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mardi 26 juillet 2011

Nick Jaina

Originaire de Californie, Nick Jaina fait de la musique depuis qu’il a laché le biberon. Après ses études d’archéologie, il part en 1998 à San Francisco pour se lancer dans la composition d’un opéra jazz The Hole in The Coffin. Cette passion depuis ne le quitte plus. En 2001 il s’installe à Portland, monte le groupe Binary Dolls avec qui il sort deux disques. Mais très vite Nick Jaina, avec son don pour l’écriture, son insatiable envie de composer, projette son aventure solo et il en résultera cinq albums signés de son nom. Alors que le sixième The Beanstalks That Have Brought Us Here Are Gone vient d’être bouclé, il termine une oeuvre qui lui tient à coeur, un opéra en trois actes qu’il compose et dirige et qui débutera dans le Michigan le 27 juillet 2011 avec la participation du New York City Ballet.

MaybeCocaineMP3

Le domaine de Nick Jaina est donc étendu. Il est autant à son aise dans le jazz, l’écriture de ballets, que dans le folk, la pop et le rock. La première production pop-folk qu’il signe de son nom est en 2006 avec The 7 Stations. A l’enregistrement sont présents les différents groupes de Portland, dans lesquels étant multi-instrumentiste, il a joué de la guitare, de la batterie, de la mandoline, de la trompette et du piano. L’album est génial, construit sur le thème du voyage, les paroles sont dignes de romans, des histoires décrites avec humour et tendresse. La clarinette et la trompette de The Whim Of The Ruling Class, la guitare de Barleycorn & Toblerone, taquines et énergiques, contrebalancent avec le rythme soft de l’accordéon de We Are All Alone In This World ou encore le vibraphone et le folk suave de Red Queen. La longueur des titres varie, le rythme est alternatif. L’ensemble du disque, textes et musiques est tout sauf formaté, l’esprit créateur et indépendant du compositeur saute aux oreilles, tout comme ses références et ses influences.

Everybody'sTalkinMP3

En 2008, après le fantastique A Narrow Way, Nick Jaina offre un troisième album, Wool, enregistré sur le piano d’Elliott Smith avant qu’il soit remis à un musée. L’âme d’Elliott Smith traverse les titres, son vieux piano entre les mains, Nick Jaina compose des balades touchantes, orchestrées avec grand soin. Il s’accompagne d’un violoncelle, de glockenspiel, de cloches, de basse, d’un orgue et une flûte.

Ses compositions originales peuvent autant évoquer le fantastique des Who dans Tommy que l’originalité du London Calling mêlé à du Mendelssohn. En 2010, le disque A Bird in a Opera House dont le titre va comme un gant à Nick Jaina, délivre de nouveau une facette plus pop de l’artiste. De Sebastopol à Sleep Child, le rythme galope, les guitares sont débridées, la superbe voix de Nick Jaina s’envole et crée une atmosphère de liberté, évoque l’amour en délicatesse dans Days in my room, Matrimonial Bed, Cincinnati (en live vidéo ci-jointe) et la religion avec finesse dans Strawberry Man.



2011 est un bon cru pour ses fans. Il se fait plaisir et nous gâte en produisant deux disques. Un qui reflète toutes les références du compositeur, ce qu’aime écouter l’homme chez lui. Sleeping on the Covers est un sublime panel de reprises. Nick Jaina chante du Jonathan Richman, Kate Bush, Sting, les Walkmen, Hank Williams, Glen Phillips, Matthew Fountain, Echo and the Bunnymen, Madonna, Sam Cook, Nick Cave etc (extraits : Everybody's Talkin' de Fred Neil et l'émouvant Into my arms de Nick Cave).

IntoMyArmsMP3

Un autre,  The Beanstalks are That Have Brought Us Here Gone sorti il y a un mois, grandiose travail de composition, qui met à l’honneur les interprètes féminines qu’il admire. Les titres somptueux écrits par Nick Jaina sont chantés par Laura Gibson (qui tourne avec les Decemberists, Laura Veirs etc), Corrina Repp du groupe Viva Voce qui signe sur le label de Mark Kozelek, Amanda Spring de Point Juncture qui entonne avec classe l’excellent The President of the Chess Club, titre cravaché et boogie, Johanna Kunin alias Bright Archer qui sublime le titre James, fantastique morceau. La chanteuse Myshkin encense Ortolan, balade rafraichissante. Jolie Holland apporte son charme au titre You Were So Good To Me. L’album aux allures pop, folk est une belle réussite, un bijou sonore à savourer pendant l’été !
SiteNickJaina

YouWereSoGoodToMeMP3