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lundi 31 mars 2008

Sixpence none the Richer


La bonne nouvelle est que le groupe revient après 4 ans d'absence complétement métamorphosé, avec un son plus indie-pop.
C'est en 1990 que le duo de Nashville voit le jour. Matt Slocum et Leigh Nash sont à peine agés d'une quinzaine d'années et se rencontrent lors d'une retraite chrétienne. Le nom du groupe Sixpence None the Richer vient d'ailleurs d'un livre du théologien C. S. Lewis.
Mais leur jeune âge les perd au milieu de labels peu scrupuleux, qui cherchent à produire du commercial. Mission accomplie avec le célèbre Kiss me sur l'album éponyme en 1997, vendu à des millions d'exemplaires, joué dans des films, des séries, même au mariage du prince Edward en 1999!
Le succés est foudroyant, même un peu trop. Le groupe sort très vite alors en 2002, leur 5ème album Divine Discontent qui finalement sera celui de la séparation. Il y avait eu The Fatherless & the Widow (1994), This Beautiful Mess (1995), Tickets for a Prayer Wheel (1996). Le groupe sera essentiellement réputé pour les reprises I Just Wasn't Made for These Times des Beach Boys, I Need Love de Sam Phillips, Don't Dream It's Over de Crowded House, Dancing Queen de Abba, There she goes des La's..la liste est fleurie.


Musique trop polissée, enregistrements studio à la naphtaline, leur label va de vile manière, pour boucler la boucle, mettre les clés sous la porte accusant son manque de professionnalisme. Le talent du duo et sa personnalité sont refrenés par la machine "profit".
Les chemins des deux protagonistes se séparent. Matt Slocum forme alors The Astronaut Pushers avec Lindsay Jamieson des Departure Lounge tandis que de son côté, Leigh, enregistre aussi un album sous son nom. Ils créent chacun de leur côté leur propre label.
Ils se revoient en 2007, décideurs ayant plus d'expérience, de liberté artistique; ils reprennent le flambeau Sixpence, accompagnés de Justin Cary à la basse.
Ils signent le single My dear Machine ces jours ci avec une tournée plannifiée pour l'été 2008 et biensûr, en vue, la sortie du disque qui promet une jolie surprise. Leur indépendance est belle; elle semble être bien plus productive et donne une leçon concrète sur la necessité de s'auto-labelliser. (vidéo: my dear machine)
myspace.com/sixpencethericher

vendredi 28 mars 2008

Jim Noir


Auteur-compositeur hors normes, originaire du Nord de l'Angleterre, Jim Noir porte en lui l'âme de la pop anglaise à la sauce beach boysienne. Depuis son ep Eany Meany sorti en 2004, et son album Tower of Love de 2005, la notoriété du personnage a littéralement explosé! Utilisé pour un clip commercial d'une marque de sport très connue, diffusé dans le monde entier lors de la coupe du monde de Football Eany meany devient presque un hymne.

Le jeune anglais garde pourtant la tête sur les épaules avec cette soudaine gloire, difficile exercice quand on sait que sa tête est naturellement dans la lune. Jim Noir est atypique, une sorte de clown de la pop, avec un humour excentrique unique; british jusqu'aux bouts des ongles.
C'est chez lui que l'aventure commence, devant l'écran de son ordinateur où il compose des mélodies fracassantes de sons sixties; ce dont il parle dans Computer Song.
Gérant des samples de voix et des logiciels de composition, il s'amuse à créer des airs electro-pop psychédéliques. Son premier album sera d'ailleurs enregistré au domicile de ses parents, dans la banlieue de Manchester.
Depuis son succès international, Jim était parti faire une série de concerts aux Etats-unis et était absent de notre paysage musical pop depuis 2006. Il nous revient, enfin, avec son single What U gonna Do, dans les bacs le 31 mars (en écoute sur son myspace). Cet ep annonce son deuxième album éponyme, Jim Noir, dont la sortie officielle est prévue le 7 Avril 2008, plus psyché que jamais!
Il est doué, son style plein d'allant, ses influences superbes; ce garçon (Alan Roberts de son vrai nom) est remarquable d'optimisme, d'imagination et cela pourra se vérifier dès cet été grâce aux festivals et concerts prévus. (vidéo: My patch)
à noter: son remix de la chanson Ritournelle pour Sebastien Tellier.
myspace.com/jimnoir

mercredi 26 mars 2008

Acid House Kings


Parce que l'on vit dans un pays où les médias "culturels" gèrent fort bien le principe de la lobotomie; parce qu'en allumant la radio ou la télé, les français tombent en pamoison devant des cakes comme Abdel Malik ou Florent Pagny chantant Brel, ignorant que des artistes comme les New-yorkais Beirut ou bien encore Charlelie Couture l'ont fait aussi de manière bien plus audible; puisque le point virgule est une ponctuation qui disparait de la littérature francophone...Piggledy Pop réagit.
Parlons d'un groupe, inconnu en France et qui existe depuis 1991; il s'agit des Acid House Kings, quartet suédois composé de Joakim Ödlund, à l'origine du projet, les frères Johan et Niklas Angergård et la jolie Julia Lannerheim.
Pop, Look & Listen! sort en 1992 offrant une pop débutante, juvénile du style des premiers Teenage Fanclub, guitares timides mais prometteuses, batterie hésitante mais légitime pour ce jeune groupe volontaire; les paroles de Thirteen again et Mrs Green parlent d'ailleurs d'adolescence.


