. All Hours est habillé de synthétiseurs à l'âme eighties, d’un tempo pop jubilatoire, de vagues de guitares et de basse qui redorent le blason de la synth-pop. Ivy sait nous offrir des rythmes chaloupés, des textes émouvants, des ambiances bossa, pop, ambiant comme aucun autre groupe qui souffle cette année ses 20 ans. IvySite

The Postmarks

Les Postmarks, loin d’être plats comme des timbres poste, cravachent et galopent dans l’univers de la pop et l’arrivée de leur deuxième album Memoirs At the End of the World le 25 Août 2009, n’a rien de testimonial. Le groupe  produit pour son disque éponyme de 2007, déjà solide et prometteur. Les médias en raffolent, la presse fait des ronds de jambe et un fan pas anonyme, Andy Chase, du groupe Ivy, leur propose en 2008 ses studios d’enregistrement et le label (Unfiltered) qu’il dirige pour signer le deuxième album. By the Numbers parait et contient 12 fabuleuses covers, reprenant Blondie, Jesus and Mary Chain’s, Ride, Astrud Gilberto, Bowie, Cure, Ramones, Byrds etc. Quelques mois et quelques scènes plus tard, les Postmarks accompagnent Album Leaf, Múm, Les Apples in Stereo et les New Pornographers.
La particularité des Postmarks est en la jolie personne de Tim Yehezkely, qui écrit et compose les chansons avant de leur prêter sa voix. Le chant de Tim est sensuel et sucré, ramenant une vague sixties de Nancy Sinatra et Burt Bacharach soupoudrée d’une sonorité mutine pop de Camera Obscura et des Concretes. La composition des titres et les arrangements se font à six mains avec Christopher Moll et Jonathan Wilkins, qui avec la chanteuse leader Tim, forment la pierre angulaire Postmarks. Le trio aime le thème du cinéma, d’ailleurs leur album sonne comme une Bande Originale de film qui se rapproche de l'esprit de la BO du film CQ. Les 13 titres de ce superbe cd sont bons et beaux. Il y a du bossa, du grandiloquent sur des orchestrations fonceuses d’orchestre symphonique échaudé, des mélodies somptueuses au rythme chaloupé. Les trompettes, le sitar, les guitares s’accordent pour dessiner un genre pop baroque et ambient grandiose. L’opus No One said This Would Be Easy est fulgurant d’efficacité, d’emblée les paroles et les archets ravivent les airs de John Barry ou de Bill Conti. Suit My Lucky Charm, illustrant là encore un domaine cinématique du style de Mancini ou de Morricone. Dans la même veine, le morceau All you ever Wanted est comme le décrit Tim “épique” révèlant une collection surprenante de sons comme une pierre précieuse à multiples facettes musicales. Go Jetsetter est un véritable bijou tubesque pop,groovant sur les flûtes et le clavecin. Le savoir-faire des Postmarks est amplement perceptible avec Gone et la fabuleuse basse de Brian Hill, le piano de Jeff Wagner, deux nouveaux venus dans le groupe, conclut l’écoute comme en générique de fin alliée à la voix de Tim, posée, suave, mémorable. PostmarksSite

jeudi 26 avril 2012

Dark was the Night 2

Spoon - Well-Alright (le deuxième disque s’ouvre avec la ritournelle rock de Spoon et avec qui c’est un plaisir absolu constant dans les oreilles) 
Arcade Fire - Lenin (le tempo rock et boogy ne nous quitte pas grâce au Lenin qui balance un rock intemporel) 
Beirut - Mimizan (biensûr, Beirut, égal à lui-même, avec son accordéon et son metalophone, ses batteries et cymbales assurant rythme vivifiant et motivant, ambiance chatoyante, familière) 
My Morning Jacket - El Caporal (les excellents My Morning Jacket appose leur signature à la compilation avec une valse pop, ornée de piano, de mandoline, de cuivres, liés à la voix sensuelle du chanteur charismatique Jim James
Sharon Jones & The Dap-Kings - Inspiration Information (reprise energique, efficace de Shuggie Otis par Sharon Jones & the Dap Kings, musiciens à l’origine de Amy Winehouse)
 

