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mercredi 17 septembre 2008

Caesars


Groupe suédois formé en 1995 par Cesar Vidal et Jocke Ahlund, ils sont rejoints par David Lindqvist et Jens Orjenheim, ce dernier sera remplacé après son départ par Nino Keller. Dès 1998, le groupe sort son opus Youth Is Wasted on the Young. Cela permet au groupe de faire des concerts et se présenter au public. Cherry Kicks en 2000 entre en lice et voilà les Caesars Palace lancés sur les scènes de Scandinavie avec leur air juvénile et leurs instruments flambants neufs.
Puis les Caesars Palace présentent leur troisième album en 2002, Love the Streets, très rock où le clavier est roi, dans la veine mods, un disque habité par le psychédélisme des années 60. Un bijou de 14 titres délirants de synthés, guitares, voix avec une batterie et percussions hallucinantes.
En 2002, les Caesars Palace ne lachent pas la barre, gardent le rythme, composent le fameux Jerk it out qui sera utilisé dans la pub ipod en 2005 et qui sera la clé du succès hors des frontières scandinaves. C'est aussi l'année de l'album 39 Minutes of Bliss toujours aussi offensif, dans les sonorités et les paroles, plus mature et encore plus puissamment ancré dans le psychédélisme. On retrouve Jerk it Out qui sera dans une autre version sur l'album suivant Paper Tigers de 2005, titre phare des Caesars Palace qui sont honorés par un Swedish Grammy Awards.



Cela faisait trois ans d'attente, les Caesars (tout court, le "Palace" à la trappe) ont pris le temps de nous concocter un album de 24 titres sorti en mars 2008 Strawberry Weed . Délicieusement provoquant, mordant, energique, on y retrouve le style mods, le son Caesars qui colle à la peau, mais aussi des teintes psyché moins propres, moins lisses. C'est pour certains morceaux un peu plus roots, dans l'esprit des Brian Jonestown Massacre.
Une cacophonie attaque pendant quelques secondes puis les Caesars envoient le son avec les guitares et les choeurs efficaces dès Waking up. La batterie déroule le tapis rouge à la guitare electrique qui évolue jusqu'à She's getting high, balançant un rock'n'roll idyllique avec des arrangements fleuris de tambourins psychédeliques. Puis Boo Boo Goo Goo, ainsi que Down Down Down persuadent du virage musical pris par le groupe. C'est du son rock brut, du pur jus sonore. Ca sonne spontané et enjoué, moins calculé, moins produit de studio.

Dans Tough Luck, il y a cette assurance, cette maturité comme dans You're next, où le piano de saloon sur la voix de César et la guitare acoustique de Jocke emmènent dans l'Ouest américain. Les titres offrent des atmosphères diverses et variées prouvant que les Caesars sont des auteurs de talent, voguant entre leur univers déjà dévoilé et de nouveaux genres musicaux inexplorés. Crystal sonne délicieusement sixties avec son clavier des plus délurés. L'ambiance est marquée dans chacun des 24 titres qui ne dépassent pas 4 minutes. Quelque soit cette ambiance, les guitares et la batterie, cosmiques, donnent définitivement une couleur aux Caesars, désormais reconnaissables et identifiables.
myspace.com/caesars

1 commentaire:

20nd a dit…

"Strawberry Weed"! WHat a nice name :)