5 ans plus tard, plus mûrs, les quatre reviennent avec Advantage Acid House Kings; l'assurance est arrivée et la volonté, toujours là. Apparue comme guest dans le groupe, Julia le rejoint officiellement en 2001et sa voix fait d'ailleurs un appel du pied avec la chanson Say yes If you love me, invitation sous forme de ballade pop ornée de guitares, trompettes, handclaps et choeurs de tambourins. Puis c'est la sortie de Mondays Are Like Tuesdays And Tuesdays Are Like Wednesdays, complet, pop sur toute la ligne; il est plus sophistiqué, plus mature et Julia avec sa voix éclatante de justesse, de finesse, porte aussi le succés grandissant des Acid House Kings; Joakim chante également avec beaucoup de classe sur Brown And Beige Are My Favourite colours.
Leur quatrième disque parait en 2005, Sing Along With Acid House Kings, confirme la griffe, le style des 4 suédois, désormais jouant et proposant des mélodies éxecutées avec confiance, amusement et talent. On devine l'amitié dans le groupe; Joakim et Julia se partagent les titres, les chansons sont toutes des tubes; ils s'entourent d'autres groupes du label pour les concerts, ils forment une joyeuse troupe pop de brio avec les Suburban Kids with Biblical Names, Irene, Sambassadeur; groupes présents sur la vidéo "fausse audition" de Do What You Wanna Do.
Les voilà enfin en studio depuis quelques mois et nous préparent un 5ème album pour 2008; une tournée avec un détour par la Normandie, Paris, lieux si convoités fut un temps par les vikings? (vidéo: This heart is a Stone)
myspace.com/acidhousekings

mardi 25 mars 2008

Summer Cats


De la veine des Belle&Sebastian, Lucksmiths et The Motifs avec qui ils ont joué en concert l'an passé, les Summer Cats ont aussi une puissante âme sixties. A l'écoute de leurs titres je replonge dans mes Count 5, Velvet Illusions, ou Nervous Breakdowns tellement le son psyché est présent.
Le groupe, Hugh, Irene, les deux Scotts et Julia a enregistré son 1er ep en 2006, Wild Rice, suivi de Scratching Post qui comprend 5 titres sur Couldberry Records, puis Eux Autres, un album de 7 titres.
Ces 5 australiens ont des compositions qui s'appuient sur du son sunshine, jangle, ambiance psychadelique, et font apparaitre tour à tour les tambourins, guitares, claviers, handclaps à go go. Ils viennent de signer leur nouvel album Lonely Planet habité de power pop energiquement canine et au charme félin. Amusants, ils ne se prennent pas au sérieux mais enregistrent pourtant des morceaux ficelés et peaufinés avec une exactitude de professionnels.

Comme en ce doux weekend de printemps, il neige malgré tout, je ne résiste pas à passer un de leurs titres de circonstance.
myspace.com/summercats

lundi 24 mars 2008

Morning Star


Jesse d Vernon sera en concert le 26 mars au Divan du Monde à Paris, avec son groupe Morning Star & the small Orchestra.
Découvert en 2001 avec son album My Place In The Dust qui emboîte le pas sur l'album éponyme de 1999, Morning Star est un chef d'oeuvre de folk psyché, pop, bossa, sur des paroles drôles et belles. Le bristolien est applaudi et félicité à l'unanimité. Son genre et son style sont adoptés d'emblée. Les instrumentations sont fleuries de piano, guitares, flûtes, orgues, saxophone.

Les chants sont ultra-celestes, comme sur l'albums suivant, The Opposite is true sorti en 2004 dont la voix de Jesse marque par son ampleur et sa grâce. Elégant et à la fois chaleureux, les 10 titres fantastiques du disque forment une suite royale de coktails, du Pina Colada (Great day), au bloody mary (Invisible man) et Blue Lagoon (Black swan).. se savourent à la paille avec excès.
La subtilité de Jesse, ainsi que celle de Kate sa complice, brillante au banjo et au chant, est derechef belle et bien présente dans The longest Way Round, dernier disque du talentueux auteur-compositeur qui confirme là cette habitude: la qualité et finesse du son pop-rock, du rythme groove-soul. Le "banananana" de Jesse sur la rythmique balancée et la guitare luxuriante de Spring in my morning, en écoute sur le myspace, illustre le chaloupé de ce nouvel album.
Installé en France depuis 2005, Jesse aime partager la scène et le studio avec d'autres artistes du monde entier, par exemple le groupe Calc, Jim Barr de Portishead, Narrow Terence et d'autres encore.
Après son concert à Paris mercredi soir, le groupe part poursuivre ses performances en Angleterre puis, reviendra de toutes manières à Paris, at home..
A noter: 3 titres de Morning Star figurent au générique du film de Raphaël Frydman, Adieu Babylone.
morningstarsmallorchestra.org.uk
myspace.com/jessedvernon

dimanche 23 mars 2008

Lacrosse


Savoureux mélange sonore de Sambassadeur et We're from Barcelona, les Lacrosse est un groupe de Suède composé de Nina Wähä, Kristian Dahl, Henrik Johansson, Rickard Sjöberg, Robert Arlinder et Tobias Henriksson.
Alors que l'hiver se prolonge, l'écoute de l'album This New Year Will Be For You And Me et ses 12 titres est une véritable petite douceur.
Les cinq phénomènes de Stockholm sont les kings de la pop.