David Andrew Sitek - With a Girl Like You (là encore une reprise exécutée dans les règles de l’art par Sitek qui est un grand musicien. Chanté par les Troggs en 1966 sur l’album From Nowhere, c’est le genre de cover qui est un réel exercice de style, par gagné à l’avance qui démontre bien que Sitek, membre du groupe TV on the Radio, qui a aussi joué dans Liars et Yeah Yeah Yeahs, a des références et de l’inspiration. 
Buck 65 Remix - Blood Pt. 2 (magnifique reprise des Castanets par Buck 65 avec le duo improbable, fort étonnant de Sufjan Stevens et Serengeti
The New Pornographers - Hey, Snow White (Il y a une sublime energie qui nourrit cette reprise du titre de Destroyer, projet parallèle de Daniel Bejar, aussi membre des New Pornographers, qui parait sur son album This night
Yo La Tengo - Gentle Hour (reprise langoureuse d’un morceau de Snapper honorée par la guitare de Yo la Tengo. Snapper est un groupe qui a été repris par Stereolab et The Jesus and Mary Chain. Ici, Yo la Tengo assure une version pop délicate et aérienne)


Stuart Murdoch - Another Saturday (comment ne pas applaudir la participation du leader de Belle and Sebastian qui offre un titre inédit. Marié depuis 2007 à sa nymphe, Murdoch est engagé auprès d’associations pour les droits des homosexuels et milite également pour des thèmes écologiques) 
Riceboy Sleeps - Happiness (electro pop, ce titre de 8mn nous emmène et nous embarque, exécuté avec la veine aristocratique de Jonsi Birgisson et Alex Somers, deux compères du groupe Sigur Ros, vénéré par Piggledy Pop. Happiness, offert pour la compilation est instrumental, grandiose et fragile, il fait vibrer toute corde sensible.. chez ceux qui en ont) 
Cat Power et Dirty Delta Blues - Amazing Grace (duo somptueux ou la voix de Cat Power jazzy, bluesy est plus que jamais convaincante et ravissante)
 

Andrew Bird - The Giant of Illinois (Andrew Bird qui pince ses cordes de violon avec une musicologie d’expert et de troubadour reprend à sa manière extrêmement touchante un titre des Handsome Family. Pour l’anecdocte, Jeff Tweedy participe aux voix sur ce texte qui parle de la mort avec un sens poétique, libérant le thème de la compilation de tout son poids) 
Conor Oberst et Gillian Welch - Lua (là encore, la chanson est proposée par un duo charmant, surprenant et qui à l’oreille, fait sonner deux voix qui se lient et se mélangent avec beaucoup de saveur. La douceur et l’harmonie suave dans Lua ne sont pas fades, mais piquants de sensualité) 
Blonde Redhead et The Devastations - When the Road Runs Out (titre animé d’amour, son tempo est rempli de sentiment et forcément, l’univers soft de Blonde Redhead ne tombe pas à brule pourpoint à ce moment de la compilation) 
Kevin Drew - Love Vs. Porn (titre chaud à rougir de Kevin Drew, fondateur du groupe baroque-pop Broken Social Scene, également le galant de Feist pour le côté pop-ragots, le texte est huilé de sensualité, la mélodie remplie d’amour) 
Beach House - Play The Game (Beach House est un duo formé par Alex Scally et la nièce du compositeur français Michel Legrand, Victoria Legrand. Tous deux bouclent magnifiquement l'écoute des 31 titres en ajoutant leurs pattes electro-pop à Play the Game, titre de Queen, qui a sa place au sein de cette excellente compilation)

