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jeudi 5 janvier 2012

Marc Gauvin

D’origine bretonne, Marc Gauvin est revenu vivre en France, à Rennes et à Paris après avoir vécu quelques années à Bristol. De son aventure anglaise sans perdre en route son envie d’écrire en français, est née une collaboration fidèle avec ses amis Jim Barr des Portishead, Tommy Payne, John Baggott, John Dent et Jesse D.Vernon de Morning Star qui travailleront avec lui sur chacun des disques. (morningstarPiggledypop)

Le premier disque de Marc Gauvin, Maline Chloé, de 1999 est suivi du somptueux Femme Légère de 2001 sur lequel parait Je suis ton mec, ballade pop dans la veine du Velvet Underground dont la vidéo (ci-jointe) tournée à Bristol, est signée Maria Mochnacz (vidéaste de PJ Harvey).
Puis en 2002 sort Tam-Tam de l’Amour, aux accents bossa-nova, qui offre une orchestration magnifiquement pop assurée par la même fine équipe d’amis musiciens, Jesse Morningstar au slide, Jim Barr à la basse, guitare, banjo et sitar, à laquelle s’ajoutent des flûtes, du cor et tuba, de la clarinette, John Dent à la trompette, John Baggott au piano, Tommy Payne à la batterie, Kevin Byrne à la guitare et Adrian Atley au moog. Tam-Tam de l’Amour est salué par la critique qui le classe très Gainsbourgien tellement les titres poétiques de Marc Gauvin entrent avec élégance dans l’univers du grand Serge, comme dans le morceau Colle un bout de sparadrap. Les thèmes évoqués, romantiques, font résonner sa vie anglaise dans Blue Note, Tout là-bas, Pour prendre le thé et son attachement à la France dans Lili Eiffel. La superbe voix chaloupée et sensuelle de Gauvin revient en 2005 avec le disque Nadja, puis le dernier jusqu’alors, N°5 sorti en 2008, tous les deux aussi subtils, mélodiques, dignes ambassadeurs de la french pop.
Car Marc Gauvin ne lésine pas sur les concerts et les festivals des deux côtés de la Manche, ses chansons sont diffusées sur FIP et France Inter mais ses excellents albums sont bien trop confidentiels pour toute la qualité musicale et la valeur artistique qu’ils symbolisent.
Le jour où les médias français qui tiennent le pavé (et les pavés) réaliseront que dans l’univers pop-rock le talent ce n’est pas Cali qui monte sur les tables, ils auront cheminer.
marcgauvinMyspace