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mercredi 3 juin 2009

Maximilian Hecker


Petit mirage ce soir d’orage à Clermont-Ferrand, en première partie de Lloyd Cole, après la course folle du taxi qui accuse mon retard au concert, j'entre et il y a cet artiste sur scène, timide posé sur son orgue hammond, une ambiance solennelle dans la salle, des anges passent, en rase motte.
C’était il y a 7 ans déjà.

Depuis, il s’en est passé des choses pour Maximilian Hecker. C’est à Berlin qu'il apparaît en 2000 sous sa frange blonde, fragile, pour présenter Polyester. Batteur et pianiste de formation, il accompagne d’autres groupes mais se rend vite compte que ses propres compositions ne pourront être entendues que s’il se lance en solo. Il commence par distribuer à des proches une poignée de démos copiées de Cold Wind Blowing et le voilà en piste.

En 2001 sort le magnifique Infinite Love Songs, 10 titres romantiques, garantis pur jus. Guitare acoustique et synthé sont volupté. Le résultat est si beau que l’album place le jeune allemand sur le podium entre Radiohead et Air (mes podiums ayant 4 places, j‘y ajoute Luke Perry). Puis Rose voit le jour en 2003. Hecker frappe encore plus fort. Le piano apparaît au milieu des claviers et des guitares électriques, majestueux, vibrant, délicat. Lui trouvant déjà de la grâce, Rose annonce son aura. Ce gars est habité, son âme traverse les sillons et sa voix tantôt froide, tantôt chaude, trouble, touche, émeut.


L'ange continue son parcours avec l’album Lady Sleep en 2005. Les orgues titillent l’échine, les chœurs virevoltent comme des chérubins confirmant une bonne « foi » pour toutes le côté spirituel dans les orchestrations ornées de violons et violoncelles.
Il rend évident son talent d’auteur compositeur d’hymnes pop-mélodiques dans I'll Be A Virgin, I'll Be A Mountain en 2006. Entouré de musiciens, Maximilian ne cesse de parcourir la planète en offrant une foule de concerts.
Début 2009, la cerise sur le gâteau avec One day et 20 titres magiques. L’album comporte des nouveautés encore plus pop où il brille aux manettes, guitare, piano, voix, glockenspiel et tambourin. Il y a aussi des démos inédites, des reprises (Bob Dylan, Tim Buckley, Kings of Convenience, Fionn Regan).
Avec ses titres white, Grey, Rose, Green Night, powderblue, au fil de ses albums, Maximilian Hecker offre une palette de sons, d’ambiances plus colorées qu’il n’y parait. A découvrir.
www.maximilian-hecker.com/

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