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mardi 17 février 2009

Papercuts

Papercuts est le nom de projet de Jason Roberts Quever apparu en 2004 avec Mockingbird. L’auteur-compositeur interprète de San Francisco révèle une pop naive, mélancolique, délicate, aux sonorités sixties, cocktail d’Elliott Smith et du Velvet Underground, perceptible dans Tulips ou December Morning. Les orgues taquinent les arpèges de guitare. Dans ce colin-maillard de notes, la voix de Jason voltige comme un souffle sur les akènes de fleur du pissenlit dandelion.
Le leitmotiv pop romantique est omniprésent dans le tempo mais n’abolit pas le côté visionnaire et précurseur des arrangements. Can't Go Back sort en 2007. Les harmonies sont fantastiques, mêlant la musique des années 60 aux sons puissants des guitares; Jason parle de Django Reinhardt comme influence et cela s’entend. Les thèmes, l’amour et ses dégats, les splendeurs du passé, sont mis en valeur par une ribambelle d’instruments, violons, violoncelle, orgues et claviers, guitares en tous genres, tambourins, glockenspiel.

Le feu d’artifice est encore au rendez-vous dans You Can Have What You Want prévu pour le 14 Avril 2009, dont Papercuts présente d'ores et déjà le single Future Primitive; l’album de dix titres frappe encore plus fort et dans sa progression annonce un Quever plus inspiré que jamais. C’est avec Graham Hill, David Enos, Frankie Koeller, Alex Scally que Jason Quever accompagne Grizzly Bear en tournée et participe sur Geographic North à une compilation au côté de Au revoir Simone, Soft Circle, Sunny day in Glasgow, etc. Nous verrons surement cet héritier spirituel des Byrds, le protégé de Cabic (Vetiver) sur les scènes du vieux continent dès le printemps.

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