No more lovesongs annonce la couleur dès le premier roulement de la caisse claire, invite à découvrir les voix de Nina, Kristian et Henrik; là encore les chansons, décorées de claviers, trompettes, sont joviales, ensoleillées. Contre toute attente, le titre "so sad" colle le sourire aux lèvres, les cuivres enjoués, le glockenspiel, le sifflet, les voix energiques donnent envie d'un déhanché endiablé. Les guitares taquinent les cordes et la basse se promène main dans la main avec la batterie, coquine et espiègle pour une visite de New-York or Alingsas. Sur You Can't Say No Forever, les trompettes et le vigoureux tambourin sont entrainants, envoûtants.
Le groupe est drôle, ces cinq musiciens sont heureux de jouer ensemble et cela s'entend. Et pour couronner le tout, ce sont de réels performers effervescents sur scène. C'est tout à fait le genre d'album à emmener pour les vacances, dans le mange-disque de la voiture, ou dans les oreillettes pour des ballades en roller. Un de leur titre Go ego go est déjà repris par un groupe pop italien Tiny Tide.
L'album entier est beau, tout comme les peluches et autres photos rigolotes sur le myspace du groupe qui, avec un sens certain de la dérision et de l'humour, entre en grande pompe dans le panthéon de la pop. (en vidéo: You can't say no forever)
myspace.com/lacrossesthlm

vendredi 21 mars 2008

Hello Saferide et Maia Hirasawa


Les demoiselles de Stockholm et Gothenburg ont plus d'un tour dans leur sac.
L'aventure entre Annika Norlin et Maia Hirasawa commence en 2005 avec le projet Hello Saferide, mené tambour battant par Annika. Le groupe joue un de leur titre Highschool stalker sur des radios. La chanson rythmée par du claphands, une guitare, des voix en écho et une trompette ne tardent pas à attirer les labels qui leur proposent d'enregistrer en studio.
Deux ep voient le jour, Would you let me play this ep ten times a day? et Long lost Penpall proposant des odes pop qui font penser à Camera Obscura en plus folk, avec des guitares, violoncelles, flûtes.
Annika, suivie de Maia, Jens Lagergren, Martin Hanberg et Andreas Söderlund offrent leur opus Introducing Hello Saferide en 2006 et partent en tournée avec le groupe Suburban Kids With Biblical Names. Annika est le genre de femme auteur-compositeur qui atomise à elle seule les idées reçues sur les femmes bimbos ou garçons-manqués dans le monde de l'indie-pop. Elle a le talent, le charme, la personnalité. Elle évolue sur scène avec sa guitare, sûre d'elle, comme pour faire un pied-de-nez aux rockers blousons noirs, plus sangsues qu'utiles dans ce milieu.

C'est aussi le cas pour Maia Hirasawa qui, tout en jouant avec Hello Saferide, vient de sortir son album Though, I'm Just Me. Dans le même esprit on y trouve du trombone, des trompettes, du violoncelle, de la pop enjouée et mélodieuse.
Maia l'abeille, aussi auteur-compositeur, propose sur ce disque des mélopées pop qu'elle joue au piano et à la guitare avec une agilité grandiose. Tel un oisillon sorti de son nid, elle capture l'attention par son naturel, l'intégrité de ses compositions rythmées par les silences et le grain de voix. Sa féminité porte en exergue la sensibilité dans les mots, la finesse et la franchise dans l'interprétation.
Les deux jeunes femmes multi-instrumentistes devraient en faire réfléchir plus d'un qui pensent que la mèche sur le côté du front et la "jean slim" attitude sont primordiaux pour faire vivre la musique. (vidéo: Hello Saferide, My best friend)
hellosaferide.com
maiahirasawa.com

mercredi 19 mars 2008

The Madd

Voici un groupe que j'ai passé dans mon émission de radio l'année dernière. Je vois que la mayonnaise ne prend pas vraiment car aucun site ou blog français n'en parle et pourtant...
Les Madd sont un grand groupe. Les amoureux du rock garage, du rockabilly, du mouvement Mods devraient y trouver leur compte.
Ces quatre garçons dans le vent, de la ville de Rotterdam, Dave Von Raven pour le chant et guitare, Richard Bouguet, le frenchy à la basse, Marty Graveyard le batteur et De Schuinsmarcheerder à l'orgue font des concerts et jouent partout dans le Nord de l'Europe.
Ils ont raison de garder la passion car ils ont un sacré disque à faire découvrir et ils sont doués sur scène. La combinaison en fait un des meilleurs groupes garage du moment.
Dès la parution en 2006 de leur premier ep Are left Behind, j'étais scotchée et mordue. Les orgues et claviers délurés, psychés, jouaient un antipasti rock des plus alléchants . Les guitares exitées, provocatrices et les clap-hands d'humeur généreuse de I'm Gone annonçait déjà un plat de résistance de haute teneur.

