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vendredi 21 septembre 2012

Noah and the Whale

Quintet pop folk de Londres, Noah and the Whale qui n’a pas d’actualité ni désormais besoin de couverture médiatique, mérite que ses trois disques sortent de temps en temps des fagots. Charlie Fink est au chant, ukulele et guitare, Michael Petulla à la batterie, Matt Owens alias Urby Whale à la basse, Fred Abbott au clavier et à la guitare électrique et Tom Hobden au violon. A ses débuts en 2008, le groupe qui compte des choristes comme Emmy the Great et Laura Marling, compose des mélodies folk avec une dominante de cordes, mandoline, guitares, ukulele et des voix féminines en fond accompagnant la jeune voix majestueuse de Charlie Fink. Le single 5 Years Time, plus pop et dansant que les autres, les distingue illico sur les radios et porte leur opus Peaceful, the World Lays Me Down dans les meilleures ventes anglaises.

  

En 2009, les choristes féminines quittent le navire sans que cela soit pour autant un manque à gagner, Noah and the Whale sort un second album The First Days Of Spring qui est en si peu de temps après, magnifiquement inspiré et orné d’arrangements symphoniques comme sur Love of an Orchestra. Tandis que Peaceful, the World Lays Me Down est un album amoureux, The First Days Of Spring est un album de rupture. Wikipédia révèle qu’une des choristes en partant aurait brisé le coeur de Charlie Fink (mais cela ne nous regarde pas). Donc, Charlie Fink écrit des textes somptueusement nostalgiques et touchants en ayant perdu sa muse, les interpréte avec sa voix en dessous de la tonalité, lui donnant un effet désabusé excellent dans My Broken Heart, qu’on lui espèrerait presque une floppée de deceptions amoureuses «You can give up anything when you're following your heart, I never had the time to show I could depart, with my whole being, go back to the start, Oh I promised more in vows then I ever give with my heart, But I’ll be Lonely again.»
  

En 2011, Noah and the Whale signe sa troisième production Last Night on Earth, plus rythmée, electronique, tenant plus de Springsteen que du Velvet Underground, deux de leurs influences. J’y suis moins sensible parce que le pop folk disparait derrière du mainstream mais l’album semble être une réussite,  qui plait et séduit puisque la formation continue de jouer dans des festivals de renom et assure nombre de concerts. Le single Life is Life, remixé par le français Yuksek, montre à quel point Fink s’éloigne de Tom Wait, de Bob Dylan, de Lou Reed et son Berlin, ses références. Je ne sais pas s’il y a du positif dans le changement mais en attendant leur prochain album, ces cinq fans de Wes Anderson sont présents dans moult bandes originales de séries, de films et dans les publicités, continuent de gagner une renommée. Récemment, j’ai découvert leur titre 5 Years Times sur la bande originale de Let my people go, film original de Mikael Buch qui sort des sentiers battus, à voir.