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mardi 16 septembre 2008

Sharon Jones & the Dap Kings

Pour célebrer la venue en grande pompe de BenoitXVI en France, deux possibilités s'offrent à vous : Ecouter Soeur Sourire en boucle et dans l'allégresse ou écouter une soul'sister tout droit venu de New-York, Sharon Jones and the Dap Kings. Je conseille la seconde mais it's up to you.
Il suffit de coller Sharon Jones dans la stéréo, la table basse ikéa vole dans un coin du salon, les lunettes noires sur le nez, la transe vous fait lever les bras au ciel et vous criez "Hallélujah! est-ce que tu vois la lumière?".

Elle nait à Augusta, u.s.a, en 1956, bénie des dieux du gospel, elle chante et fait trembler le dancefloor de l'église le dimanche. Très jeune, elle emménage à New-York et y fait quelques sets avec ses frères, reprenant des chansons de James Brown. Depuis les années 70, la chanteuse vit de son job de gardien de prison et de petits shows d'animation pour mariages quand elle rencontre un des 'dap kings' le bassiste et fondateur du label Daptone Records, Gabriel Roth. Les anges sont avec elle. Daptone Records, qui s'attelle essentiellement à sortir des reprises des années 60/70, à faire du soul revival et faire renaitre de ses cendres la Stax Records, la prend sous son aile en 1996. Les deux têtes du label, Lehman et Roth sont époustouflés par la présence de Sharon Jones. Elle enregistre quelques 45t, des reprises d'eddie Bo, d'Otis Redding à James Brown, participe à des compilations, accompagne les Mighty Imperials et les Soul Providers, les deux groupes devenus aujourd'hui un seul : Dap' Kings. A la batterie : Homer Steinweiss, guitares : Binky Griptite, Tommy 'TNT' Brenneck, à la basse l'illustre Bosco Mann, cuivres : Dave Guy, Neal Sugarman, Ian Hendrickson-Smith, Bugaloo Velez. Les Dap Kings sont les musiciens de Amy Winehouse sur l'album Black to Black, Rehab mais aussi lors de sa première tournée américaine.


Devenue "Queen of Funk", dans les studios d'enregistrement, le premier album Dap Dippin' se prépare en 2002 et Sharon Jones gagne l'estime des gens du métier, le respect. C'est une belle immersion dans le boogooloo, le funky-chicken, les rythmes endiablés de basse sur des airs psychédeliques de clavier mariés aux voix de ténors et baritons des Dap Kings. Sa renommée et son professionnalisme la désigne comme la Soul Sister de Brooklyn. Le groupe part en tournée qui s'étend au monde entier, le deuxième album Naturally leur faisant gagner en succès et reconnaissance. Les Dap Kings la vénèrent, ne se consacrent qu'à leur reine de la funky-soul musique depuis 2006 et ensemble offrent leur dernier chef d'oeuvres en 2007, 100 Days, 100 Nights.

La chanteuse à l'âme vibrante est passée à Paris, a parcouru l'Europe et les Etats-Unis cette année, a également assuré la tournée pour le disque Berlin en accompagnant Lou Reed. La célébrité de la nouvelle diva de la soul est méritée, sa réussite la mène à travailler avec d'autres artistes qui la réclament, They Might Be Giants, Rufus Wainwright; même Robbie Williams et Lily Allen grattent aux portes de Daptone Records. Aretha Franklin peut être fière de sa descendance. (vidéo : Tell Me)
myspace.com/sharonjonesandthedapkings
(Aretha Franklin... le Royal Theatre de Brighton, toi et moi, jerkeuses, debouts sur les sièges dansant sur Think, nos échanges de chapeaux avec les Blues Brothers dans l'Apollo de Canterbury, nos déhanchés démoniaques à Londres sur Minnie the Moocher'... C'est pour toi ma soul' sister !)

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