Enfin, l'opus Ongeneeslijk Beat sort en 2007 signé chez Excelsior Recordings avec en avant-garde le single Jump Now, le titre d'ouverture de l'album. Dès les 40 premieres secondes d'écoute, les hollandais psychadéliques balancent le son Madd sans scrupules, sans retenue. La suite est de la même envergure. Les chansons sont toutes élancées et honorent les grands groupes des sixties comme Love, Kinks, Barons, Count Five, Small Faces, Archies etc. Le cd contient de véritables perles: I saw Abba avec les choeurs qui entonnent des Yeah enervés, les riffs saturés des guitares de Come on, avec les cordes taquinant le tambourin pour laisser entrer la flûte arrogante. La ballade Sad Boy, authentique et convaincante alterne avec le suivant I want you, need you, love you débordante d'énergie satanique, obsessionnelle qui laisse entrevoir que le chenapan Sad Boy a plus d'une idée en tête pour reconquérir sa belle.
Le groupe passe en Angleterre, Allemagne et Suisse. Reste à croiser les doigts pour une venue dans l'hexagone, et si tel n'est pas le cas, la consolation est totale avec leur album. En bonus, le dernier titre Je suis parti est chanté en français, diaboliquement bon! (vidéo: Her big Man)
themadd.com
myspace.com/themadd

mardi 18 mars 2008

Elf Power

Groupe pop monumental du label Elephant6, les Elf Power sont apparus à Athens (Georgie) en 1994. C'est Andrew Rieger qui en est l'instigateur avec dans sa fine équipe, sa femme Laura Carter et le bassiste Derek Almstead (Of Montreal, Great Lakes, The Sunshine Fix, Circulatory System).
L'histoire du groupe est intimement liée à celle du label Elephant6 car Elf Power, Of Montreal et Beulah sont les 3 noms qui contribuent au succès du label à la fin des années 90. En 1997, l'album When The Red King Comes, en collaboration avec Dave Fridman (Flaming Lips) est suivi par A dream in Sound offrant le titre Jane, mélodie triomphante, textes pop-naifs, en marge du style dominant punk-rock-grunge du moment.

La grande famille E6 participe dans une ambiance bon-enfant à ce bijou avec la présence, notamment, de Mangum et Barnes (Neutral Milk Hotel). Les Elf Power dévoilent un son psyché, mélange de claviers et de trompettes sur des paroles sagement excentriques qui font swinguer, groover, danser le rock, user les semelles de nos collégiennes. Cet album extraordinaire de la fibre des Teenage Fan Club déroule le tapis rouge à Vainly Clutching at Phantom Limbs, le groupe enregistre, joue sans arrêt, les tournées virevoltent et un autre cd grandiose sort en 2000 The Winter is Coming.


Là encore les instruments à cordes, les cors, les cymbales, violoncelles, accordéon, les synthés créent une texture et une saveur psychadélique que l'on retrouve sur Creatures, dans la lignée des oeuvres du Velvet Underground et Nothing's Going to Happen, sortis en 2002. En 2004, ils signent Walking With The Beggar Boys sur lequel chante le Vic Chesnut, album toujours classé indie-pop psyché, avec des références autobiographiques dans les textes et c'est sur le label Rykodisc que le groupe signe Back to the Web en 2006, ainsi que le dernier, tant attendu, le 28 mars 2008, In a Cave. Elf Power fête ses 10 ans d'existence avec In a Cave symbole dans le fond et la forme de leur style originel. Ils ont même dû hériter d'une série d'ampoules aux mains tellement les tambourins sonnent furieusement. Les Elf n'ont pas raccroché les guitares, loin de là, ils arrivent même avec des mandolines et accordéons en bonus pour la tournée qui vient de commencer. Piggledy Pop est fan !
elfpower.com

lundi 17 mars 2008

The Bank Holidays


Constitué de deux membres norvégiens, Bekk Reczek et Nat Carson, fans des Kings of Convenience, le groupe australien est au complet avec James Crombie et Stuart Leach. Ils se font connaitre en 2004 avec un ep Good Looks to Camera puis un autre ep l'année suivante Day For Night. Un vinyl Love is my Velocity sort en 2006.
Voilà les Bank Holidays sur les rails. Bekk chante avec les Peter, Bjorn & John lors de la tournée australienne, et on aperçoit même le groupe faire une première des Belle & Sebastian en juin dernier. Enfin un album, signé chez The Lost & The Lonesome, le label de Fred Astereo, et produit par J.Walker, voit le jour il y a quelques mois. Le disque, As a Film, est une réussite absolue.

