Translate

samedi 11 juillet 2009

Kingsbury Manx


Les Kingsbury Manx, groupe américain de Caroline du nord, débutent en 2000 en enregistrant un ep éponyme et offrant des concerts sans compter. Ils se lient avec un label de Chicago et sortent leur premier album Let you down en 2001. Une jeune scène pop indé explose sur la côte est des états-unis à cette époque ; Les sonorités des Kingsbury sont intimement liées à ce mouvement naissant qui compte les Essex Green et Ladybug Transistor, entre autres.
Le disque Let you down est si mélodiquement conçu, techniquement concocté, que le magazine NME le classe dans le top50 de l’année 2000. Il marque aussi l’attention d’Elliott Smith qui proposera aux Kinsbury Manx de partager sa tournée US de 2001.


Alors que les musiciens du groupe se connaissent depuis les bancs du lycée, les deux leaders Kenneth Stephenson et Scott Myers quittent le projet et sont remplacés par Clarque Blomquist (batterie, basse, chant) et Paul Finn (piano, clavier, chant) qui viennent rejoindre Bill Taylor (guitare et chant) et Ryan Richardson (basse, percussions et chant) . Après le pharamineux Aztec Discipline de 2003 puis The Fast Rise and Fall of the South de 2005, encore un coup de maître mixé par Jorgensen de Wilco, et avoir tourner avec Gorky's Zygotic Mynci, The Sea and Cake, The New Pornographers, Calexico etc, les voici de retour en 2009 avec Ascenseur Ouvert !
Tout l’album est bon et beau. Le titre Over the Oeuvre qui aurait pu être composé par Neutral Milk Hotel ou Of Montreal, déroule le tapis rouge au clavier psychédélique, à une guitare fardée de country et des vibrations sixties estivales. Du mélotron au tambourin, les accords s’envolent des guitares avec luminosité sur un clavier fort expressif. Les voix, astres sonores, montent et s’élèvent pour donner de la hauteur à l’Ascenseur Ouvert !

L’énergie mélodique est là. L’orchestration des guitares, violons, banjo, orgues et sitar, agrémentée des chœurs forme le fleuron des titres qui se succèdent avec justesse et efficacité. La basse vient remplacer le synthé déluré et les percussions dévoilent un profil spirituel et réfléchi. L’ambiance y est feutrée et détendue, parfois mystérieuse. Les Kingsbury Manx ont fait un break « utile » ces dernières années, se mariant et pouponnant. La maturité est impériale, à la faveur de la qualité des compositions que les Kingsbury, oxygénés et royaux, nous invitent à découvrir en lançant un « enjoy the ride ».
Pour une fois qu’un ascenseur ne risque pas de tomber en panne, on se laisse embarquer.
www.myspace.com/thekingsburymanx

Aucun commentaire: