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samedi 17 janvier 2009

Jeffrey Foucault


Ceux qui connaissent les plaines arides de l’ouest américain, les bayous de Louisiane, les cactus géants du sud Texas ne resteront certainement pas insensibles à la production de Jeffrey Foucault. C’est roots, folk, brut, ça donne envie de ressortir le bandana américain du placard. Jeffrey est jeune mais sa voix est marquée de maturité. Elle a une âme. La qualité du son de guitare le classe directement au panthéon des songwriters, de Neal Casal aux Notting Hillbillies avec Bo Ramsey aux manettes pour le travail de studio. Bo Ramsey est un des plus importants producteurs et musiciens de blues à l’heure actuelle; il travaille avec Lucinda Williams, sort un album en avril 2008, Fragile, où apparaissent la crème des musiciens ricains, dont son fils, Benson qui fait partie du groupe The Pines.

Jeffrey Foucault s’entoure donc d’experts dans le style. Il se met à composer en 2000 et sort son opus, Miles from The Lightening en 2001. Il aime les Cure, les Smiths, Wilco, Hemingway, les Stones, le bluegrass. Ce cocktail d'influences et de références offre des compositions superbement bien construites, dans l’instrumentation country-folk mais aussi dans l’écriture. Ce premier album détonnant est suivi par Redbird en 2003.
Constant dans la qualité acoustique et sa progression, cet artiste de 28 ans arrive avec un album encore meilleur en 2004, Stripping Cane. Suis le géniallissime Ghost Repeater en 2006, puis une collaboration avec son complice de blues-acoustique, Mark Erelli pour le titre Innocent When you dream. Le disque est un pur bijou, du folk traditionnel et contemporain à la fois, utilisant des rythmiques étudiées et des instrumentations modernes sur des arpèges de banjo, guitares, accordéon, basse, orgues Hammond et Wurlitzer.

Ce troubadour texan de la veine de Mark Knopfler, Neil Young, Cash, remet à l’ordre du jour ce genre désuet et pas spécialement en vogue en Europe. Je le regrette; des concerts de country-music ou de bluegrass en France nous changeraient des miséreuses daubes de ska ou d’électro dont on a assez soupé. Mal digéré. Je ne parlerai pas de Claude François. Non, non, non, je ne suis pas cap’…pas contrite non plus.
Mais revenons à la musique.
Jeffrey Foucault sort début 2009 une compilation de 13 titres de John Prine, Shoot the Moon Right Between the Eyes: Jeffrey Foucault Sings the Songs of John Prine, un album hommage qu’il a toujours souhaité faire comme il le souligne sur son site « When I was seventeen my Dad brought home John Prine's first album and it became my private religion for a while »
La discographie et les reprises jouées, interprétées par Jeffrey Foucault, de John Prine, REM (You Are The Everything), Neil Young (Love Is a Rose), Peter Case (Entella Hotel), Townes Van Zandt (Nothin'), Tom Petty (Alright For Now) à Bob Dylan (Buckets of Rain) sont poignantes, brillantes et hautement conseillées.
jeffreyfoucault.com

1 commentaire:

Bibi a dit…

T pas cap !