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samedi 6 septembre 2008

Harry Nilsson


Décedé en 1994, l'américain Harry Edward Nilsson III reste sur ma platine, immortel. Méconnu du grand public, il est une des figures les plus importantes des sixties, une influence et une référence pour les groupes actuels mods ou pop et les amateurs de pop-rock indépendant.
Né à Brooklyn en 1941, entouré de grands-parents suédois d'antan acrobates dans un cirque, le garçon est agé de 3 mois quand son père quitte le foyer.

Seul avec sa mère, ils partent vivre en Californie où ils retrouvent un oncle, celui qui offrira des cours de chant et une guitare au jeune Harry qui ne tarde pas à écrire des chansons. En 1958, il entre pour un petit boulot à la Paramount et y rencontre Jerry Smith avec qui il formera un duo dans la veine des Everly Brothers. Ayant des aptitudes dans l'informatique, il assure un job de nuit dans une banque et le jour écrit des chansons, compose sans relâche. Un manager de la Paramount lui offre un ukulélé et très vite le jeune homme développe des facilités artistiques pour la guitare, le piano tout en étant assidu à ses cours de chant. Naturellement doué pour la musique et la composition, au début des années 60, Scott Turner lui commande des chansons. En 1963, Little Richard entend parler du prodige Harry et lui commande aussi des titres. Mercury Records remarque son talent et offre la possibilité à Harry Nilsson d'enregistrer son premier disque sous le pseudonyme Johnny Niles. En 1964, Phil Spector demande à travailler avec le phénomène Nilsson, en découlera 3 chansons et une assise professionnelle certaine.

Tower Records lui signe son premier single sous le nom Harry Nilsson. Le jeune artiste continue son travail de nuit à la banque tout en écrivant ses titres qui seront chantés par Glen Campbell, Fred Astaire, the Yardbirds, les Ronettes, plus tard les Monkees avec Daddy's Song, chanson autobiographique.
1967, c'est le 1er album, une beauté pop complète et totale, Pandemonium shadow show, portant le nom du cirque de ses grand-parents. Tous les titres de cet album sont magiques, ce disque est une référence de fond en comble.
1968, le second album Aerial Ballet arrive encore plus beau, plus pop, avec trompettes, cors, percussions révoltées, des mélopées grandioses. Mais le succés auprès du public ne suit pas. 1941, chanson qui parle du départ de son père "Well, in 1941, the happy father had a son, And in 1944, the father walked right out the door, And in '45 the mom and son were still alive, But who could tell in '46 if the two were to survive"...est un des bijoux de ce disque.

Lors d'une interview des Beatles en 1969, le groupe annonce que leur musicien favori est Harry Nilsson. Immédiatement, on s'arrache les deux disques, passés inaperçus, qui ressortiront en 1971 par la force de la demande sous le nom Aerial Pandemonium Ballet.
1969, le 3ème album I Guess The Lord Must Be In New York city remporte également un franc succés, et enfin le talent de Nilsson est reconnu.
En 1971, c'est le fantastique album enregistré à Londres avec un orchestre symphonique Nilsson Schmilsson et son titre Without You qui apparait sur la BO de Badfinger (repris par Maria Carey). Depuis des années, Paul McCartney, Harrisson et Ringo Starr ne cessent de clamer leur admiration pour Nilsson. C'est avec John Lennon, qui avouera avoir écouté Aerial Pandemonium Ballet pendant 36 heures non-stop et Ringo Star, qu'une réelle amitié se liera. Ils habitent la même maison pendant plus de 3 ans à Los Angeles et composent ensemble. Nilsson sera effondré à la mort de son ami Lennon assassiné, arrêtant quasiment d'écrire et qui dès 80, se produisant de manière sporadique, décide de reverser ses royalties à l'Association Stop Gun Violence. En 1990, il fait une des dernières apparitions à Liverpool pour chanter sur scène give peace a chance puis à Los Angeles avec Ringo Star en 1992, pour reprendre Without You.
Harry Nilsson au cours de sa carrière c'est: des Grammy Awards, une quarantaine de BO comme Midnight Cowboy, Son of Dracula, Popeye, Forrest Gump, High Fidelity, plus d'une quinzaine d'albums et compilations. Auteur de presque 200 titres, aimé, admiré, Harry Nilsson sera repris moult fois et fera l'objet d'une compilation en 1995 For the Love of Harry avec Aimee Mann, Brian Wilson, Ringo Starr, Ron Sexsmiths, Randy Newman.. En 2006, un film documentaire Who is Harry Nilsson? offre un bel aperçu de sa vie, son amitié aussi avec les Monty Python.
L'éternel Harry Nilsson, fait partie de notre discographie et vidéothèque pour encore un bon moment.

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