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lundi 7 juin 2010

Divine Comedy (Bis)


Voilà le dixième album Bang Goes The Knighthood de Divine Comedy, pour fêter ses 20 ans de carrière, sa toute nouvelle liberté vis-à-vis de sa maison de disques puisqu'il crée son propre label avec sa complice manageuse.

11 titres et une floraison de sujets contemporains qui plantent l'album dans un décor panaché. Alors que les thèmes de l'architecture, de l'art conceptuel viennent roder dans Down in the street Below, "Way up high in a phallic tower, You’re swimming in a tiny galaxy of stars, Knocking back mojitos at the cocktail bar, Talking ’bout burritos and conceptual art", dans Assume the perpendicular "We just want to go to a stately home built in the Georgian style...Lavinia loves the lintels - Anna, the architraves, Ben’s impressed by the buttresses thrust up the chapel knave", dans The lost Art of Conversation "But then he tried to be a hero, Tried talking ’bout Jean Miro", le topique du day-to-day, de l'actualité est présent dans The Complete banker, qui traite de la crise économique et des traders "So I caused a second great depression, what can I say...But God I loved it, making a profit from somebody’s loss, I never knew exactly whose money it was, And I did not care as long as there was lots for me", "Lusting in the mausoleum Lola has a lover in the city bank".

Il y a aussi biensûr une pincée de nostalgie traitée avec drôlerie dans At the Indie Disco, lieu qui rassemble les souvenirs du jeune Neil Hannon "We’ve got a table in the corner that is always ours, Next to the poster of Morrissey...Give us some Pixies and some Roses and some Valentines Give us some Blur and some Cure and some Wannadies"

AtTheIndieDiscoMP3bonus

Les instruments fourmillent sur les 11 plages, les titres sont arrosés d'arrangements originaux, symphoniques pour Down in the street below, pop rebondissants dans Neapolitan Girl, swingués dans Have you ever been in love, fanfarons dans Can You Stand Upon One Leg.
C'est un défilé d'ensemble de cordes, d'instruments à vent, de guitares, mandolines, accordéons, claviers oniriques et clavecin. Sachant que l'homme reste humble et vit de manière non alambiquée, ses excentricités artistiques et grandiloquentes sont bienvenues. S'il n'était pas là pour offrir ce genre chamber-pop si joliment exécuté, méga fleuri de sons, je ne vois pas qui le ferait.

Neil Hannon travaille actuellement sur une comédie musicale Swallows And Amazons qui sera jouée au Old Vic Theatre de Bristol dès Noel 2010, et déjà l'ambiance cabaret et joyeuses parades transpire sur Bang Goes The Knighthood dans son approche instrumentale. En bonus, le disque est vendu avec un double cd enregistré à la Cité de la Musique à Paris qui contient 10 titres, Amsterdam (Jacques Brel), Poupée De Cire, Poupée De Son (France Gall), Les Playboys (Jacques Dutronc), The Songs That We Sing (Charlotte Gainsbourg), Les Copains d’Abord (George Brassens), Sexy BB ('Initiales BB' de Serge Gainsbourg + 'Sexy Boy' de Air) etc. L'irlandais est amoureux de la France et nous le prouve en honorant de sa présence la salle Pleyel le 8 Juillet prochain pour le festival Days Off, un retour le 20 septembre à la Cigale, et un live en black-session sur France Inter ce soir à 22h.
myspace



Interview

1 commentaire:

daniel a dit…

http://declare-independence.fr/2010/06/11/divine-comedy-bis-the-battle-duke-special-vs-neil-hannon/
( avec un lien )