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samedi 11 juin 2011

Essex Green

On ne les voit plus parce qu’ils se marient et font des gros beaux bébés ! Les Essex Green et les Ladybug Transistor sont deux groupes binômes. Deux musiciens des Ladybug, jouent au sein des Essex. Ils sont aussi amis des Apples in stereo, des Camera Obscura, des Lucksmiths avec qui ils partagent la scène.

Les Essex Green, ex-Guppy Boy (1997), sont une bande du Vermont (Jeff Baron, Sacha Bell, Chris Zitter) installée à Brooklyn où leurs regards croisent celui de Robert Schneider, le patriarche du label Elefant6 et leader des Apples in Stereo. Le groupe pop psychédélique signe très vite chez Kindercore en 1999 son album Everything is green, la perle des perles. Désormais, ils tournent avec des musiciens de Of Montréal et les Ladybug Transistor.

EssexGreenTheLateGreatCassiopia

Un jour, je vois un poster qui orne un mur dans une scène du film High Fidelity (dans la chambre de Bob), le genre de détail que mon oeil ne lâche pas : Les Ladybug Transistor en concert. Je furète et fouine, intriguée par ce détail du décor et le nom de ce groupe.

2002, un affichage de concert prend la pluie dans les rues parisiennes: Ladybug Transistor + Camera Obscura. La même année, je commande Everything is green des Essex Green et m’aperçois que dans la liste des musiciens sur l’album apparait celui du leader des Ladybug Transistor, Gary Olson, chez qui le disque est enregistré (dans sa maison de campagne au nord de New-York, à Marlborough Farm). Naturellement, l’album habité par l’esprit des Left Banke, totalement inconnu en France, n’est pas distribué dans nos vertes contrées et l’attente de plusieurs mois aiguise le suspens.

2004, toujours pas miro, mon regard se pose sur une nouvelle affiche : concert Essex Green + Ladybug Transistor, avec guitariste des Of Montréal annoncé à Paris! C’est parti pour la guinguette pirate au coeur de l’hiver pour le chaleureux concert, parce qu’ à l’époque le bateau offrait des concerts honorables. Les Ladybug ont ouvert le bal de manière superbe et en changeant à peine de formation, les Essex ont enchainé, sur le rafiot qui tanguait, devant 50 personnes qui dodelinaient du chef et faisaient fondre le caoutchouc de leurs clarks pour un show mémorable.

ThisIsntFarmlife

Ils sont les deux groupes que j’écoute en boucle depuis des années, ce son psyché qui manquait depuis le disco, le hip-hop, le grunge, le retour du rock pur apprécié mais au détriment de la pop qui était devenue obsolète. Car cette nouvelle scène new-yorkaise débarque début 2000 avec ses guitares vintages (Jeff Baron et Chris Zitter y excellent), ses orgues et flûte traversière (aux mains de Sacha Bell), ses trompettes et claviers puissants (dont le chef est Gary Olson), le violon et la magnifique basse de Julia Rydholm (qui joue dans les deux groupes, également avec Jens Lekman). La bande de la Big-Apple crée un phénomène musical disparu depuis les trésors pop anglais des sixties aux eighties.

Suite : chronique Ladybug Transistor

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