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jeudi 13 janvier 2011

Math and Physics Club

Math and Physics Club, trio pop américain de Seattle, fait partie des 10 groupes privilégiés, rares et précieux, de Piggledy; parmi ceux-ci, il y a aussi les Lucksmiths et Fred Astereo avec qui les Math and Physics Club partagent la scène à maintes reprises. Signés en 2004 sur l’excellent label Matinée Recordings, leur premier EP, Weekends Away ne tarde pas à être remarqué par les amateurs du genre, à être chouchouté par les radios indépendantes et blogs.

Suit en 2005, Movie Ending Romance, EP de quatre titres, chacun étant brillant et efficace. Après une tournée aux côtés des Lucksmiths, une compilation comprenant les Acid House Kings, Loveninjas, et les Sambassadeur, Math and physics Club sort en 2006 son premier album éponyme.
Dans les règles de l’art pop, avec le travail de l’ingénieur son et producteur Kevin Suggs (Walkabouts), le groupe composé de Charles Bert (chant, guitare), James Werl (guitare), Ethan Jones (basse), Kevin Emerson (batterie) et Saundrah Humphrey (violon), compose 10 titres fantastiques et magiques; Coup d’éclat pour un opus. Annonciateur d’une suite royale, Math and Physics Club freine néanmoins ses productions, la paternité de Charles et James, puis le départ de Kevin et Saundrah leur font faire un petit détour.

En 2007, le EP Baby i’m Yours permet d’aider à patienter ces trois années pour enfin pouvoir savourer ce superbe deuxième album, I Shouldn’t Look as Good as I do, paru en juin 2010.

Ce récent disque est somptueux et Math and Physics Club fidèle au rendez-vous. Dès les premières notes de Jimmy had a Polaroid, les deux guitares, l’arrivée du clavier, l’entrée de la voix de Charles plantent le décor d’une pop traditionnelle qui rappelle les Housemartins, Belle and Sebastian, Tullycraft et The Smiths (évoqués dans le titre the Internationale où Charles entonne « nothing in particular he does his best Morrissey impression » et où James s‘en donne à cœur joie avec des accords à la Johnny Marr).
La rythmique est dansante, la caisse claire groove sur les hand-claps de Will You Still Love Me? où la chanteuse Jen Garrett prête sa voix, la basse sautille sur le mellotron dans Love or Loneliness, le banjo taquine les guitares, le tuba, le trombone et l’accordéon sur un tempo sixties dans Everybody Loves A Showtune. L’écoute de 25 minutes est un régal poppeux trop court, frustrant même, tant les morceaux sont beaux, mélodiquement riches, les textes clinquants d’humour et d‘amour. C’est le producteur de Mark Lanegan et des Presidents of the USA, Martin Feveyear qui a encadré le mixage dans les studios Jupiter, où les Posies travaillaient il y a 20 ans. Charles, James et Ethan offrent un album fort aux arrangements lumineux qui classe évidemment I Shouldn’t Look As Good As I Do dans le top 10 des albums de 2010.
myspace

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