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mercredi 24 octobre 2012

Aidan Moffat

La carrière d'Aidan Moffat est fleurie de projets, de collaborations, conséquente de chansons et d’associations. Né en Ecosse en 1973, il commence la musique au lycée, écrit très tôt ses morceaux. N’ayant pas un goût très affûté pour les études qu’il quitte à 17 ans, il travaille au sein d’un magasin de disques, puis en 1995, rencontre son alter-ego Malcom Middleton, avec qui il enregistre sur cassettes les premières démo pop de Arab Strap que le label Chemikal Underground signe dès 1996. L’album The Week Never Starts Round Here parait, avec Jenny Reeve au violon et Stacey Sievewright au violoncelle. Aidan Moffat chante, participe à l’écriture, joue du piano et de la batterie, tandis que Malcolm Middleton multi-instrumentiste, écrit la plupart des textes. Le tandem, magnifique, s’entend à la perfection, compose des musiques indie-pop suaves et sensuelles qui se mélangent à des textes parfois caustiques, sarcastiques mais aussi poétiques et amoureux. 


Arab Strap poursuit avec en 1998 Philophobia (sur lequel Stuart Murdoch, Sarah Martin et Chris Geddes apportent leur participation), le succès grandit avec en 2000, Elephant Shoe, puis un an après The Red Thread et en 2003 l’excellent Monday at the Hug and Pint. Le duo signe le dernier album en 2005 du nom évocateur de The Last Romance. L’amitié ne cesse pas pour autant entre les deux artistes qui travaillent toujours ensemble. Malcolm Middleton, depuis, signe cinq albums de son nom ainsi que sous le pseudo Human Don't Be Angry, et s’apprête à sortir un sixième album cette année. 
Quant à Aidan Moffat, après la séparation d’Arab Strap, il travaille avec Mogwai qui lui dédie un titre en 1999 Waltz for Aidan; il récolte l’admiration de ses pairs et autres messages de collègues musiciens comme Belle and Sebastian qui signe l’album The Boy with the Arab Strap en 1998. Il en va de soi, Moffat prend part au Reindeer Section en 2001, ensemble d’artistes écossais formé par Gary Lightbody de Snow Patrol, comptant les membres de Mogwai, The Vaselines, Belle & Sebastian, Idlewild, Alfie, Teenage Fanclub, mais aussi Eugene Kelly, Iain Archer etc..

En solo, Aidan Moffat sous son nom d’artiste Lucky Pierre propose Hypnogogia en 2002, suivi du plus instrumental Touchpool en 2005, puis Dip en 2007; Albums personnels, dont les compositions montrent son grand talent d’auteur, de musicien complet avec des instrumentations ornées de trompette, violon, violoncelle, piano, guitares et flûte. En 2011, c’est la consécration avec Everything's Getting Older qu’il concocte avec Bill Wells, bassiste, pianiste, guitariste de jazz influencé par Burt Bacharach, les Beach Boys et qui accompagne The Pastels, Isobel Campbell, Kevin Ayers, BMX Bandits entre autres. Everything’s Getting Older qui remporte The Scottish Album of the Year est un savant mariage de pop, de jazz, offrant la participation d’Isobel Campbell au violoncelle, Stevie Jackson à la guitare et Paul Savage au mixage. De style alternatif, la voix d’Aidan Moffat qui est au piano et à la batterie est toujours source de frissons. Porteuse de textes pleins de poésie, la délicatesse des mots va comme un gant à Aidan Moffat qui là, abandonnant le principe du caustique, laisse entrevoir de manière brillante et émouvante toute sa tendresse et sa complexité. AidanMoffat
  C’est caillouteux de tracer le parcours de cet auteur-compositeur à la voix renversante, artiste prodige au piano, qui signe d’abord avec Arab Strap puis sous le nom de Lucky Pierre, Alaho Hawaii avec Mogwai, les projets délirants de Human Don't Be Angry et The Angry Buddhists, ou encore sous le nom Aidan Moffat & the Best-Ofs, avec en bonus des participations à Emma Pollock, Loch Lomond, Daughters and sons, Okkervil River etc.