Les frères Dessner de The National ont planché pendant 2 années sur la production de Dark was the Night. C'est un travail de titan qu'ils ont réussi avec goût, beaucoup d'idée, de motivations. Les thèmes abordés sont l'amour, la mort, la vie, et ils sont admirablement parvenus à lister un panel de groupes, essentiellement nord-américains, qui représentent l'indie pop contemporaine. L'art de faire une compilation réside dans la variété de sons et de styles avec homogénéité dans le sujet et en luxe, récolter des inédits et des duos. Le pari relevé est gagné. Dark was the night est un objet de valeur qui a été fabriqué pour une belle cause. Même si le double cd, triple vinyle date de trois ans, son existence reste à évoquer et si vous n’êtes pas aptes à apprécier Muriel Robin ou Jean-Marie Bigard poussant la chansonnette pour le Sidaction, vous trouverez votre plaisir tout en faisant en beau geste en commandant Dark was the Night. Red Hot Organization sort en 2011 la dernière compilation en date, Red Hot + Rio, projet regroupant Beck, Caetano Veloso, Seu Jorge, Beirut, Bebel Gilberto, Of Montreal, Aloe Blacc, Marisa Monte etc pour une écoute ensoleillée de groove brésilien, de pop-bossa.
RedHotOrganization

Dark was the Night 1

Dark Was the Night est une compilation pas fraiche parce qu’elle date de 2009 mais toujours rafraichissante parce que fleurie de 31 titres qui font rayonner le style pop rock indie. C’est à l’initiative de John Carlin, fondateur de la Red Hot Organization, association caritative qui récolte des fonds pour la lutte contre le Sida, que label 4AD sort depuis plus de 20 ans des compilations. Le fruit de leur vente est reversé à Red Hot Organization, ainsi que les bénéfices des concerts et lives; L’aventure commence en 1990 avec la première compilation de reprises de Cole Porter. La compilation qui lancera la renommée de Red Hot est celle de 1993, nommée No Alternative qui collecte les participations de Nirvana, Sonic Youth, Pavement, Smashing Pumpkins, Verlaines, etc.

Deux décennies plus tard, le 17 février 2009 parait cette magnifique seizième compilation Dark Was the Night, titre emprunté à la chanson du bluesman, Blind Willie Johnson. Aux manettes il y a les frères Dessner, Aaron et Bryce, du groupe The National qui produisent et orchestrent les morceaux de la compilation. Ils réussissent avec brio à dresser une liste ravissante d’inédits, de reprises, de duo, interprétés par des artistes connus ou plus underground, et brossent au fil des titres un beau portrait de la musique actuelle américaine. C’est un travail de maitres que produisent les frères Dessner, en deux cds ou version trois vinyles :


Knotty Pine - Dirty Projectors & David Byrne (titre qui ouvre sur un tempo dansant et des envolées de guitares qui collent tant aux Dirty Projectors et à David Byrne qui est fidele à Red Hot Organization depuis des années)
Cello Song - The Books feat. Jose Gonzalez (reprise electro-pop très originale et très belle du Cello Song de Nick Drake avec les claviers des Books sur la voix envoutante de Jose Gonzales) 
Train Song - Feist & Ben Gibbard (ce duo de Leslie Feist et du chanteur de Death Cab for Cutie, Ben Gibbard reprend le printanier Train Song de Vashti Bunyan)
Brackett, W9 - Bon Iver (titre magique offert comme un cadeau par Bon Iver) 
Deep Blue Sea - Grizzly Bear (là aussi, les Grizzly Bear offrent Deep Blue Sea, balade touchante et colorée de guitares, de cuivres, de sifflements et de voix chaleureuses) 
So Far Around the Bend - The National (les clarinettes, hauts-bois, trompettes, violons, piano de The National brillent sur le titre offert avec élégance par Aaron, Bryce Dessner et le talentueux Nico Muhly ) Tightrope - Yeasayer (peu étonnant que le génie rythmé de Yeasayer vienne se pencher sur le disque avec son contemporain et extraterrestre Tightrope)


Feeling Good - My Brightest Diamond (magique reprise de la chanson de Nina Simone par My Brightest Diamond qui sait retransmettre l’émotion et le message de l’originale) 
Dark Was the Night - Kronos Quartet ( la reprise hallucinante du titre de Blind Willie Johnson est un superbe moment de blues teinté de psychédélisme qui respecte avec tact l’esprit du morceau original) 
I Was Young When I Left Home - Antony & Bryce Dessner (Antony Hegarty et Bryce Dessner ont su concocté une reprise de Bob Dylan. Mêlant leur musicalité et leurs univers d’une très jolie manière, ils relisent somptueusement I Was Young When I Left Home avec la griffe de Bryce Dessner à la guitare, de violons, d’harmonica sur les dernières notes)
 