Au royaume de la pop, le groupe s'offre un rang confortable et indiscutable. De la veine des Zombies, influencées par les Beach Boys, les Shins, les compositions fleuries de flûtes, cordes, guitares et d'harmonies vocales forment un tout en or brut qui ne sort plus de la platine. Les titres sont emplis de paroles joviales, construites comme des formules magiques qui tendent à se rouler dans l'herbe, faire du clap-hands en coeur avec les coccinelles, se ballader en rosalie en fredonnant des "pa pa pa pa" popeux.
En tournée actuellement avec les Lucksmiths, il se pourrait que l'on voit bientôt les Bank Holidays passer par l'europe. (vidéo: Tread Easy)
myspace.com/thebankholidays
myspace.com/thelostandlonesomerecordingco

vendredi 14 mars 2008

The Decemberists

Une mauvaise nouvelle: l'annulation de leur tournée.
Les Decemberists ne joueront pas dans nos contrées. Reste à éspèrer qu'ils seront aux festivals européens de l'été.
Le groupe, (Colin Meloy, chanteur, paroles, guitare, Jenny Conlee, accordéon, piano, Chris Funk, multi-instrumentiste, Nate Query à la basse, guitare, John Moen le batteur, et la dernière arrivée Lisa Molinaro violon, claviers, voix) est originaire de Portland.
The Decemberists est conduit par Colin Henry Meloy et quel leader!
A l'origine Colin Meloy fait ses armes avec Tarkio, un groupe qu'il monte en 1997 dans son Montana natal avec ses complices Gibson Hartwell (banjo), Louis Stein (basse) et Brian Collins (batterie). La bande enregistre des ep et passe dans multiples radios locales. Très vite, les fans les suivent jusqu'à ce que Colin s'installe à Portland pour poursuivre ses études de littérature (sa soeur est d'ailleurs un écrivain connu aux états-unis). C'est là que nait le groupe The Decemberists, nom inspiré des rebellions en Russie sous Nicolas 1er. Très vite Colin écrit et joue avec son nouveau groupe puis sort l'opus Castaways and cutouts, album qui donne le ton.

Le grand public découvre alors ce drôle d'ensemble indie-pop (parfois une dizaine sur scène). Dans ses chansons, Colin Meloy décrit un monde fantastique, un monde empreint d'histoires dignes de contes de fées. Il y a une palette de personnages, soldats, rois, animaux, trapezistes, sur un canvas de lieux, excentriques et beaux. Ses partitions musicales vont du folk traditionnel (banjo, accordéon) au son psyché (orgues, synthés) en passant par des atmosphères baroques (flûtes, violons, violoncelle).
En 2003, l'album Her Majesty élève le groupe au plus haut rang et s'arrache comme des petits pains. Ce sera aussi le sort de Picaresque en 2005 et du dernier disque Crane Wife en 2006 qui sort sur le propre label de Colin, co-produit par Chris Walla de Death Cab for Cutie. Parallèlement, il continue de chanter avec Tarkio, et furieux de travail, insatiable, sort aussi des disques en solo : Colin Meloy Sings Morrissey (2005), Colin Meloy Sings Shirley Collins (2006), Colin Meloy Sings Sam Cooke (avril 2008), Colin Meloy Sings Live! (avril 2008). Une tournée honorera ces dernieres productions dès le 7 avril aux USA et il sera accompagné au chant par Laura Veirs.
Colin Meloy vient de souffler les deux bougies de son fils Henry ce qui j'éspère inspirera encore bon nombre de fabuleuses chansons à sa Majesté!
(à noter, la présence des Decemberists sur une compilation d'artistes de Portland pour une organisation charitative, reprise de Clementine, chanson d'Elliott Smith)
decemberists.com

jeudi 13 mars 2008

Clare & the Reasons


De quoi s'immerger dans une ambiance candy digne des films américains des années 40/50, Clare & the Reasons sort son premier album The Movie en septembre 2007. Le groupe de Brooklyn est composé de Clare Muldaur Manchon et son époux Olivier, les Reasons sont Alan Hampton, Christopher Hoffman, Greg Ritchiee, Beth Meyers et Josh Mease.
Se sont joints à l'élaboration du disque Sufjan Stevens, Van dyke Parks (love can be a crime). Clare et son mari n'ont pas peur de jumeler le jazz à l'orchestration symphonique et cela donne un résultat édifiant. Voilà donc un bel exemple de pop-alternative dans le sens stricte du terme.

La voix de Clare sonne parfois juvénile comme l'est la voix de la suédoise Lisa Ekdahl mais au delà du côté guimauve et candide, sa voix est dotée de charme et de douceur. Le groupe est constitué de professionnels contientieux et expérimentés de formation musicale classique ayant malgré tout une humilité et une simplicité désarmante. Ils sont passionnés, stylés, talentueux et on ne peut qu'approuver, adhérer à leur oeuvre. C'est une recherche esthétique très reussie, une belle démarche artistique dans un monde musical tenu par une industrie du disque (omerta) pourrie qui cautionne des nuisances sonores.

Les chansons de Clare & the Reasons rendent hommage à la Big Apple (ainsi que quelques clins d'oeil à notre capitale Paris) grâce à des textes intelligents et beaux. Dans Nothing/Nowhere, New-York est mis à l'honneur "If you’re free, Come with me, to nowhere.." dans Alphabet City c'est New-York et Paris, puis le lien du groupe avec la France est confirmé dans la dernière chanson Pluton où le chant est en français. Les instruments à cordes prennent leurs envolées sur la voix suave de Clare et forment un ensemble romantico-rétro des plus harmonieux. Magnifique disque et magnifique groupe, en tournée, qui passera par Londres et Paris dès le 18 avril 2008.
News: l'album sera ré-édité chez Fargo records en Août prochain avec un titre bonus.
myspace.com/claremuldaur
Under The Water



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mardi 11 mars 2008

Rinaldi Sings

Il jouait du trombone dans un groupe Mods appelé The Moment, les critiques-rock l'appellent le Scott Walker du 21ème siècle.
Rinaldi Sings est le phénomène Mod, le dandy de la pop anglaise. De son vrai nom Steve Rinaldi, ce british du Suffolk revisite les orchestrations des années 60 sans complexe, comme un poisson dans l'eau (et on commence à en manquer de poissons). Il crée des mélodies de power-pop aux tendances pop bubblegum. Pourtant il ne bulle pas.

