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dimanche 24 juin 2012

Jude

Jude est depuis des années un des artistes que j’admire le plus et que j’écoute abondamment. Michael Jude Christodal, qui est originaire de Boston, est probablement un des meilleurs songwriter de notre époque sans la notoriété méritée. Son opus 430 N Harper Ave. arrive dans les bureaux de Maverick, label américain fondé par Madonna en 1992, qui a fusionné 12 ans plus tard avec Warner. L’album fructueux en mélodies, textes poétiques, est suivi de l’album No One is Really Beautiful en 1998 fourni tout autant d’arrangements magnifiques, d’une écriture métaphorique gracieuse et d’un chant sensible qui tient des domaines artistiques d’Elliott Smith, de Neil Young, Bob Dylan avec le tempo de Badly Drawn Boy ou de Brendan Benson. Album fécond en cordes, la guitare est accompagnée de piano, flûtes, violons, violoncelles, basse, de claviers et batterie tout au long des 13 titres. La particularité de Jude qui est diplômé en philosophie sont ses textes d’une beauté et d’une richesse littéraire incroyable, dans lesquels il rend hommage à Charles Bukowski, à Kerouac comme dans You Mama You où il chante I found places and traces of a storybook world, And I went out there for a ride. Lié par contrat, il propose un projet opéra-rock non accepté par son label et King of Yesterday sort dans la douleur, le 11 septembre 2001; Jude quitte Maverick.

  

De manière indépendante, il sort deux disques Sarah en 2004 et Redemption en 2006. C’est alors que le label parisien Naïve se lie à Jude et King of Yesterday est réedité en octobre 2005 avec Cuba en titre bonus, sortie agrémentée d’une série de concerts. En 2007, Jude crée le projet country-rock Low Stars avec Chris Seefried, Jeff Russo et Dave Gibbs et Jude repart dès 2008 en solo. Depuis les titres de Jude doivent être passés dans vos chères oreilles sans que vous le sachiez à travers des programmes TV comme Roswell, Dr House, Alias, Smallville, Dawson, What about Brian, Lost, City of angels... à découvrir!