Big Red Machine - Justin Vernon & Aaron Dessner (Justin Vernon apporte sa voix majestueuse sur les notes de piano d’Aaron Dessner et tous deux s’accordent à orchestrer de façon symphonique un très beau Big Red Machine, en relation avec le thème crucial de la compilation.
Sleepless - The Decemberists ( Colin accroche les émotions avec cet inédit magnifique, gracieux, à l’âme pleine et ronde, qui respire la créativité et l’inspiration, l’art de la composition en crescendo et de l’interprétation signée à l’accoutumée The Decemberists)
 


Die - Iron & Wine ( voilà un court passage en acoustique, où le chant émouvant d’Iron & Wine fait voltiger de nobles notes, hommage aux enfants malades du Sida pour qui vont les bénéfices de la compilation) Service Bell - Grizzly Bear & Feist (arrangé par Grizzly Bear, ils chantent en canon avec la voix cristalline de Feist et crée un mariage savoureux sur ce titre) 
You Are the Blood - Sufjan Stevens (surprenant, Sufjan Stevens utilise sur ce titre des synthétiseurs, montant en puissance le long des 10mn de cette reprise ici tres alternative du You are the Blood des Castanets)

dimanche 15 avril 2012

Festival ÅÄÖ

C’est la troisième édition du Festival ÅÄÖ (Musiques Actuelle Suédoises) qui se déroulera cette année du 11 mai 2012 au 16 mai 2012 à Paris. Ce jeune festival qui est en plein essor a pour but de faire découvrir les talents d’artistes suédois, confirmés (ou pas), évoluant dans les sphères contemporaines de la musique pop, folk, rock.
Tout commence en septembre 2009; Paris honore et fête la Suède grâce à l’initiative du Centre Culturel Suédois qui est fort actif. L’Institut Suédois fait venir Ane Brun, Rosie Staff, Jenny Wilson, Nina Kinert et Jennie Abrahamson qui revient cette année. Le public français a pu découvrir lors de la deuxième édition en 2011, Jay Jay Johanson, Anna Järvinen, Prince of Assyria, Nina Kinert, Yaya Herman Dune, Bye Bye Bicycle (qui venaient de sortir leur premier album), Nicolai Dunger, Frida Hyvönen, Anna Von Hausswolff, The Concretes et Pacific avec Sarah Assbring de El Perro del Mar

Les salles de concerts parisiennes, la Maroquinerie, la Fleche d’Or, le Point Ephemere, se prêtent volontiers au jeu. La presse rock et la presse quotidienne sont unanimes, parle de l’événement comme d’un rendez-vous nordique des plus chaleureux et «ce son qui nous obsuède», «Paris sous les Blondes», avec «les enfants d’Abba» est aussi mis en exergue par les radios, France Inter, France Culture, Le Mouv, RFI, FIP, Campus Paris, France Musique.
Les lecteurs de Piggledy savent que les suédois, princes de la pop, apparaissent dans les chroniques plus qu’à leur tour, Peter Bjorn and John, Club 8, Peter Von Poehl, First Aid Kit, Björn Kleinhenz, Acid house Kings, I'm From Barcelona, Lisa Ekdahl, The sound of Arrows, etc...
En 2012, au coeur de Paris dans l’Hôtel de Marle de 1560, acheté par la suède en 1965 pour le restaurer, l’Institut Suédois déroule le tapis rouge pour la troisième fois à ce superbe festival.