Investi et inspiré, il entonne pour la première fois en 2004 une reprise de Tony Christie Avenues and Alleyways.
Evidemment ce single charismatique ne passera pas inaperçu. Le crooner continue de se balader comme sur un vespa, peaufine en studio quelques singles et finalement concocte son premier album qui fleure bon le Carnaby Street d'antan. Multi-instrumentiste, Rinaldi sort l'artillerie lourde, trompettes, tambourin, cor, trombone, tuba, violoncelle. Porteur de l'esprit mod's qui lui va si bien, le gentleman offre enfin What's it All About en 2006.

Steve Rinaldi fait fi de la vague rock qui déferle sur l'Angleterre. Il bénéficie de la complicité de Paul Bevoir du groupe Jetset, bien connu des amateurs de pop. Il a donc décidé de résister avec finesse et humour au mouvement dominant et c'est concentré, déterminé qu'il compose une ribambelle de titres pour repartir en studio. En janvier 2008, le dandy Rinaldi présente son deuxième album Bingo qui comporte 11 morceaux mythiques dont Goodbye Steve McQueen et Come as you are, you're a Star.
En bonus, la nouvelle star Mod reprend Do you Wanna Be in the Show pour le Jetset Tribute Album.
RinaldiSings.com
myspace.com/rinaldisings

Paul Brill

Sensible à la musique "musicale", je viens de découvrir un jeune artiste new-yorkais qui fait partie de ceux qui respectent les instruments et les font vivre. Paul Brill est un pur songwriter. Il apparait sur la scène américaine en 2002 avec Halve a Light, un bijou pop-folk, fourni, très complet. Les compositions dévoilent un artiste qui fourmille d'idées. Les instrumentations sont parfaites, entre le professionnalisme et l'instinctif, il n'y a aucune faute. En 2004 l'album New Pagan Love Song est aussitôt acclamé. Dès Lors Paul Brill se retrouve avec des commandes de musiques de films, documentaires et séries télé. Le garçon est lancé, la machine est en route..

Paul sort début 2007 son dernier album en date Harpooner sur son propre label Scarlet Shame Records. Et encore un chef d'oeuvre de chansons, une flopée d'instruments, un florilège d'influences! On y retrouve des sons de cithare, des airs tziganes exécutés au violon et violoncelle sur une rythmique pop, des arpèges de guitare mêlées au synthé. La construction de l'album alterne entre les balades, des voix chaloupées, des mesures constellées de cordes jazzy. Le bassiste Tony Levin (Peter Gabriel, King Crimson) a joué sur I Take it Back et All You'll Want . Une variation d'ambiances qui est epoustouflante et nous saisit. La création de Paul Brill est à la fois rigoureuse et à fleur de peau, vulnérable.
Actuellement en studio pour des compos de musiques de film, Paul travaille à un EP qui sortira en 2008.
myspace.com/paulbrill

dimanche 9 mars 2008

A Singer Must Die


A Singer Must Die (à l'origine Manuel Ferrer et Philippe Le Guern) ont sorti Today it's a wonderful Day le 23 avril 2007 (mixé et masteurisé par Calum Malcolm, the Blue Nile, Prefab Sprout).
A Singer Must Die sont deux français de Tours à l'âme british, des joyaux de la couronne, des "chéris" on the cake de la pop en France et outre-manche. Ils aiment Purcell, Brian Wilson, les Smiths, Neil Hannon, Elliott Smith et Leonard Cohen à qui ils ont emprunté le nom de la chanson a singer must die. Ils vibrent pour la pop travaillée, arrangée, orchestrée. En plus de la voix de Manuel qui est un instrument à elle seule, on est transporté en écoutant le violoncelle, violon, viole du Head Quartet de Newcastel, trombone, tuba, cor, flûte. Un florilège d'instruments sur les superbes paroles de Manuel et les compositions voluptueuses de Philippe. L'ensemble est une célèbration à la musique pop.
The Fallow Land ouvre le bal sur un complicité piano-voix, enchaînant sur le diabolique Croydon Road. Dès lors, les mélodies nous entraînent dans la somptueuse et rebondissante bulle ASMD. Les mots, infiniment riches de sentiments, varient de la tristesse à l'entrain et sont accompagnés de la musique executée de bien belle manière. Le final sur In a Hovel reprend le duo piano-voix de l'intro avec un feu d'artifice d'instruments présents au fil de l'album.
Deux extra-terrestres qui nous proposent là un Today, it's a wonderful day détonnant, de la veine de groupes comme Muse, Divine Comedy, les Smiths..Un groupe de rock français qui attise d'abord la curiosité, puis l'interet et enfin la fierté. De quoi tordre le coup aux erreurs affligeantes du pseudo rock français personnifiées par kyo et plasticines, ou autres parjures du genre.

