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samedi 7 juillet 2012

J'irai dormir à Hollywood

Camera au poing et à l’épaule, le globe-trotteur qui propose ses aventures à la télévision en filmant ses voyages et s’invitant chez les particuliers à chaque halte, entreprend ici de traverser le continent américain pour offrir un long-métrage de son périple. De J’irai dormir chez vous , sa noble entreprise se transforme en J’irai dormir à Hollywood . Drôle, émouvant, Antoine de Maximy nous invite à partager ses douces folies, ses excentricités : sauter en parachute au dessus de New-York, négocier avec des vigiles de Los Angeles armés jusqu’aux chaussettes, entrer chez Georges Clooney ou forcer les barrages de sécurité autour de Will Smith. C’est un zoom humain sur l’opulence et l’extrême pauvreté vu avec l’esprit rieur, taquin et surtout libre de De Maximy. Ce personnage curieux de rencontrer et écouter les indigènes, n’aime guère les interdictions et véhicule une véritable âme rock’n Roll.




Pour imager cette personnalité, couronner de bonnes notes le film, Fabrice Viel compose la musique originale avec la complicité de Beatrice Ardisson qui appose sa griffe, signe sa première BO en rajoutant sa sélection de titres. Le choix des morceaux se lie à la perfection au road trip d’Antoine de Maximy qui lui-même souligne "Ce genre de reprises correspond tout à fait à mon univers, où l’auto-dérision occupe une grande place… ".



On retrouve de l’humour dans la version chaloupée de Riders On the Storm par Senor Coconut, l’ambiance far west est bien installée grâce à Marty Robbins, aux Hormonautes et leur version country de Staying Alive. Il y a aussi du funk jazzy, du groove avec Lucille Tepperman, du rock biensûr avec Elvis Presley et du décalé qui colle aux images à la perfection avec les Greenskeepers. Sur les 21 titres, 9 sont composés par l’excellent Fabrice Viel qui entouré de François Sabin aux cuivres, Grégoire Fauque à la guitare, Aurélien Guyot au violon, Michael Lafolie au piano, Bruce Cherbit à la batterie, propose une bande originale engagée, rythmée et en osmose avec le film sorti en novembre 2008 qu’il est de bon ton de voir en amont.