Sur cinq sites, c’est le Trabendo qui ouvre les festivités pop, groovy, electro le 11 mai avec Pacific ! , Korallreven, Simian Ghost, Club Tracasseur Disco. La Gaîté Lyrique enchaine deux soirées avec le 12 mai Peter von Poehl et Free Fall, puis le 13 mai The Soundtrack of Our Lives, Marie Modiano, Fika musical et Peter von Poehl unplugged. Le 14 mai la Maroquinerie ouvre ses portes pour les concerts de Frida Hyvönen, Jennie Abrahamson, Promise and the Monster.
Le 15 mai l’élégance intimiste de l’Institut Suédois proposera une garden party dans le jardin de l’Hôtel suivie d’une soirée scandinave chaleureuse en la présence de Jennie Abrahamson et de Blessing. La clôture du festival se passe le 16 mai au Point Ephemere qui battera la mesure sur Agent Side Grinder, This Is Head, et le groupe féminin The Mob qui connait bien les lieux pour y avoir été en résidence.
Le Festival ÅÄÖ qui offre un magnifique panorama de la musique actuelle suédoise, un panel raffiné de groupes connus ou de jeunes talents, devient l’évènement incontournable de la pop et royal pour le public parisien !
FestivalÅÄÖ


French Dog Blog


Je vous invite à visiter le blog French Dog qui est dédié à Pete Doherty, les Libertines, Babyshambles et autres relations ( comme Adam Ficek ). Merci à l'équipe d'y relier Piggledy Pop :  RosesKingCastles !

samedi 14 avril 2012

Francis Plagne

Francis Plagne est un troubadour australien qui compose des harmonies originales, expérimentales, faisant penser à Syd Barrett, aux Beach Boys, Gruff Rhuys, Dyke van Park. Son opus Idle Bones signé en 2005 est déroutant. Utilisant toutes sortes de percussions, d’instruments, cet album concept est varié en sonorités. Médiéval, psychédélique, Francis Plagne qui écrit des textes élégants et les interprète avec classe, y brode une histoire avec des chapitres, nommés Idle Bones / Sinking Ships and The Ballad of the Boars, ornés d’interludes et de morceaux pop percutants. L’album sophomore, éponyme, sorti en 2008, nous esquisse plus en détail tout ce qui constitue l’univers artistique de Plagne, comme la musique minimaliste, il rend hommage à Luciano Cilio sur le titre Cilio, et comme la littérature, en rendant également hommage à Herman Melville sur Turkey’s paroxysms.



Ne manquant pas d’inspiration, le jeune musicien de Melbourne signe en 2011 un magnifique LP en vinyl, Tenth Volume of Maps, sur le fabuleux label australien de Stanley Paulzen, Lost and Lonesome ; Album mixé par l'ami Joe Talia, sur scène Francis Plagne est accompagné d'autres amis : Connal Parsley et Alex Garsden à la basse et guitare, et de Mark Harwood aux percussions et synthétiseurs.



Se définissant lui-même comme « the sensibility of a middle-aged musicologist and the free-form enthusiasm of a teenage music nerd», Francis Plagne intrigue et son talent de compositeur multi-instrumentiste sans borne est admirable. La construction alternative de ses compositions est baroque, les 10 titres de Tenth Volume of Maps, proches de la musicalité de Pet Sounds, comportent du violoncelle, joué par Judith Hamann, de la guitare jouée par Alexander Garsden, du violon assuré par James Rushford, également ingénieur son et arrangeur ainsi que des amis invités, Ned Collette et Anthony Pateras (au piano sur Oranges).
Francis Plagne est un musicien de surcroît avec une personnalité sereine et équilibrée perceptible dans la texture et la mélodie de sa voix. A découvrir et à savourer !
FrancisPlagne

lundi 9 avril 2012

Ladybug Transistor

Ladybug Transistor, conduit par Gary Olson, groupe new-yorkais qui sort son septième album Clutching Stems en 2011, est un des groupes phares de Piggledy Pop. Je nomme souvent le groupe comme référence parce qu’il est depuis les années 2000, inspiré, prolifique, en constante évolution et instaure un style dans la pop depuis plus d’une décennie.
Parti de quelques démos bricolées dans la maison familiale du leader en 1996, Marlborough Farms, également le nom du premier album, Ladybug Transistor main dans la main avec Jennifer Baron, son frère Jeff Baron, Chris Zitter, puis Sacha Bell, qui forment de leur côté le groupe Essex Green, ne cesse de grandir.