Aujourd'hui le groupe est composé de Manuel Ferrer et Tomasz Jankowski. Signés chez le label anglais Grand Harmonium Records, les deux compères composent de nouvelles chansons qu'ils nous présenteront bientôt sur scène.
myspace.com/asingermustdie

vendredi 7 mars 2008

Lilicub


Encore un duo pop qui sait mêler humour et charme. Benoit Carré (frère d'Isabelle Carré) et Catherine Dirand nous entraînent depuis 1994 dans une romantique et originale aventure avec Lilicub.
Nous avons connu le groupe il y a déjà 14 ans avec le tube Voyage en Italie sur leur premier album Lilicub. Les chansons n'ont pas pris une ride et c'est ce qui qualifie et décrit bien le couple. A mi-chemin entre la pop, le jazz, la samba, le mambo, les chansons qu'ils écrivent sont indémodables, intemporelles. Les textes sont de réels poèmes, drôles et fantaisistes. Cette légereté se retrouve également dans les voix aériennes de Benoit et de Catherine. Avec Lilicub ce sont des voyages, de la haute voltige, des rêves, des films infiltrés dans les sillons des disques. Quelle sensation d'évasion en les écoutant! C'est le sourire aux lèvres et les yeux fermés qu'on les suit. Entrer dans le monde de Lilicub, c'est ne plus s'en détacher et vouloir se régaler de leurs melodies fleuries et imagées encore et encore. Ils ont crée un domaine unique et inclassable dans la musique française.


Benoît rencontre Catherine grâce au jazz en 1990 et très vite se font connaître grâce à Au bout du compte et Voyage en Italie, puis ils se font reconnaître par la profession en 1997 en étant nominés aux victoires de la musique. En 1998 sort La Grande Vacance, puis Zoom en 2001 qui comme son nom l'indique contient des titres dignes de films (Lisbonne, des Plumes et du Goudron, les Villégiatures, Chambre numéro six).
Ils participent à l'album Tribute to Polnareff aux côtés de Eiffel, Jacno, Louis Philippe, etc..2002, Bobby Tutti-Frutti (hommage à Bobby Lapointe) et en 2003, Humeur Vagabonde (hommage à Jeanne Moreau).
Il faudra attendre 5 ans pour que Lilicub revienne avec Papa a fait Mai 68, sortie officielle le 28 avril 2008.
Recommandation de Piggledy Pop: le roman de Catherine Dirand édité chez Le Masque, Kill Parade.
myspace.com/lilicub

jeudi 6 mars 2008

Barbara Carlotti


Une fois n'est pas coutumes. Voici une chronique sur une chanteuse, symbole de la féminité élégante et de la pop mélodique française comme il y en a trop peu.
J'avais passé son titre La Vérité des Astres et Emilie (reprise des Zombies) dans mon émission de radio. Peu connue, Barbara Carlotti sort son premier disque les Lys Brisés en 2006 mais elle n'est pas une débutante. Elle écrit des textes, compose et chante depuis une dizaine d'années. Et elle a eu bien raison de persister bille en tête car cet album est magnifique.
En 2002, elle écrit 4 chansons avec Grégoire Hetzel (compositeur de musique de films: Rois et Reines, les Amitiés maléfiques, les Ambitieux etc), danse dans un court-métrage de Serge Bozon Mod's, puis en 2004 fait ses premiers pas en concert accompagnant Jean-Pierre Petit, son binôme. Elle sort un ep en 2005 Chansons avec le superbe Peu Importe, puis arrive Les lys Brisés en 2006, album hors du temps, hors des sentiers battus, beau comme du nacre!


En 2007, tout s'enchaine et voilà Barbara faisant la première partie des Magic Numbers avant d'assurer son propre show à la Cigale. Elle se produit au Café de la danse sur l'invitation d'Armelle Pioline du groupe Holden. Avec eux des amis: JP Nataf, Albin de la Simone entre autres. Elle reprend un titre de Dominique A. Elle participe au disque Imbécile au bras de JP Nataf et Philippe Katerine.
Barbara dit que la pop qu'elle revisite avec la complicité de Jean-pierre Petit, est simple, évidente, immédiate. Elle nomme Dylan et Cohen et leurs qualités musicales, didactiques. Voilà l'essence de la pop. (Charlie the model en duo avec Jean-Pierre Petit)

Barbara Carlotti en porte l'étendard si bien, et signe derechef un nouvel album L'Idéal, dont la sortie est prévue fin mars pour notre plus grand plaisir. Les paroles sont toujours aussi mordantes et moqueuses, un brin d'humour mêlé à la douceur et la mélancolie avec cette distance aristocratique dans la voix, c'est du 100% Carlotti. Les compositions, piano, cordes, guitares sont construites comme des mini films et le temps passe vite à leur écoute. C'est Mehdi de Fugu qui s'occupe des arrangements de cordes, et Jean-Paul Gonnod qui peaufine le bijou au mixage. La pop française a de beaux jours encore car même si les chanteuses de pop ne se trouvent pas à tous les coins de rues de notre pays, Barbara à elle seule en vaut bien 10!
myspace.com/barbaracarlotti

