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mardi 1 novembre 2011

Peter von Poehl

Peter von Poehl est un des artistes que j’admire le plus. C'est jeune diplômé de musicologie, papa suédois et maman allemande, qu'il arrive de Malmö à Paris et fait ses armes dès 1998 aux côtés de Bertrand Burgalat  qu'il accompagne en concert, intègre le groupe AS Dragon, signés sur Tricatel le fameux label de Burgalat. Peter von Poehl accompagne également d’autres artistes de l’écurie Tricatel, Michel Houellebecq, Valerie Lemercier, etc. En 2001, le jeune suédois qui vit entre Paris et Berlin écrit pour Chamfort, Vincent Delerm, Lio, Doriand, commence à prendre son envol et se lance dans la production de son propre travail.
Le premier disque du jeune artiste pop, Going to where the tea-trees sort en 2006. De structure impeccable, mélodiquement riche et touchant, l’album marque par son originalité et sa qualité. Les partitions de guitares sont belles, les arrangements délicats, élégants sont à l’image de son auteur, excellents.



Courageusement, Peter von Poehl arpentent toutes les scènes européennes (en faisant la premiere partie de Phoenix et de Air mais aussi parfois en solo, Transmusicales, Benicassim, le Rock dans tous ses etats, Eurockéennes etc) pour présenter Going to where the tea-trees à un rythme de marathonien, sans sourciller, toujours souriant et avenant. Sa tournée qui l’amène jusqu’aux Etats-unis et en Australie, porte ses fruits, le succès arrive, les radios et télévisions le diffusent (pub pour Clairfontaine). Récemment, le titre The Bell Tolls Five, orne la derrière scène du film La Guerre est déclarée.
C’est dans le studio AMG près de Malmö qui appartient à son ami Christoffer Lundquist, producteur et ex guitariste de Roxette, que Peter von Poehl travaille ses chansons et c’est là qu’il revient en 2009 pour enregistrer May Day.



Peter von Poehl révèle sa griffe, son sens aigu de l’orchestration et de la construction symphonique en partant de ses mélodies pop, véritables ritournelles qui restent en tête. L’artiste réservé jubile, explose musicalement. La pop de May Day est magique, dansante, virevoltante d’instruments avec des basses, des guitares, des cordes, des cuivres à couper le souffle. Peter von Poehl s’y affirme littéralement, se livrant dans ses textes tantôt avec un peu de poudre à canon pour dire ce qu’il a sur le coeur, tantôt avec sa classe  nous parle de sa vie de musicien, avec May Day, Silent as Gold ou encore Forgotten Garden, comme il le souligne dans une interview : « j’ai fait ces concerts en toute discrétion, de manière simple, c’était très flippant mais franchement je le remercie beaucoup, car cela m'a aidé à trouver de quoi mon disque allait parler, quelles allaient être les chansons et leurs styles. Il m’a fallu passer par plein d’étapes pour pouvoir arriver à sortir ce disque."



2011, enfin, notre ami Peter von Poehl revient avec un single fantastique, luxuriant de sons, enregistré avec un orchestre symphonique qui l’accompagnera en tournée. Troubadour qui vit ses voyages avec sa guitare et son harmonica, réel magicien qui transforme une chanson de 3 minutes en hymne lyrique à la façon de Harry Nilsson ou Bob Dylan qu’il aime, l’atout de Peter von Poehl est l’instinctif. Il ne travaille pas une chanson en le triturant, en l'épluchant pendant des heures. Il entre en studio quasiment avec les mains dans les poches, les mélodie en tête, et le soir même l’album est sur bandes. Agé de 38 ans (oui c’est jeune !!! ), l’artiste fait preuve désormais d’expérience. 2012 sera l’année de son très attendu troisième album Big Issues Printed Small. Pour patienter ce grand cru, Peter von Poehl nous offre depuis cet été le single magnifique en 45t, Twelve twenty one. Faites chauffer les platines ! (et j'en connais qui n'en manquent pas )
SitePeterVonPoehl

Twelve Twenty One


malmö


Elisabeth


one shot