Le groupe de Brooklyn est composé au départ des musiciens du groupe Essex Green, ainsi que de Kyle Forester, guitariste et clavier (qui joue dans les Crystal Stilts depuis 2003), Julia Rydholm qui est bassiste et violoniste, le batteur San Fadyl douloureusement disparu en 2007, et Ben Crum également guitariste et leader des Great Lakes. La joyeuse équipée pop baroque des Ladybug Transistor a changé et compte désormais le trio Gary, Julia, Kyle accompagné de Michael O'Neill et Mark Dzula aux guitares et d’Eric Farber à la batterie.



2011 est l’année de l’album Clutching Stems qui aborde comme de coutume, des arrangements pop somptueux, une orchestration colorée de cuivres et de cordes sur la voix et les textes délicieux de Gary Olson.
Gary Olson, également producteur (Kevin Ayers), qui a aussi récemment collaboré au début de la comédie musicale God help the Girl signée de Stuart Murdoch, Belle and Sebastian, ne cesse de se faire un nom dans le milieu indie-pop. En griffant Clutching Stems de son style délicat et sophistiqué, en fournissant les morceaux de clarinette, de trompette, tambourin, flûte, claviers et guitares électriques, le multi-instrumentiste Gary Olson se place dans la lignée des grands compositeurs de chamber pop. Les 10 titres offrent la participation de Frida Eklund et de James Hindle ; Gary Olson s’entourent d’amis comme sur le divin Life Less True qui boucle l’album avec le featuring de Darren Hanlon, Monnone Alone (Mark Monnone des Lucksmiths) et Sheahan Drive ( des Architecture in Helsinki).
Toujours dans la belle âme sixties des Left Banke, Ladybug Transistor propose un sublime Clutching Stems qui je l’espère amènera le groupe à le délivrer en live en France bientôt.
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lundi 2 avril 2012

First Aid Kit

First Aid Kit est composé de Johanna et Klara Soderberg. Les soeurs suédoises commencent à composer et se produire en public à 17 ans, enregistrent elles-mêmes à la maison un titre qui passera plusieurs mois sur les radios, Tangerine. Se frayant doucement un beau chemin, le premier EP Drunken Trees sort en 2008 et il est remarqué par le label londonien Wichita Records. Le label rééditera en 2009 ce EP avec des titres en bonus comme une reprise des Fleet Foxes qui invitera par la suite First Aid Kit à partager la scène lors d’une tournée. S’ensuit un beau succès sur internet et grâce à la diffusion du clip de la reprise Tiger Mountain Peasant Song. Folk, bluegrass, les deux jeunes femmes jouent de la guitare, du piano et chantent telles de dignes héritières de Burt Bacharach

To a Poet


King of the World


Ayant de belles références et des influences variées, elles s’offrent une reprise de Patti Smith, Dancing Barefoot. Jack White les invite sur un single deux titres signé de son label Third Man Records' Blue Series. En 2010 sort leur fabuleux opus, The Big Black & the Blue qui mêle l’esprit de Dylan à celui de Cohen avec en prime une touche de féminité. En février 2012, les First Aid Kit reviennent avec un second album, Lion's Roar, magnifiquement enregistré en studio avec l’aide professionnelle du producteur Mike Mogis (Bright Eyes) avec qui elles partagent la scène à Nashville en 2011. Conor Oberst vient aussi prêter sa voix en participant au duo sur King of the world.



L’âme country du disque est riche d’harmonies, fleuries de cor, de flûtes, violons, accordéons, d' arrangements mélodieux aux allures médiévales qui apportent des particules de sonorités scandinaves. Certains titres comme In the Hearts of Men, To a Poet, Dance to Another Tune, Wolf, montrent déjà un sacré talent de composition, une inspiration époustouflante et une incroyable maturité dans les textes, dans l’interprétation. First Aid Kit jouera à l'Olympia, Paris, le 2 juillet 2012.
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