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samedi 29 octobre 2011

Stevie Jackson

Stevie Jackson est l’éminent «bass player» du mythique groupe pop écossais, Belle & Sebastian. Multi-instrumentiste, il joue de la guitare, de la basse, de l’harmonica, du piano et chante. Avec le clan des écossais (Stuart Murdoch, Stuart David, Isobel Campbell, Chris Geddes, Richard Colburn, Sarah Martin en 1996), il offre son talent d’auteur-compositeur dès 1998 et ses chansons sont intégrées aux albums. Stevie Jackson est un personnage, un artiste drôle, attendrissant et impressionnant qui au sein des B&S tient un rôle de pierre angulaire. En bonus, il se dévoile comme un grand compositeur en signant les musiques et paroles (en les interprétant aussi parfois) de Seymour Stein, Chickfactor, The Wrong Girl, Jonathan David, Wandering Alone, Roy Walker, Step Into My Office Baby, I Believe in Travellin' Light, To Be Myself Completely, Song for Sunshine, I Took a Long Hard Look (clin d’oeil à Syd Barrett), Mr Richard, Long Black Scarf, I'm Not Living in the Real World.


BELLE & SEBASTIAN - THE WRONG GIRL

Stevie Jackson signe enfin son propre album I can’t get no, sorti le 24 Octobre 2011 et s’envole le présenter en tournée dans le Royaume-Uni mais aussi en Allemagne, Belgique et France (le Divan du monde le 21 nov 2011).
I can’t get no est un grand album, qui fourmille de références, de clins d’oeil à ses passions. Stevie Jackson est un spécialiste ès-Beatles ( spéciale dédicace à mon ami Stuart dit Stubaloo), également fan de Bob Dylan, passionné de la France et des sixties. Les 12 titres qu’il compose sont exquis, ornés d’une atmosphère pop, fleuris d’instruments. Il chante et joue de la basse, de la guitare (qu’il n’avait pas ressortie depuis Tigermilk), de l’orgue, du piano et des percussions. La plupart des titres sont écrit par Stevie Jackson, d’autres à quatre mains avec son ami Roy Moller, et d’autres en équipe avec ce qu’il appelle The Company qui comprend les membres des Belle & Sebastian, ainsi que des artistes amis qui jouent du cor, du violon, violoncelle, du sitar, du glockenspiel, batterie, accordéon, de la viole, de l’harmonium etc. Les thèmes se déclinent au fur et à mesure de l’écoute, de l’envie de danser, de sourire, puisés avec finesse dans l’amour, la musique, la pop sixties, la littérature, le virtuel d’internet.

Pure of Heart


Le premier titre Pure of heart, qui bénéficie des coups de main de Katrina Mitchell (Pastels) à la batterie, de Bill Wells (Arab Strap) à la basse, est une splendeur pop où Stevie Jackson chante «From boy to man, the awkward stance, the guitar chords and also-rans, The brown suede for the 60’s look».
Suit Just just so to the point, dansante, groovy et où la basse de John Clark resplendit, une ribambelle de violons, de percussions, la voix et la sitar électrique de Stevie évoquent les vikings, le voyage, «Like Hemmingway would always say, “ Hey, you know, you know that the Man makes the work” Your naysayers don’t get your groovin’ as your reaching for your elephant gun».

Try me est une chorale pop : Sarah Martin, Chris Geddes, Bob Kildea, et Bill Wells, Katrina Mitchell, Roy Moller qui en choeur avec Stevie entonnent «Don’t vote where you don’t belong, the theme of this song is Try Me, I wish it was 1964, I’m still stuck in ’63 maybe next year Try Me, Try Me».

Try me


Dans Richie now, Rose Melberg (Tiger Trap, Go Sailor, Softies) vient prêter sa voix "He has every Beatle record and me I only had one…The ‘Twist and Shout’ EP from 1963, He talked of ‘Rubber Soul’ and wonder would unfold. At lunchtime we played our guitars, We dreamed of being stars."
Suivent les excellents Dead man’s fall avec la participation du canadien Kurt Dahle, batteur des New Pornographers, Chris Walla, Death Cab for Cutie, The Organ etc, Bird’s eye view est écrite avec Nicola Atkinson et Gary Thom pour la sauvegarde du village green de Dunfermline en Ecosse.

Man of God poursuit avec toute la Company, une armée d’instruments et de voix, le travail d’écriture et d'interprétation du titre avec Roy Moller est décrite par Stevie ; It’s funny to think of us in the same room, trying to seduce the same woman with dim lighting and some 70’s Soul records. In reality, the girl would probably soon get bored and leave, as we’d end up talking about Beatles’ b-sides or something. Tous les deux s’en donnent à coeur joie en chantant «Hear the voice of Donny Hathaway and the Detroit Emeralds, Playing on my turntable for you, And the Love Unlimited

Man of God


Kurosawa, est un titre splendide avec Aby Vulliamy à la viole (et accordéon dans la suivante), Yuko Takemoto au chant avec Stevie et ils sont accompagnés de la Company tout comme dans Where do all the good girls go qui est un hymne à la France où Stevie chante «Chemin de fer may now take me there, En route to Julie Greco, Commencement, Arrondissement, super intellectual, Philosophise, ‘neath Parisian skies, Dans le café Les Deux Magots»

La même Company assure dans le morceau nostalgique Telephone Song qui évoque les débuts de musicien de Stevie quand il était jeune «Playing her records, dreaming her wishes, Now I’m running with my group, I’m feeling alright, being chased by the rain like ‘A Hard Day’s Night’».
Press send est une gentille moquerie des communications virtuelles sur le net, balancée sur des notes gaillardes et pop exécutées par la Company et qui annonce l’épilogue fantastique Feel the morning qui clôt avec élégance et classe l’ensemble des titres «The more I saw her, I can’t forget her under Saturn’s Moon, Stars are flying, past my window, morning comes too soon»

A vos casques ou à votre musique à fond dans le salon pour découvrir I can’t get no (en free streaming sur son site encore 7 jours!) avant d’aller accueillir Stevie Jackson à Paris le 21 Novembre prochain !
StevieJackson

to be myself completely


roy walker