N.Lannon


Quand j'ai entendu pour la première fois N. Lannon il y a 3 ans, j'ai eu un réel coup de coeur pour Hollow Heart qui me faisait penser à celui qui nous manque tant, Elliott Smith.
N. Lannon (Nyles) est un ex du groupe Film School, originaire de San Francisco. Le song-writer décide de prendre son indépendance en 2004 et se fait connaitre grâce au cd Chemical Friends. Les balades sont aeriennes, les accords de guitare se lient aux arpèges, enveloppés de voix cotonneuses. Parfois electro, le tambourin et la flûte viennent se poser sur les cordes de guitare avec subtilité. Lannon avait commencé son aventure en solo en 2003 avec un opus electro et ces influences s'entendent sur le deuxième (s'il y a un rapport avec le groupe Chemical Brothers pour le choix du nom, ce ne serait pas étonnant).

Le 18 Septembre 2007 est sorti le troisième album de Lannon, Pressure. Toujours dans la veine accoustique et electro-pop, les chansons montrent indéniablement que l'artiste est bien le fils spirituel du grand Elliott Smith; On ne peut pas l'en blâmer, ni même parler de copie car c'est très beau et superbement composé. A l'écoute des melopées on a envie de fredonner, de siffloter et presque d'apprendre dare-dare les tablatures. Aparté: ceci n'a rien à voir avec Alizée chantant en play-back sur la chorégraphie "danse des canards" dans le hit-machine de M6. Non. Nous sommes en présence d'un honorable baladin qui a encore plein de compositions folk dans sa besace à partager.
myspace.com/nlannon

mardi 4 mars 2008

Benni Hemm Hemm

Dans les années 90 été catapulté un truc islandais nommé Bjork dont le doux son me faisait penser à un porcinet qu'on égorge ou une poule qu'on plume. Enfin, il me faudra attendre le début des années 2000 pour me réconcilier avec la musique de l'île aux poneys et découvrir un groupe qui ne me donne pas l'impression d'être au salon de l'agriculture en l'écoutant.
Ce groupe s'appelle Benni Hemm Hemm.
Conduit par Benedikt H. Hermannsson qui sortira un ep solo en 2003, puis partira quelques mois en Italie pour écrire une flopée de chansons, le groupe Benni Hemm Hemm voit le jour en 2005. Cette année là, le public fait sa connaissance avec leur opus éponyme.

Hermannsson apparait sur les scènes avec une dizaine de musiciens, formation instrumentale colorée de trompette, tuba, violon, guitares, batterie, glockenspiel et du cor ! La fanfare est jeune, joviale, se dandine en concert offrant une joyeuse humeur générale.
La voix de Benedikt est chaleureuse combien même la compréhension des paroles en islandais est ardue, la langue et son roulement de "r" en devient musicale. Quelques titres sont en anglais, ce qui nous laisse entrevoir le sens poétique des textes.
En les écoutant, je pense à Beirut, à Belle & Sebastian et aussi à Jens Lekman, qui d'ailleurs, chante sur Aldrei, chanson du deuxième album Kajak sorti en 2007.

En décembre dernier Benni Hemm Hemm a sorti son tout nouvel album appelé Ein i Leyni sur lequel jouent et chantent Jens Lekman et Bill Wells (bassiste écossais qui joue avec The Pastels, Isobel Campbell, Kevin Ayers..). Outre les présences de ces deux pointures, les nouveautés sont des chants en islandais, danois, suédois et deux mots en français!
ps: pardon si j'ai offensé les porcins et volailles qui n'apprécient pas forcément Bjork non plus...
myspace.com/bennihemmhemm

lundi 3 mars 2008

Alexander Von Mehren


Je vous présente le mozart de la pop droit venu de Norvège. Précoce, Alexander Von Mehren, à 4 ans, découvre le piano et consacre ses dix prochaines années à apprendre la musique classique. Suivant des études à l'université, il dirige en plus un orchestre symphonique local et le week-end, il passe des disques de french-pop dans une boite appelée "bibliothèque musicale" à Bergen. Quel ambassadeur! Quel honneur! Etudiant en langues, il s'interesse à la science et à la psychologie. Alexander est passionné, inspiré, se nourrit de jazz et de rock toutes ces années.

Il aime donc la France et c'est avec plaisir qu'il participe au récent disque du groupe Orwell Le génie Humain.
Il adore aussi les High Llamas, Stereolab avec qui il ne tarde pas à s'associer. Car Alexander est le prince des arrangements et harmonisations pop. Les groupes phares du genre le reconnaissent et font de plus en plus appel à lui.
Au delà de ces nobles influences, minutieux, talentueux, il compose des mélodies psyché avec aisance et brio. Ses productions parfaites et ajustées témoignent d'un profesionnalisme et d'une personnalité certaine. Il travaille actuellement à son premier album dont la sortie sera pour cette année. En attendant cet opus, 4 titres se trouvent en téléchargement libre sur son site.
Alexander apparait sur Sun Holiday Le génie Humain d'Orwell, sur Hillbilly Motobike , Tribute to Stereolab, sur Nightfall de William Hut et sur le Forgetting to Remember de Kinny & Horne.
En avant-première, Piggledy tire son chapeau au nouveau prince norvégien de la pop-musique.
vonmehren.com